Cela s’est passé un 30 juin.

Le 30 juin 1881. Le président Jules Grévy ratifie l’adoption par la Chambre des députés de la loi sur la liberté de réunion.

Focus sur le 30 juin 1881

Dès mai 1878, plusieurs propositions relatives à la liberté de réunion sont présentées à la Chambre des députés. Le gouvernement présente son projet le 11 décembre 1879. Les délibérations à la Chambre débutent le 24 janvier 1880. Après une navette parlementaire entre le Sénat et la Chambre des députés, le texte de loi est finalement adopté par la Chambre des députés le 31 mars 1881, puis au Sénat le 16 juin 1881. Le président de la République Jules Grévy ratifie finalement la loi sur la liberté de réunion le 30 juin 1881.

Mais, la liberté de réunion, qu’est-ce que c’est ?

La liberté de réunion est une liberté publique, considérée comme fondamentale. En vertu de la liberté de réunion, un groupe de personnes est autorisé à se réunir temporairement en un même lieu, pacifiquement et sans armes, dans le respect de la loi.

La liberté de réunion est incluse dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, en son article 20 :

Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.

Petit historique de la liberté de réunion

Jusqu’au XVIIIème siècle, les réunions publiques étaient organisées sous le contrôle de l’Eglise. Il s’agissait alors de processions, d’entrées princières, ou autres Te Deum…

Les salons et cafés qui se multiplient au XVIIIème siècle changent la donne : propageant les idées des Lumières, ils participent à la politisation du pays (au moins de ses élites).  L’article 11 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 consacre les clubs en proclamant la « libre communication des pensées et des opinions ».

De la République thermidorienne au consulat, les clubs les plus « populaires » font face à des mesures d’interdiction comme celui des Jacobins, du Panthéon ou du Manège. Toute réunion publique était alors soumise à une demande d’autorisation préalable. Les deux monarchies suivantes, la Restauration et la Monarchie de Juillet, réaffirment ce principe de l’autorisation préalable.

Un premier changement s’opère sous Napoléon III en 1868. Les réunions publiques sont autorisées sans demande d’autorisation préalable, à condition de ne pas y parler de questions politiques ou religieuses.

Un retour en arrière a lieu le 22 janvier 1871, lorsque, dans un conseil de crise, le gouvernement de défense nationale décide le rétablissement des demandes d’autorisation préalable pour les réunions publiques.

Enfin, avec la loi 30 juin 1881, la demande d’autorisation préalable est remplacée par une simple déclaration aux autorités. La loi sur la liberté de réunion du 28 mars 1907 rendre totale la liberté de réunion en supprimant l’obligation de déclaration aux autorités.

Publicités

Cela s’est passé un 26 juin

26 juin 1794. A Fleurus, en Belgique, la Révolution française triomphe face aux Autrichiens grâce à…. un ballon !

Contextualisation

1793 est une année catastrophique pour la Révolution française : la Vendée s’est soulevée, Toulon est occupée par les Anglais, les défaits militaires se succèdent. Au niveau de la frontière nord, une armée de 80 000 hommes doit repousser la menace d’invasion à tout prix. Les « volontaires » recrutés sous la contrainte ou contre rémunération ne sont pas légion. Leur succès est en grande partie à la fermeté de quelques leaders jacobins comme Louis-Antoine Saint-Just qui fait fusiller les déserteurs, casse les officiers incapables et traque les tièdes.

La bataille de Fleurus

Après de multiples tentatives infructueuses face aux Autrichiens, les soldats franchissent enfin la Sambre au niveau de Charleroi le 18 juin 1794. Après une semaine de siège, les Français s’emparent de la ville le 25 juin 1794. Les Français se déploient alors sur les hauteurs de Fleurus. Approche alors une armée de 70000 coalisés Prussiens et Autrichiens. La première décharge autrichienne fait plusieurs milliers de victimes mais n’entame pas le courage des révolutionnaires. Plusieurs heures durant, les soldats français reviennent à la charge infatigablement. Dans les rangs ennemis, des défections comment à apparaître.

