Jour 3 – Vendredi 17 juillet – Yokohama ; Kamakura ; Enoshima

Lieu(x) : Yokohama ; Kamakura ; Enoshima ; Tokyo (Ikebukuro)

Distance parcourue : 30,36 km

Distance cumulée : 76,88 km

Capture

Yokohama

Ce matin, direction Yokohama, deuxième ville du Japon avec ses 3,7 millions d’habitants. Une fois n’est pas coutume, notre amie la pluie est de la partie. Et bien sûr, doués comme nous sommes, nous n’avons pas voulu nous encombrer d’un parapluie aujourd’hui…

Nous choisissons donc de nous abriter dans un café, le temps que notre amie la pluie cesse ses velléités. Nous prenons respectivement un café et un thé. NB : Au Japon, un thé est parfois deux fois plus cher qu’un café !

Une fois la pluie relativement calmée, nous nous hasardons à reprendre la route. Nous passons devant le temple du Kwan Tai, avant de nous plonger au cœur de Chinatown.

Le Kwan Tai, le temple de Chinatown
Le Kwan Tai, le temple de Chinatown

Le quartier de Chinatown de Yokohama, âgé d’environ 150 ans n’est pas seulement le plus grand Chinatown du Japon, mais aussi le plus grand d’Asie (à l’exception, bien sûr de la République populaire de Chine).

Chinatown
Chinatown, ses petites ruelles traditionnelles et commerçantes.

Dans Chinatown, les petites ruelles s’enchevêtrent. Elles fourmillent de petits restaurants. Ces derniers proposent des plats variés, qui sont la plupart présentés sous format plastique. Ainsi plastifiés, les plats permettent de donner aux futurs clients l’image de ce qu’ils auront dans l’assiette (avec une colorisation parfois un peu douteuse). Cela présente surtout l’avantage d’être plus parlant que les photos des menus, souvent très petites et de piètre qualité. Et, au moins, on voit ce qu’il y a dans l’assiette.

Au sortir de Chinatown, nous tombons nez à nez devant un Pachinko Sega. Un Pachinko est une salle de jeux au Japon, présentant des aménités comme des machines à sous et autres jeux électroniques. La plupart du temps, les Pachinko se décline sur l’ensemble des étages d’un immeubles ! 5 ou 6 étages de salles de jeux, c’est impressionnant, lumineux, et bruyant !

Le Pachinko, salle de jeu Sega
Le Pachinko, salle de jeu Sega

Les machines à sous : l’occasion pour Pierre, de révéler au grand jour son vrai visage de joueur invétéré, prêt à tous les sacrifices pour récolter deux ou trois friandises !

Le Pachinko, salle de jeu Sega
Le Pachinko, salle de jeu Sega

L’occasion aussi, toujours pour Pierre, de tester la fameuse table de déloufement : voir vidéo exemple

Et pour nous deux de tester le fameux jeu des tambours : voir vidéo exempleOn est presque aussi bon que lui, mais dans le sens contraire ! Pour info, j’ai développer une incroyable aptitude à faire exactement l’inverse de ce qu’il fallait ! Qu’on se le dise !

Lingette pour se laver les mains avant / après l'utilisation des machines
Lingette pour se laver les mains avant / après l’utilisation des machines

Nous sortons enfin de cet « enfer du jeu ». Dehors, c’est étrangement calme. Nous cheminons en direction du front de mer. L’occasion pour nous de passer devant la statue de petite fille aux souliers rouges, située dans le parc Yamashita.

La petite fille aux chaussures rouges, front de mer
La petite fille aux chaussures rouges, front de mer

Cette statue de la petite fille aux chaussures ou souliers rouges est une commémoration de Kimi Iwasaki, née le 15 juillet 1902. Sa mère, très pauvre, travaillant à la ferme dans de très rudes conditions, décida de donner sa fille, alors âgée de 3 ans à un couple de missionnaire états-uniens. Mais, quand ces derniers décident de rentrer aux États-Unis, l’état de la petite fille, souffrante de la tuberculose, ne lui permet pas le voyage. Elle est alors placée dans un orphelinat où elle décède le 15 septembre 1911 à l’âge de 9 ans… Ambiance.

Port de Yokohama
Port de Yokohama

Yokohama est une ville qui doit son développement à l’importante activité de son port et ses contacts avec l’étranger. Aujourd’hui, son port international reste une de ses principales activités. Y sont importées des matières premières et y sont exportés des produits finis et de la soie. Yokohama est aussi un centre important de l’industrie lourde : sidérurgie, automobile, navale.

Nous poursuivons notre périple en retournant vers le cœur de la ville et ses lieux de pouvoirs. Nous tombons alors nez à nez avec la Jack tower. Les portes sont ouvertes, et, curieux que nous sommes, décidons d’aller en explorer l’intérieur. Rien ne laisser présager que nous allions finir dans un guet-apens !

P1010990En effet, une fois dans l’antre du bâtiment, nous allons à l’accueil, quérir quelque documentation. Et là, la bonne femme – appelons la Micheline, par convention – nous tend un prospectus écrit en kanji. On fait comprendre à Micheline qu’on ne sait déchiffrer cet étrange dialecte. Alors, Micheline, les mains moites et tremblantes, se lève et part dans une salle. Avec mon compère, nous nous disons qu’elle va nous revenir avec de la documentation compréhensible. Mais que nenni! Micheline nous revient, accompagnée de Raoul !