Jean Baptiste Mauzaisse, La bataille de Fleurus, 1837
Jean Baptiste Mauzaisse, La bataille de Fleurus, 1837

Le ballon, arme stratégique et psychologique

Le 26 juin 1794, sur le champ de bataille de Fleurus, pour la première fois de l’histoire militaire, les Français emploient un ballon pour se renseigner sur les mouvements ennemis. Une innovation qui survient dix ans après le premier vol à bord de montgolfière.  Le ballon de Fleurus, nommé « charlière » est gonflé à l’hydrogène. Dans les faits, ce ballon va davantage effrayer l’ennemi que renseigner les généraux français… !

Ces répliques que je ne supporte plus…

Voici, ci-après, une série de répliques odieuses auxquelles je suis confronté de façon très récurrente. Je pense que beaucoup s’y reconnaîtront. J’en ai surement oublié, alors j’éditerai au besoin !

L’égoïste

  • Je ne sais pas comment tu fais, moi j’aime trop la viande. Ça ne te manque pas trop ?
  • Je sais que les animaux souffrent mais j’aime trop la viande.
  • Hummmm, un bon steak/poulet c’est si bon ! T’es sur que tu n’en veux pas ? (et le meilleur, c’est quand, en même temps, on t’agite le bout de cadavre sous le nez).
  • De toute façon, on va forcément mourir d’une connerie tôt ou tard, qu’elle soit dans les légumes ou dans la viande, alors autant mourir heureux.
  • Les animaux sont sur Terre pour nourrir les hommes.

Lea curieuxse et cellui qui n’a rien compris

  • Si on t’écoute, on ne mange plus rien.
  • Mais tu manges quoi alors ? Que de la salade ?
  • Rassure moi, tu manges du poisson quand même ?
  • Et le riz, tu en manges ?
  • Tu es végétarien ? Moi aussi : je ne mange que du poisson et un peu de poulet.
  • Je suis végane aussi, mais je mange des œufs de temps en temps.
  • Je suis végane aussi, mais de temps en temps, je m’autorise quelques écarts, quand je suis invité.e ou que je vais au restaurant par exemple.

L’ignorant.e

  • Excuse-moi mais je n’ai pas les moyens de ne plus consommer de viande. Tu dois dépenser beaucoup plus cher en alimentation !!
  • Mais tu dois avoir des tas de carences. Il faut manger de la viande. Tu vas mourir !
  • Si tu mangeais de la viande, tu n’aurais pas attrapé ce rhume.
  • Et si tu mangeais un peu de viande bio, au lieu d’être aussi extrême ?!
  • Et à la souffrance de la salade/carotte quand on l’arrache du sol, tu y a pensé ?
  • Mais tu sais, les plantes c’est vivant aussi.
  • Les végétaux ressentent de la douleur. Et pourtant, tu les manges !
  • Mais le lait, ça ne tue pas les animaux, ça leur rend même service !
  • Si on ne la traie pas, la vache va exploser !
  • Aujourd’hui, les animaux ne souffrent pas quand ils sont tués.
  • Et la souffrance des hommes ? T’en as rien à foutre de toute façon…
  • Au lieu de te soucier des animaux, tu devrais t’occuper des gens qui meurent de faim en Afrique…
  • Si l’homme cessait de manger de la viande, il n’y aurait plus d’animaux sur terre
  • Si on arrêtait l’élevage, les animaux nous envahiraient et nous tueraient.
  • Si tout le monde était végétarien.ne/végane, il n’y aurait plus de forêt.