Raoul, il est guide conférencier de son état. Il parle anglais, enfin il essaye du moins. Il maîtrise approximativement cette langue; et ne nous mentons pas, il a un accent japonais, on l’a reconnu ! (vengeance du mercredi 16 juillet, ce qui ont lu comprendront ^^).

Alors… toute l’histoire de la ville y passe : depuis le traité signé par les samouraïs avec les hollandais aux bombardements américains pendant la seconde guerre mondiale en passant par le tremblement de terre de 1923 et les reconstructions aux normes parasismiques, Raoul n’oublie rien…

Libérééééés, délivréééééés, nous sortons enfin de la tour infernale. Nous décidons de quitter cette ville de fous pour voguer vers de nouvelles aventures. Nous en profitons pour passer devant la grande roue de Yokohama.

Grande roue de Yokohama, 12h37 : il commence à faire faim !
Grande roue de Yokohama, 12h37 : il commence à faire faim !

Kamakura

Direction Kamakura en ce début d’après-midi. Cette ville de 174 000 habitants fut autrefois la capitale politique du Japon en 1192 et 1333, à l’époque où les shoguns avaient pris le dessus sur l’empereur.  Aujourd’hui, Kamakura est une ville balnéaire et touristique, réputée pour sa longue plage.

Plage de Kamakura, vue est.
Plage de Kamakura, vue est.
Plage de Kamakura, vue ouest.
Plage de Kamakura, vue ouest.

Ok, la longue plage, on l’a vu. Mais les conditions météorologiques et le vent interdisent la baignade : drapeau rouge !

On décide alors de poursuivre notre périple, direction l’île d’Enoshima.

Enoshima

Enoshima est une petite île de 4 km de circonférence, reliée à la côte par un pont de 600 mètres de long. Elle comporte de nombreux temples, jardins botanique, artisans et restaurant, et surtout, une charmante compagnie de chats (neko) qui se prélassent au soleil !

Abords de l'île d'Enoshima, accoutumés aux risques de tsunamis.
Abords de l’île d’Enoshima, accoutumés aux risques de tsunamis.

Là encore, par une telle chaleur, les distributeurs de boissons sont nos meilleurs amis. Si mes souvenirs sont exacts, on a du descendre 2 l d’eau chacun en moins d’une heure et demie !

Presqu'île d'Enoshima
Presqu’île d’Enoshima
Presqu'île d'Enoshima
Île d’Enoshima
Presqu'île d'Enoshima, vue du
Ile d’Enoshima, vue du « sommet »
Presqu'île d'Enoshima, vue du
Ile d’Enoshima, vue du « sommet »

Après une bonne journée de marche, le retour à Tokyo s’impose. L’occasion pour nous, dans le train de retour, de contempler, médusés, la curiosité de la journée.

Tout un concept !
Les sandales sur mousse : tout un concept !

Tokyo – Ikebukuro

Une fois rentrés dans notre quartier (Ikebukuro) et nous être restaurés, nous reprenons la marche. En effet, notre objectif de 30 km de marche dans la journée n’était pas encore atteint ! Devant les prix de l’immobilier prohibitifs, nous nous posions mille et unes question sur le mode de vie japonais. Comment était-il possible que chaque japonais puisse payer de tels logements ? Nous prenons donc la direction de l’arrière du quartier d’Ikebukuro pour obtenir quelques réponses.

Et là, le constat est édifiant : dès que l’on sort des rues commerçantes / passantes / touristiques, on se prend une violente mixité sociale en pleine face. Dans le cœur des quartiers demeures cossues et quasi-taudis se côtoient. Quelle sensation troublantes que de se dire qu’on est dans la capitale du troisième pays le plus riche du monde et être en même temps confrontés à un puzzle d’habitations aisés et de quasi-bidonvilles et maisons aux toits de tôle.

Par un onigiri
Origiri « nature »

Par exemple, un onigiri « nature » ne coûte que 100 yens dans les épiceries ; soit 0,76 euros.
Une chose étonnante : une bouteille d’eau de 50 cl (ou 555 ml), coûte 100/110 yen dans les distributeurs de boissons. Or, dans certaines épiceries, il est possible de trouver des bouteilles d’eau de 2 l pour exactement le même prix !

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Jour 2 – Jeudi 16 juillet – Karuizawa

Lieu(x) : Karuizawa ; Tokyo

Distance parcourue : 21,8 km

Distance cumulée : 46,52 km

Aujourd’hui, on se lève aux aurores, direction Karuizawa, une petite ville d’un peu plus de 20 000 habitants, située dans les montagnes centrales du Japon.

KaruizawaKaruizawa est notamment connue pour avoir accueilli les épreuves équestres des jeux olympiques de l’été 1964, ainsi que les épreuves de curling des jeux olympiques de l’hiver 1998, ce qui en fait à ce jour la seule ville au monde à avoir accueilli à la fois les jeux olympiques d’hiver et d’été.

Depuis Tokyo, direction donc le Shinkansen, pour un peu plus d’une heure de voyage. Le Shinkansen, c’est le fameux TGV japonais.

Le Shinkansen, série E7. Comparé à notre TGV, les sièges sont bien plus spaciaux. Il est possible pratiquement de s'allonger dans le train. De plus, chaque passager dispose d'un port USB, lui permettant de recharger l'ensemble de ses appareils électroniques.
Le Shinkansen, série E7. Comparé à notre TGV, les sièges sont bien plus spacieux. Il est possible pratiquement de s’allonger dans le train. De plus, chaque passager dispose d’un port USB, lui permettant de recharger ses appareils électroniques.

Arrivés en gare de Karuizawa, nous partons à l’aventure. Avant de quitter la gare, nous allons au point tourisme pour obtenir un dépliant (carte + informations touristiques), puis on fait tamponner le papier-souvenir de la gare :

La tampon touristique de la gare de Karuizawa. Au Japon, de nombreux sites proposent ce genre de tampon. Si vous souhaitez les collectionner, n'hésitez pas à toujours avoir du papier avec vous : ce n'est pas toujours fourni !
La tampon touristique de la gare de Karuizawa.
Au Japon, de nombreux sites proposent ce genre de tampons. Si vous souhaitez les collectionner, n’hésitez pas à toujours avoir du papier sur vous : ce n’est pas toujours fourni !

Nous sortons donc enfin de la gare. C’est l’averse complète. On décide toutefois d’affronter les éléments, tels des warriors que rien ne saurait arrêter.

Avec la pluie, les limaces sont de sortie. Parce que la pluie, quand tu vas dans les montagnes, c'est tellement plus sympa..
Avec la pluie, les limaces sont de sortie.
Parce que la pluie, quand tu vas dans les montagnes, c’est tellement plus sympa..

Nous prenons alors le temps de consulter le plan. En raison du temps, l’idée était de ne pas de trop se galérer. On choisit donc un itinéraire « assez court » (en fait, c’était le plus long proposé sur le dépliant… ^^’) :

Sortis de la gare, on décide d'aller en direction de la plateforme d'observation, parce que ce n'est
Sortis de la gare, on décide d’aller en direction de la plateforme d’observation, parce que ce n’est « pas trop loin », compte tenu du temps…

Nous commençons alors véritablement notre périple. Nous cheminons premièrement dans des rues pittoresques, mais quasiment, voire totalement désertes ! Comme s’il s’agissait d’une ville fantôme.

Nous progressons, toujours sous la pluie, au travers de rues forestières clairsemées de demeures très cossues.

Karuizawa a été promu et mis en tourisme à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui, des cadres urbains - notamment tokyoïtes, y ont leurs résidences secondaires.
Karuizawa a été promu et mis en tourisme à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, des cadres urbains – notamment tokyoïtes – y ont leurs résidences secondaires.

Nous avançons malgré la pluie, vêtus de shorts et tee-shirts. Accablés, nous trouvons finalement refuge, dans une église évangélique..

Ambiance épurée. L'occasion de se sécher un peu, et de se rafraîchir.
Ambiance épurée. L’occasion de se sécher un peu, et de se rafraîchir.

On se demande alors s’il faut ou non s’équiper de nos ponchos. Pierre est partisan de la mesure, je ne le suis plutôt pas : on a vraiment l’air stupide dans ces machins !

Prêt pour l'office, en combinaison trop k-way / kawaï, je m'y perds à force ! Inclinez-vous, sœurs et frères...
Prêt pour l’office, en combinaison trop k-way / kawaï, je m’y perds à force !
Inclinez-vous, sœurs et frères…

Avant de quitter l’église, je prends quelques goodies qui étaient à disposition. Si quelqu’un sait traduire, je lui en serais très reconnaissant :

Deux goodies : des mouchoirs et un calepin ! Translation needed !
Deux goodies : des mouchoirs et un calepin ! Translation needed !
Ce goodies-ci est particulier. En étant il était
Ce goodies-ci est particulier. En étant il était « For Japanese only » et « Forbidden for foreign »…
Comme je n’aime pas qu’on m’interdise en anglais quelque chose que je ne peux pas lire en japonais, je l’ai quand même pris ! Là aussi : Translation Needed, je serais curieux de savoir ce qui est écrit sur ce ballon !

On décide alors de poursuivre notre route vers la fameuse plateforme d’observation que nous avons repérée sur le plan. Pierre s’inquiète de la distance à parcourir. Je jette alors un œil au fameux plan, et rassure mon compère « Mais non, 10 minutes de marche, ça va le faire… »

Pauvres fous que nous sommes... En même temps, quand on ne lit pas tout, ce sont des choses qui arrivent...
Pauvres fous que nous sommes… En même temps, quand on ne lit pas tout, ce sont des choses qui arrivent…

Nous partons donc vers l’inconnu. Les chemins se succèdent. Pierre, muni de son gps, mène fièrement la marche. Jusqu’au moment où le chemin se termine abruptement par un à-pic.

Merci Pierre pour ce magnifique détour qui nous a conduit tout droit en plein milieu de nulle part !!!
Merci Pierre pour ce magnifique détour qui nous a conduit tout droit en plein milieu de nulle part !!!