L’humain.e est cruel.le on ne peut rien y faire

  • L’être humain est cruel depuis la nuit des temps.
  • L’être humain est supérieur, c’est dans l’ordre des choses.
  • C’est le cycle de la vie.
  • Non mais c’est le cycle de la vie, l’homme est un prédateur.
  • De toute façon ça sert à rien ce que tu fais, il y aura toujours des gens pour manger de la viande.
  • C’est naturel de manger de la viande. Regarde le lion et les gazelles.
  • L’homme est au sommet de la chaîne alimentaire. C’est manger ou être mangé.
  • Si on ne mange pas les animaux, ils vont prendre le pouvoir et nous manger.

La volonté de blesser / nuire

  • Ce n’est pas en te privant que tu vas sauver la planète.
  • L’homme a toujours mangé de la viande, tu veux juste faire ton intéressant.
  • Votre « régime alimentaire »
  • Votre « mode de vie »
  • Être végétarien, d’accord, c’est bien, mais être végane, c’est extrême !
  • Ça fait longtemps que tu es « comme ça » ?
  • Ah non, c’est vrai que ta religion t’en empêche.
  • Tu ne manges pas de porc alors tu fais de la propagande pour les arabes/musulmans/Daesh (merci pour l’amalgame au passage)
  • Ça fait quoi d’être dans un secte ?
  • Vous n’êtes qu’une secte de sous-humains.
  • Tous les véganes sont gays de toute façon.
  • Toi et ton régime de tapette.
  • C’est pas un régime d’homme ça.
  • Tu manges pire que comme une gonzesse
  • Mais Hitler était végétarien aussi !
  • Les véganes sont des nazis
  • Ça te fait quoi d’être le disciple d’Hitler ?
  • Ça te fait quoi de propager l’œuvre d’Hitler ? T’en es fier, j’espère ?!
  • Et que fait on de tous ces animaux qui meurent chaque jour, on s’en fout puisqu’on veut l’abolition ?

NON ! Hitler n’était pas végétarien/vegan !

Quel.le végétarien.ne, végétalien.ne ou vegan.e n’a jamais eu le droit à un « Mais, tu sais, Hitler était végétarien » ou à un « Qu’est-ce que ça te fait de perpétuer l’œuvre d’Hitler ? »

Un peu de bon sens

Qu’est-ce que cela sous-entend ? En admettant qu’il fusse vraiment végétarien ou vegan, cherche-t-on à dire que les végétariens/végétaliens/végans sont des nazis ? Nauséabond…

Un peu de bon sens : on pourrait parler de tous les massacres commis par des non-végétarien.nes/non-végan.es. Cela signifie-t-il pour autant que celui qui consomme des produits animaux est un Staline, un Oussama Ben Laden ou un autre sociopathe de cette facture ?

Si Hitler était vraiment végétarien, et même vegan, et donc dans l’idéal opposé à toute forme de souffrance et d’exploitation, les chambres à gaz auraient-elles seulement existé ? Des millions de Juifs auraient-ils perdu la vie dans les camps de concentration et d’extermination…. ? Rien n’est moins sûr…

Enfin, si Hitler était végétarien ou même vegan, avec tout le pouvoir qu’il avait, pourquoi n’aurait-il pas imposé le véganisme ou le végétarisme ?

Mais alors, il était végétarien Hitler ou pas ? Oh damn ! Keep Calm……..

Hitler était en fait loin d’être végétarien. L’historien Robert Payne dans son ouvrage, La vie et la mort d’Adolphe Hitler, montre que le mythe d’un Hitler végétarien était un exercice de relations publiques, une sorte de coup de com’ orchestré par la ministre de la propagande d’Hitler, Joseph Goebbles. Goebbels voulait faire croire qu’Hitler était aussi pacifique que Gandhi, qu’il aimait aussi les animaux et qu’il les respectait, qu’il était aussi végétarien. Payne, biographie d’Hitler, dit ainsi :

L’ascétisme d’Hitler jouait un rôle important dans l’image qu’il projetait en Allemagne. D’après la légende alors très largement répandue, il ne fumait ni ne buvait, et ne mangeait pas de viande et n’en avait rien à faire des femmes […] son ascétisme était une fiction inventée par Goebbles afin de souligner le dévouement total d’Hitler, son self-control, et la distance qui le séparait des autres hommes.