Pourtant, le dépliant que nous avions retiré à la gare était particulièrement clair à ce sujet…

Quand
Quand « au milieu de nulle part » est exactement là où vous voulez être…
Pierre, c'est quoi cet air de
Pierre, c’est quoi cet air de « C’est pas ma faute à moiiiiiiii » ?

Nous munissant de ce qu’il nous reste de courage, nous reprenons finalement le chemin – le vrai cette fois-ci. Toujours sous l’averse, encombrés de nos parapluies et de nos panchos-chambres de sudation, nous avançons dans la nature sauvage, sur de très étroits chemins, les orties nous chatouillant les guiboles.

Attention aux ours : 1) Avertir de votre présence en faisant du bruit 2) Ne jamais laisser trainer de nourriture ou de poubelles 3) Toujours tenir son chien en laisse Rassurant tout ça !
Attention aux ours – Une activité d’ours a été reportée ! Pour éviter de rencontrer des ours : 1) Avertir de votre présence en faisant du bruit 2) Ne jamais laisser trainer de nourriture ou de poubelles 3) Toujours tenir son chien en laisse Rassurant tout ça !

Après 2 heures et demie de randonnée dantesque et éreintante, on y arrive enfin : la plateforme d’observation avec sa soit-disant « fantastic view » qui a inspiré tant de poêtes… Ça valait le coup, non ?

La vue fantastique, depuis la plateforme d'observation
La vue fantastique, depuis la plateforme d’observation

Éreintes, nous redescendons donc. Au bord du désespoir, nous trainons les pieds. Quand, tout à coup, au détour d’un tournant, nous tombons sur un restaurant. Affamés, nous allons lécher le menu. Et là, c’est la bonne surprise du jour : ce restaurant, perdu en plein milieu de nulle part, ne proposait quasiment que des plats vegan ! Le serveur parlait même anglais ce qui est suffisamment rarissime pour être souligné ! Il était de plus très sympa.

Il s'est même proposé de nous prendre en photo
Il s’est même proposé de nous prendre en photo

Par contre, quand il te demande si tu es Français et qu’il te dit qu’il a reconnu ton accent français alors que tu parlais anglais, c’est moins sympa ! Il faut le prendre comment ? ^^

Il faut tremper les nouilles de soba dans la sauce soja agrémentée du ciboule. Les gateaux de rice (rice cakes) se mangent plutôt en dessert (4/5 sont sucrés)
Il faut tremper les nouilles de soba dans la sauce soja agrémentée du ciboule. Les gâteaux de riz (rice cakes) se mangent plutôt en dessert (4/5 sont sucrés).

NB : Au Japon, quand vous mangez/buvez, il faut faire du bruit (« make noise » selon les dires du serveur). C’est la preuve que vous aimez ce qui vous a été servi. C’est un signe de respect et de politesse. C’est une coutume assez particulière que de considérer qu’il faut manger comme un gros sagouin pour montrer que vous appréciez votre repas…

Rassasiés, nous reprenons ensuite la route, manquant d’oublier nos parapluies (merci à la gérante de nous l’avoir rappelé… c’est important pour la suite, si si !)

Nous décidons d’aller visiter un autre quartier de Karuizawa. Ce n’était vraiment pas Byzance… Circulez, il n’y a rien à voir ! Nous revenons alors à la gare, afin de rentrer sur Tokyo.

Le japonais et sa maîtrise approximative des langues étrangères ^^ De la même façon sur un banc, la veille, dans le jardin impérial était écrit
Le japonais et sa maîtrise approximative des langues étrangères ^^
De la même façon sur un banc, la veille, dans le jardin impérial était écrit « Please be carefull, something forgotten ». Si l’on traduit par : « Faites attention, quelque chose a été oublié », on est quand même assez loin d’un message du genre « Attention à ne rien oublier » !

Arrivés à Tokyo, nous nous rendons au Onsen du quartier Odaiba. Un onsen (qui signifie « eau chaude ») est un bain thermal japonais. Ce sont des bains chauds, généralement communs, où la nudité est de rigueur (vous disposez quand même d’une courte serviette pour masquer vos attributs).

Oedo Onsen Monogatari
Oedo Onsen Monogatari

Comment cela se passe précisément ?

  • Vous déposez vos chaussures dans un premier casier (vous n’oubliez pas de prendre la clé !)
  • Vous allez au guichet de l’accueil, pour qu’on vous donne vous un code-barres muni d’une clé, qui vous permet d’ouvrir un second casier. Vous choisissez un Yukata (un kimono léger) ainsi qu’une ceinture.
La boutique de Yukata (hommes à gauche ; femmes à droite)
La boutique de Yukata
(hommes à gauche ; femmes à droite)
  • Dans le second casier, vous laissez vos vêtements et la clé du casier à chaussures. Vous suivez toujours ? Vous ne gardez que vos sous-vêtements et vous enfilez votre Yukata.

Rendez-vous ensuite dans les bains de pieds, en extérieur, et mixte.

Attention aux pieds ! Ça pique (ou Ta PIKKKK pour les intimes !)
Attention aux pieds ! Ça pique (ou Ta PIKKKK pour les intimes !)
  • Ensuite, direction une nouvelle salle, où vous prenez une serviette de toilette (pour vous sécher une fois sorti des bains thermaux) et une petite serviette (pour protéger vos parties intimes). Dans cette salle, vous choisissez un casier, vous y déposez vos sous-vêtements, votre deuxième-clé-code barres, votre serviette pour vous sécher, le Yukata et la ceinture. Vous suivez toujours ?
  • Ensuite, directement les bains thermaux. Avant d’en profiter, la douche pour se débarrasser des impuretés. Ensuite, vous pouvez profiter des bains chauds en intérieur ou en extérieur (eau entre 40 et 42°C). Un bassin propose une eau froide (environ 18°C).
Bassins extérieurs
Bassins extérieurs
Bassins intérieurs
Bassins intérieurs
  • Le Onsen dispose également d’un sauna, à la température de 86 °C. Nous y sommes restés 2 min et 45 secondes la première fois.
  • Avant de quitter les bains thermaux, vous vous douchez à nouveau.
  • Vous retournez dans la salle précédente, reprenez vos sous-vêtements, votre Yukata, et votre clé-code barres. Vous avez alors la possibilité de flâner dans la rue couverte du Onsen, qui propose de nombreuses boutiques : nourriture, magasins, massages, machines à sous….

Onsen-Monogatari-odaiba-07 Onsen-Monogatari-odaiba-17-640x425Pour payer dans ces boutiques, il suffit de présenter votre clé-code-barres. C’est pratique, mais aussi dangereux ! Attention aux additions salés quand vous ressortirez du Onsen !

  • Pour sortir du Onsen, il suffit de faire le chemin inverse : vous récupérer vos vêtements, vous vous délestez du yukata, puis vous allez payer en faisant flasher votre code-barres à l’accueil. Ce n’est qu’ensuite que vous pouvez récupérer vos chaussures et sortir du Onsen.

NB : Si vous avez un parapluie, faites attention à ne pas le perdre en route dans le Onsen… Ça peut paraître bête, mais c’est l’expérience qui parle… Shame on me !

Pour terminer cette journée, nous prenons le métro, directement le quartier de Shibuya. Sortis de la gare de Shibuya, nous tombons sur la célèbre statue d’Hachiko (10 novembre 1923 – 8 mars 1935).

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Ce chien est célèbre au Japon pour avoir attendu, pendant près de dix ans après sa mort, son maître à la gare de Shibuya.

Jour 1 – Mercredi 15 juillet – Tokyo

Distance parcourue : 24,72 km

Lieu(x) : Tokyo

Premier jour au Japon. On se lève à 8h. On tire les rideaux de la chambre et contemple la vue.

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L’aéroport, le parking et Tokyo, depuis la chambre d’hôtel
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Le parking de l’aéroport et Tokyo, depuis la chambre d’hôtel. Dans le lointain, on peut apercevoir le Mont Fuji ! Si si !
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La preuve par l’image !

Afin de nous réveiller complètement, nous décidons de nous faire un café : il y avait une bouilloire à disposition dans la chambre d’hôtel de l’aéroport !

Bon OK, l'infusion de café de bon matin, c'est assez spécial... !
Bon OK, l’infusion de café de bon matin, c’est assez spécial… !

Une fois prêts, nous quittons la chambre d’hôtel. Dès notre sortie de cette dernière, au détour d’un couloir, nous tombons sur un distributeur de boissons :

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Une machine à boisson, à l’intérieur de l’hôtel. Dans Tokyo, il y en a à chaque coin de rue : un indispensable avec une telle chaleur ! Parfois, dans un rayon de 20 mètres autour de vous, il peut y avoir jusqu’à 6 distributeurs !

Allez, cette fois, on sort vraiment de l’hôtel. Température 29°C ! Dans l’aéroport, on achète sa Suica, le fameux pass pour le métro et le train :

P1010734 modifDirection alors le métro, afin de rejoindre notre ryokan, qui sera notre lieu de résidence pour le reste du voyage.

Le plan du métro. C'est relativement complexe d'approche quand on vient pour la première fois sur Tokyo. Heureusement Pierre était déjà venu ; ça aide !
Le plan du métro. C’est relativement complexe d’approche quand on vient pour la première fois sur Tokyo. Heureusement Pierre était déjà venu ; ça aide !
En route pour le ryokan !
En route pour le ryokan !

Nous arrivons enfin au quartier Ikebukuro, où se trouve notre ryokan. Un ryokan est une auberge traditionnelle japonaise. C’est en général bien moins cher que les hôtels, mais plus cher que les capsule-hotels :

Capsule-hotel, l'hôtel qui porte bien son nom
Capsule-hotel, l’hôtel qui porte bien son nom

Nous nous débarrassons enfin de nos valises, et nous mettons en route pour une journée de marche intense sous le cagnard (34°C).