En réalité, Hitler ne possédait rien de l’ascète.

Dans son ouvrage Eternal Treblinka (Treblinka était un camp d’extermination au nord-est de Varsovie en Pologne), Charles Patterson dit que

Hitler souffrait d’indigestion et de douleurs stomacales depuis son adolescence,  ainsi que de flatulences excessives et de transpiration incontrôlables. Il a découvert que s’il réduisait sa consommation de viande, il ne transpirait pas autant et qu’il y avait moins de taches dans ses sous-vêtements.

Il croyait également que manger plus de légumes améliorait l’odeur de sa flatulence…

Outre cela, Hitler n’a jamais bannit la chair animale de son alimentation. Il n’a jamais renoncé à ses plats de cadavres favoris, qui étaient, d’après le docteur Fritz Redlich dans son livre Diagnostique d’un prophète destructif, les saucisses bavaroises, les boulettes de foie et le gibier rôti farci. Diane Lucas, chef cuisine d’Hitler, dans Le livre de cuisine gourment (1964) répertorie les recettes préférées d’Hitler, qui étaient toutes à base de chair animale.

Hitler n’était donc pas végétarien, encore moins vegan. Il était même violemment opposé au végétarisme. Charles Paterson écrit ainsi dans Eternal Treblinka :

Quant Hitler est arrivé au pouvoir en 1933, il a interdit toutes les associations végétariennes en Allemagne, en a fait arrêter les leaders et a fait fermer le principal magazine végétarien publié à Francfort. Pendant la guerre, l’Allemagne nazi a bannit toutes les organisations végétariennes dans les territoires occupés, bien que les régimes végétariens auraient soulagé les pénuries alimentaires des temps de guerre.

De plus, la manière dont Hitler traitait les animaux non humain.e.s était semblable à celle dont il traitait animaux humain.e.s : abusive et cruelle. Il portait souvent une cravache avec laquelle il battait son chien en public. Son biographe, Ian Kershaw écrit dans Hitler : 1889-1936 Hubris :

que ce soit avec ses chiens ou avec chaque être humain qu’il rencontrait, toute relation était basée sur la subordination à sa maîtrise.

Enfin, Hitler a basé son traitement des Juifs sur les chaînes de montage des abattoirs états-uniens. Il révérait Henry Ford. L’inspiration d’Hitler lui est venue en visitant un abattoir de Chicago quand il était jeune. Himmler, qui a conçu les chambres à gaz, était à l’origine éleveur de poulets… Au final, Hitler n’invente rien. Il a simplement remplacé les animaux non-humain.e.s, par des animaux humain.e.s.

Et vous, participez-vous au plus grand Holocauste de tous les temps ?
Et vous, participez-vous au plus grand Holocauste de tous les temps ? NB : historiquement, un holocauste est le sacrifice d’un animal par le feu. C’est à partir du XIXème qu’il devient employer pour désigner le massacre systématique d’un groupe social, ethnique ou religieux.

En conclusion

On a pu le voir, Hitler était loin d’être végétarien. Rien, absolument rien, dans sa pensée ou ses actes, ne pourrait le laisser imaginer. Celleux qui pensent ou ont pensé qu’Hitler était végétarien sont ou ont été les victimes de la propagande de Koebbles, des décennies plus tard… Joseph Koebbles disait d’ailleurs :

Plus le mensonge est gros, mieux il passe.

Cela s’est passé un 24 juin

Le 24 juin 1894. Assassinat du président de la République française Sadi Carnot.