En chemin, nous faisons la connaissance de nouveaux amis dans la rue :

Mon nouvel ami : Doraemon, le héros d'une série de mangas japonais, ayant voyagé à travers le temps depuis le futur, afin d'aider un jeune garçon.
Mon nouvel ami : Doraemon, le héros d’une série de mangas japonais, ayant voyagé à travers le temps depuis le futur, afin d’aider un jeune garçon.
Pierre aussi s'est fait un nouvel ami ! Quel team de winers
Pierre aussi s’est fait un nouvel ami ! Quelle team de winers

Nous arrivons enfin à l’entrée du Senso-ji, un temple bouddhiste situé dans le quartier d’Asakusa, réputé pour être le plus vieux temple de Tokyo :

La Kaminarimon  (la « porte du tonnerre ») est la principale voie d'accès au temple.
La Kaminarimon (la « porte du tonnerre ») est la principale voie d’accès au temple.
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La Nakamise-dori, la grande allée commerçante menant au Senso-ji.
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Le hōzōmon (la « Porte de la salle aux trésors ») du Senso-ji.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Skytree de Tokyo. La Skytree est une tour de radio située dans le quartier Sumida-ku. Avec ses 634 mètres de haut, elle est la deuxième plus haute structure du monde.

P1010741Affamés, nous en profitons pour chercher à manger, au péril de quelques chocs thermiques (entre les 34°C de l’extérieur et les 20°C climatisés de l’intérieur… violent !).

 Premier repas vegan sur Tokyo... découverte du Nato... PS : attention, le wasabi, c'est pas vegan !

Premier repas vegan sur Tokyo… découverte du Nato (les petites graines jaunes orangées) … Tout seul, c’est… non, je n’ose écrire le mot adéquat… En revanche, mélange au reste, ça passe plutôt bien !
PS : attention, le wasabi, c’est pas vegan ! (présence de lait)

Une fois sustentés, nous reprenons la route ! Quelle chaleur étouffante ! Nous nous arrêtons à de multiples reprises aux distributeurs de boissons. Durant cette journée, nous avons bu 3 L d’eau chacun. Fait intéressant : au Japon, certaines bouteilles ont une contenance de 555 ml !

Nous sommes ensuite arrivé au Sumotori stadium : l’occasion de visiter un peu les salles d’exposition (mais surtout de profiter de l’air frais et climatisé !).

Sumo stadium
Sumo stadium

L’occasion aussi, de prendre quelques photos souvenirs ! Attention : âmes sensibles s’abstenir !

P1010743 P1010744Nous décidons ensuite d’aller rencontrer l’un des grands de ce monde, l’empereur, Akihito ! Après un coup de métro, et une longue marche, Nous arrivons enfin nous loin de la demeure d’Akihito. Allez, appelons le Aki, on est intime maintenant !

Vue d'un bout de la maison de l'empereur ? Le bougre n'a pas voulu nous recevoir ! Aki, qu'est-ce que tu fiches ?! On t'attend !
Un bout de la maison de l’empereur ? Le bougre n’a pas voulu nous recevoir ! Aki, qu’est-ce que tu fiches ?! On t’attend !

Nous faisons ensuite la visite de la partie publique du jardin impérial.

Jardin impérial
Jardin impérial
Quand Aki s'ennuit - ça doit lui arriver souvent -, il jardine !
Quand Aki s’ennuit – ça doit lui arriver souvent -, il jardine !

Nous décidons alors de retourner au ryokan, pour installer nos affaire et nous reposer un peu. En chemin, nous achetons dans une gare le très utile JR Kanto Area Pass qui permet de circuler librement et gratuitement pendant 3 jours (enfin, il faut payer le pass) sur les lignes de la compagnie JR.

Au Japon, à l'inverse de la France, les transports ferroviaires sont gérés et exploités par de nombreuses compagnies différentes.
Au Japon, à l’inverse de la France, les transports ferroviaires sont gérés et exploités par de nombreuses compagnies différentes.

Arrivés au ryokan, nous installons nos affaires, nous reposons un peu. Puis, avant de partir, nous remplissons nos bouteilles d’eau : il n’y a pas de petites économies !

La nuit est tombée, direction le Festival des Lanternes, Mitama Matsuri, au sanctuaire Yasukuni, au cœur de Tokyo.

À la tombée de la nuit, le sanctuaire est éclairé par des centaines de lanternes venues de tout le pays.
À la tombée de la nuit, le sanctuaire est éclairé par des centaines de lanternes venues de tout le pays.
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes. Du zumba fitness à la mode asiatique ?
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes, du zumba fitness à la mode asiatique ?
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Petit selfie devant les lanternes
Petit selfie devant les lanternes. Et oui, il faisait chaud !
Mitama Matsuri, le festival des lanternes : thêtre
Mitama Matsuri, le festival des lanternes : thêatre ouvert

3 vidéos prises lors du festival des lanternes :

  1. Du zumba fitness à la mode asiatique ?
  2. Plus que du zumba, une danse traditionnelle
  3. Théâtre ouvert en plein festival des lanternes.

Petit focus sur le sanctuaire shinto Yasukuni

Ce dernier fait en effet polémique, en relation directe avec la seconde guerre mondiale. Ce sanctuaire assez récent puisque construit en 1869. Il a pour but d’honorer les Japonais qui sont morts au nom de l’Empereur, mais aussi les Taïwanais et Coréens ayant servis pour le Japon. Le Yasukuni rend hommage aux personnes ayant servis l’empereur lors des guerres entre 1867 et 1951, aussi bien civils que militaires (soit 2,5 millions de personnes honorées).