Assassinat du président Carnot, Petit Journal, 2 juillet 1894
Assassinat du président Carnot, Petit Journal, 2 juillet 1894

Le contexte

Dans les années 1890, la France connaissait un climat d’agitation syndicale et anarchiste. Les anarchistes s’illustrent par le fait, c’est-à-dire l’attentat. Ainsi, le 9 décembre 1893, Auguste Vaillant lance une bombe dans la Députés. Sadi Carnot, président de la République française depuis le 3 décembre 1887, était particulièrement détesté dans les rangs anarchistes pour avoir refusé la grâce d’Auguste Vaillant, guillotiné le 5 février 1894.

Les faits

Le 24 juin 1894, à l’occasion de l’Exposition universelle, internationale et coloniale qui se déroule à Lyon, Sadi Carnot participe à un banquet organisé en son honneur par le maire de la ville. La cortège présidentiel, escorté de cavaliers, sort vers 21h du banquet pour se rendre au Grand Théâtre pour aller assister à une représentation d’Andromaque. Vers 21h15, rue de la République, l’anarchiste italien Caserio saute sur le marche-pied et poignarde à mort le président de la République d’un couteau noir et rouge, les couleurs symbolisant l’anarchisme.

Alors que le président s’effondre en disant « Je suis blessé », l’assassin ne fuit pas, mais court autour de la voiture en criant « Vive la Révolution ! » puis « Vive l’anarchie ! ». Caserio est immobilisé et arrêté. Bien qu’une opération fut envisagée, le président de la République meurt vers 0 h 40.

Les conséquences

Le lendemain du meurtre, des émeutes anti-italiennes (et non anti-anarchistes… ce point est important…) surviennent à Lyon. Elles sont réprimées par la troupe.

Des funérailles nationales sont organisées en hommage au président défunt. Sadi Carnot est inhumé au Panthéon le 1er juillet 1894.

Caserio est prestement jugé en cour d’assises les 2 et 3 août 1894. À l’issue du procès, il est condamné à la peine capitale, et guillotiné le 16 août 1894.

L’assassinat de Sadi Carnot a pour conséquence l’adoption d’une loi scélérate dont le but est d’interdire tout instrument de propagande aux anarchistes, notamment dans la Presse. Cette loi a été abrogée en 1992.

Cela s’est passé un 22 juin

Le 22 juin 1940. Signature de l’armistice entre le IIIème Reich Allemand et les représentants du gouvernement français de Philippe Pétain. Il croyait – à l’instar d’un Adolphe Thiers négociant la paix avec Bismarck – pouvoir négocier un traité dans l’honneur et le respect mutuel.

Signature de l'armistice. À gauche le général Keitel, à droite, la délégation française avec le général Huntziger entouré du général d'aviation Bergeret et du vice-amiral Le Luc
Signature de l’armistice. À gauche le général Keitel, à droite, la délégation française avec le général Huntziger entouré du général d’aviation Bergeret et du vice-amiral Le Luc

Souhaitant laver l’humiliation de 1918, Hitler exige que l’armistice soit signée à Rethondes, dans la forêt de Compiègne, dans ce wagon où l’Armistice du 11 novembre 1918 fut signée. Un texte de 24 articles est présenté : sont notamment exclues les revendications sur les colonies et sur la flotte de guerre. L’article 19 stipule notamment que la France remette à l’Allemagne « sur sa demande tous les ressortissants allemands désignés par gouvernement du Reick » : sont ici visés les réfugiés politiques et juifs allemands.

Croyant en une conclusion rapide de la guerre, le gouvernement de Pétain accepte l’ensemble des conditions de l’armistice. 1,6 millions des 1,8 millions sont envoyés en Allemagne. Seuls 250 000 seront rapatriés et 70 000 s’évaderont. La convention d’armistice prévoit l’instauration d’une « zone libre » au sud du pays : ce n’est ni plus ni moins qu’une astuce pour dissuader les dirigeants français d’instaurer un gouvernement en exil et les garder à portée.