Là où le sanctuaire fait polémique, c’est qu’au sein de  ces 2,5 millions de personnes, 1068 seraient des criminels de guerre de la Seconde guerre mondiale, notamment 14 criminels de guerre de classe A (crime contre la paix). Des criminels qui ont commencés à être honorés à partir de 1978. A partir de 1985, des membres du gouvernement japonais, dont notamment le 1er ministre, allaient rendre hommage à ces morts – et par extension, aux criminels de guerre ; ce qui crée de vives tensions avec les pays voisins.

Nous quittons ensuite le festival des lanternes, affamés, pour aller chercher pitance. Il est particulièrement difficile de trouver un restaurant proposant des plats vegan (sans viande, produits laitiers, oeufs, miel…) dans Tokyo… Surtout dans des rues où rien n’est écrit en anglais, et où l’on doit se fier aux images des menus… Comme dit le proverbe : « Dans le doute, abstiens-toi ».

C’est alors que nous rencontrons un restaurant dont le titre était « Vege ». On décide d’entrer. De toute façon, on n’en peut plus : on a faim, et on est fatigué. On se lance donc. Dans les faits, rien n’était « Végé » dans ce resto (si tenté que végé veuille dire quelque chose…). Il a donc fallut composer et demander le plat sans les crevettes. L’attente fut longue… très longue… Le repas me fut servi dans un plat en forme de coeur. Ceci aurait presque pu me contenter si le restaurant n’avait pas été full fumeur… Vraiment désagréable de manger envahi par la fumée et l’odeur. Mais bon, la faim justifie les moyens comme on dit.

NB : La plupart des restaurants à Tokyo sont ouverts aux fumeurs. Je vous conseille donc – même si vous êtes fumeurs – de faire attention avant de rentrer dans un restaurant. De plus, le japonais est assez bruyant dans le cadre restreint d’un restaurant 😉

Nous rentrons finalement au ryokan, épuisés, mais satisfaits de notre journée !

 

Allers et retours : récit d’un voyage

Premier article de ce voyage au Japon, que je décide de consacrer au(x) voyage(s) en avion. Pour plus de clarté et afin d’éviter les redites, il concernera les journées suivantes :  lundi 13 juillet, mardi 14 juillet et vendredi 24 juillet.

Le choix du vol

Le choix du vol est quelque chose de très important lorsque vous voyagez sur de longues distances. Il y a fort à parier qu’il s’agisse de votre principal poste de dépenses.

Deux options s’offrent à vous, le vol direct, ou le vol avec escale. Le vol direct est évidemment plus rapide, mais il est généralement bien plus coûteux qu’un vol avec escale. L’escale n’est pas forcément très longue (1 h à l’aller et 2h30 au retour dans notre cas). En ce qui nous concerne, nous avions choisi la compagnie Qatar airways, très bien cotée, et deux fois moins cher qu’un aller-retour  via Air France.

Lundi 13 juillet

J’arrivai à 19 h à l’aéroport (pour un départ prévu à 22h et des soupières). Je retrouvai Pierre et nous nous dirigeâmes vers l’embarquement, après avec valider notre carte d’embarquement au check-in de Qatar aiways, et leur avoir confié nos valises.

A l’embarquement, une petite faim fit son apparition. Nous nous dirigeâmes donc au Relay pour nous sustenter. Étant vegan, et devant le peu de choix à disposition, je décidai d’attendre l’avion pour m’alimenter. Pierre persévéra en prenant un truc à grignoter. C’est alors qu’une vieille et ventripotente bonne femme lui sembla tellement désagréable qu’il décida, abandonnant ses victuailles, de se reporter sur le point sandwich d’à côté.

Ensuite, vint l’attente pour l’embarquement : arriver trop tôt à l’aéroport, cela ne sert à rien ! Alors que l’attente commençait à devenir longue, un bruit retentit, que nous n’avions plus entendu depuis notre plus tendre enfance… Nous balayâmes la salle du regard, à la recherche de ladite mélodie, quant, tout à coût, Pierre aperçoit ceci :

11745215_845917572129954_232546299_oQatar Airways était en train d’imprimer la liste des passagers, sur une machine antique ! Exit la technologie 2.0 !

Une fois installés dans l’avion, il a fallut trouver de quoi s’occuper. Dans les avions longs courriers, ce genre de tablette est à disposition :

899020_845939788794399_1971632498_oLes anciens airbus dispose de ces anciennes tablettes. Les boeing et airbus A380 que nous avons eu par la suite disposent de tablettes plus récentes, avec une meilleure ergonomie tactile et plus de choix.

Ces tablettes, anciennes ou plus récentes, proposent, autre autres, films, quelques épisodes de séries télé, quelques jeux et de la musique. Assez sommaire, mais cela permet de s’occuper quand on n’arrive pas à dormir.

Mardi 14 juillet

Dans l’avion, on s’occupe comment ?

Pour ma part, j’ai regardé les choses suivantes :

  • Le Hobbit : un voyage inattendu
  • 2 épisodes de The Flash
  • Reine des neiges (Bon ok, je me suis endormi devant, mais c’était pour le principe !)

Avec Pierre, nous avons également jouer à Qui veut gagner des millions, ainsi qu’à un pendu. Mais comme les jeux sont en anglais, ça complique quelque peu la tâche !

Dans l’avion, on mange quoi quand on est vegan ?

Il faut savoir que lorsque vous voyagez de Paris à Tokyo, en faisant une escale à Doha, vous avez deux repas dans le vol Paris > Doha, et deux autres repas dans le vol Doha > Tokyo.