Les zonesLa défection de la France conduit le Royaume-Uni dans la « lonely year ». Seul, avec le soutien matériel des Etats-Unis et en hommes de ses dominions comme le Canada, le Royaume-Uni continue la résistance face à Hitler, jusqu’au 22 juin 1941 et l’invasion de URSS par la Wehrmacht.

Pendant ce temps, le général de Gaulle, depuis la BBC londonienne, appelle à le rejoindre et à poursuivre le combat. Notons qu’il n’y a pas eu d’enregistrement (audio ou vidéo) du fameux Appel du 18 juin 1940, contrairement à celui du 22 juin 1940 avec lequel on le confond souvent.

–> Appel du 22 juin 1940 <–

Végétarien.ne, welfi.e, végétalien.ne, végan.e : qu’est-ce que c’est ?

Une pluralité de termes, dont la signification est parfois relativement mal acquise, pour les non-initié.e.s comme pour les concerné.e.s. Revenons de façon très simple sur ces mots, afin de rendre plus claire leur signification :

Carniste : un.e carniste est un.e consommateu.rice de chair animale.

Flexitarien.ne : Un.e flexitarien.ne est une personne qui se revendique végétarien.ne/végétalien.ne/végan.e mais qui consomme quand même parfois des produits animaux et qui participe ainsi, en toute conscience, à l’exploitation et à la souffrance animale. Synonyme de carniste.

Welfariste (ou welfie’) : Un.e welfariste milite en faveur de réformes de l’exploitation animale, pas de son abolition : cages plus grandes ; traçabilité des produits ; normes réglementaires plus strictes… Le welfarisme contribue à rendre floue la distinction entre végétarisme, végétalisme et véganisme et nuit gravement à la diffusion d’un message abolitionniste en endoctrinant les masses. Synonyme : Aymeric Caron ; L214.

Végétarien.ne : Un.e végétarien.ne refuse de consommer de la chair animale (parfois certain.e.s s’autorise la chair de poissons). C’est un choix alimentaire à la mode, ce n’est pas un positionnement éthique. Deux types de végétarien.ne.s peuvent être distingués, selon qu’iels cautionnement moralement ou non l’exploitation animale  :

  • Les végétarien.ne.s informé.e.s des conséquences de l’élevage laitier, ovocole, du miel… qui cautionnent de fait moralement l’exploitation animale et le fait que les animaux soit considérés comme des ressources. Ce positionnement et cette complaisance égoïste est extrêmement nuisible à la lutte contre l’exploitation animale. Iels la rendent inopérante et cautionnent moralement l’exploitation et le fait que les animaux soit considérés comme des ressources.
  • Les végétarien.ne.s non encore informé.e.s ou « en cours d’information » qui sont en train de se documenter, et dont on ne peut pas réellement considérer qu’iels cautionnent moralement l’exploitation, dans la mesure où suite à cette prise d’information, iels peuvent devenir végan.e.s abolitionnistes.

Végétalien.ne : Un.e végétalien.ne refuse de consommer tout produit issu d’un animal. Cela comprend entre autres, outre la chair animale : le lait et ses sous-produits (beurre, fromage, lait en poudre, lactose….), les œufs, le miel pour les plus courants ; mais aussi certaines bières, vins, sucres et bien d’autres produits, qui utilisent, de près ou de loin des substances animales. Ce positionnement alimentaire ne participe pas à l’exploitation animale alimentaire. Si le végétalisme est nécessaire, il n’est pas suffisant pour constituer un positionnement éthique.

Végan.e : Un.e végan.e est un.e végétalien.ne qui refuse la consommation et l’utilisation au quotidien de tout produit animal ou testé sur les animaux, notamment : le « cuir » (peau animale serait plus juste = chaussures, sacs, gants, ceintures, veste….), la laine, l’angora, le cachemire, les cosmétiques, produits d’entretien et cigarettes testés sur les animaux, etc… Si le véganisme est nécessaire à la fin de l’exploitation animale, il n’est pas suffisant non plus pour constituer un positionnement éthique. En effet, certain.e.s revendiqué.e.s végan.e.s tolèrent le « chacun son rythme » ou le « étape par étape ». Ce positionnement n’est en rien éthique car il invisibilise et tolère l’exploitation et la souffrance animale, et, par là même, les cautionne moralement.

Végan.e abolitionniste : Un.e végan.e abolitionniste est un.e végan.e qui ne défend pas le « chacun son rythme » ou le « étape par étape ». Iel lutte activement pour la fin de l’exploitation animale, sous toutes ses formes. Le véganisme abolitionniste est une nécessité et non un choix. Seul le véganisme abolitionniste lutte contre l’exploitation animale. Les végan.e.s abolitionniste.s intègrent la convergence des luttes à leurs actions. Il s’agit donc, pour ces végan.e.s de lutter contre toute oppression systémique : racisme, xenophobie, fascisme, sexisme, société patriarcale, homophobie, transphobie, agisme, élitisme, …. Seul le véganisme abolitionniste constitue un positionnement éthique.

 

Cela s’est passé un 21 juin

21 juin 1791. Déguisé en valet de chambre, accompagné de Marie-Antoinette et de ses enfants, le roi de France Louis XVI est arrêté à Varennes.

De l’union à la rupture

Le 14 juillet 1790, le roi et le peuple français célèbrent la Fête de la Fédération, semblant annoncer la fin de la Révolution et l’installation de la monarchie constitutionnelle. Les relations s’enveniment ensuite entre Louis XVI et les députés de la l’assemblée. Est en cause la politique religieuse du gouvernement révolutionnaire. Dans l’incapacité de régner, il restait à Louis XVI la possibilité de quitter Paris pour rallier des troupes fidèles à sa cause, puis prendre la capitale par la force pour mettre un point d’arrêt à la Révolution. Il décide alors de rejoindre le quartier général du marquis de Bouillé, à Montmédy, près de la frontière luxembourgeoise, où des troupes lui sont restées fidèles.

Une fuite qui prend l’eau

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, une berline s’éloigne de Paris, transportant le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, leurs deux enfants, la sœur du roi Madame Élisabeth et la gouvernante des enfants.
Le 21 juin 1791 au matin, la disparition du roi est constatée. L’alerte est sonnée est le marquis de La Fayette, commandant de la garde nationale, envoie de tous côtés des coursiers pour qu’on arrêtât le roi et ses compagnons. La berline royale prend du retard. Lorsqu’elle arrive à Sainte-Ménehould, la garde chargée d’assurer sa protection n’est pas prête. Le roi décide alors de continuer le chemin seul. Les villageois retiennent la garde. Le fils du maître de poste de Drouet monte en selle, devance la berline royale, et alerte les habitants de Varennes-en-Argonne. A son arrivée, la famille royale est priée de descendre de voiture.

Thomas Falcon Marshall, L’arrestation du roi et de sa famille à Varennes, 1854.
Thomas Falcon Marshall, L’arrestation du roi et de sa famille à Varennes, 1854.

Le retour du Roi, la chute de la monarchie

Le matin du 23 juin, la berline royale retourne vers Paris. Elle arrive à Paris, le 25 juin, dans un silence funèbre. Le roi, ramené au palais des Tuileries, est provisoirement suspendu de ses pouvoirs. La confiance entre la monarchie est la Révolution est brisée. Le roi est soupçonné de connivence avec les royautés étrangères, voire de trahison. Les républicains s’affirment alors. La monarchie est finalement renversée lors de l’émeute du 10 août 1792, aussi qualifiée de « seconde Révolution » : le peuple prend les Tuileries, siège du pouvoir exécutif. L’abolition de la monarchie sera proclamée au lendemain de la bataille de Valmy, remportée contre les Prussiens, le 20 septembre 1792.
Quand à Louis XVI, il est guillotiné le 21 janvier 1793 à 10h22, à Paris, sur la place de la Révolution (place de la Concorde).