Ne nous mentons pas, si la qualité de la nourriture n’est pas folle, cela reste largement mangeable. Ce qui est plus gênant, c’est la notion des « repas ». Ce qu’ils appellent collation porte plutôt bien son nom : il s’agit par exemple de ce wrap aux légumes :

11731327_846245108763867_1916410203_oDe la même façon, leur lunch sont plutôt équilibrés :

11746406_846244968763881_77241097_oEn revanche, ils ont une notion du breakfast somme toute assez particulière. En effet, à 2h du matin, on me propose mon breakfast vegan :

11752050_846245085430536_106164320_oComment dire… ? Les brocolis et tomates cuites à 2 h du matin, ça pique quoi !! De la même façon, sur le vol du retour, je me suis vu proposer un breakfast avec du riz au curry super épicé ! M’enfin… ça pique ! #ilssontfouscesqataris !

NB : Si vous êtes vegan, veuillez, lors de votre enregistrement en ligne, à bien stipuler que vous voulez un menu VGML. En effet, le menu AVML est un menu végétaRien et contient des atrocités comme un yaourt et un croissant au beurre. Si jamais ils se sont trompés dans votre repas, n’hésitez pas à le signaler en disant que vous aviez commandé un « vegan meal » et « not a vegetarien one ».

Pendant les escales, on fait quoi ?

Déjà, si vous avez une escale à Doha comme ce fut notre cas, vous aurez l’agréable surprise de vous prendre un violent coup de chaud à la sortie de l’avion à Doha. En effet, l’avion est climatisé aux alentours de 20°c, il y fait presque frais (Surtout quand les couillons devant, vêtus d’un gros pull, mettent la clim à fond…). Dehors, à Doha, la température est de 35 °C à 5h du matin, et les vents y sont atrocement chauds !

11747406_846245038763874_1823456531_o-1Quand vous avez une courte escale (1 h – 1 h 30), vous n’aurez guère le temps que de marcher (ou courir) à votre embarquement suivant.

Si vous avez plus de temps d’escale, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Faire une sieste
  • Faire les boutiques
  • Prendre un café, un truc à grignoter
  • « Visiter » l’aéroport et ses curiosités. Par exemple dans le cas de Doha :

P1010978Cet ours géant en peluche. Bon d’accord, avec sa lampe encastrée dans le crâne et dans le c*l, c’est plus conceptuel qu’autre chose… !

L’immigration et la fin du voyage

Au départ, lors des escales et des arrivés, il vous faut passer par « l’immigration ». Rien de bien méchant, on vous demande la plupart du temps de montrer votre carte d’embarquement et votre passeport.

A Tokyo toutefois, les employés du service immigration prendront votre bouille en photo, ainsi que vos empreintes digitales. Rien de bien méchant encore une fois.

Ensuite vous êtes enfin relâchez, et il ne vous reste plus qu’à rejoindre votre lieu d’hébergement. En ce qui nous concerne, nous sommes arrivés vers 23h30, et ne voulant prendre le risque de louper le dernier métro, nous avions décidé de prendre une nuit à l’hôtel de l’aéroport, avant de rejoindre notre ryokan le lendemain.

Arrivés à l’hôtel, on se douche enfin ! L’occasion de faire connaissance avec cette première curiosité :

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Surtout, ne pas se tromper de bouton !

Ensuite, une fois la tenue de nuit fournie par l’hôtel enfilée, il ne nous resta plus qu’à aller nous coucher ! Enfin !

Le retour : vendredi 24 juillet

Tokyo > Doha

Pour commencer, l’avion eut 20 minutes de retard (embarquement à 00h40 au lieu de 00h20). Une fois dans l’avion, n’arrivant pas à dormir, il fallut bien s’occuper :

  • Deux autres épisodes de The Flash
  • Un documentaire sur Pétra
  • Qui veut gagner des millions et pendu en anglais avec Pierre.

Pour s’occuper dans l’avion, il est aussi possible de faire connaissance avec vos voisins de rangée. C’est ainsi que je fis la rencontre de Momoco, une tokyoïte partant en vacances en Espagne (Madrid et Galice). Nous avons notamment discuté de véganisme et de ce que j’avais fait lors de mon séjour sur Tokyo. Une belle rencontre en soi.

Escale à Doha

L’escale était cette fois si plus longue (2h30 contre 1h à l’aller). L’occasion de retourner voir le nounours géant, d’errer dans quelques boutiques, avant de rejoindre notre porte d’embarquement. Un embarquement assez spécial, puisque 4 contrôle de la carte d’embarquement ont eu lieu, avant de finalement nous changer de place dans l’avion…

Doha > Paris CDG

Le vol Doha > Paris a été incroyablement long et pénible : Les 4 guguss de la rangée précédentes, vêtus de gros pull, avait allumé la clim à fond, et il faisait juste super froid !

De plus, ma tablette n’était pas complètement fonctionnelle : impossible entre autres de regarder un film ou des épisodes de séries TV…

Ajoutons à cela un riz au curry épicé en guise de petit déjeuner… Des gens qui se ruent aux toilettes en mode : moi d’abord, le monde après… Ou d’autres qui passent plus de 20 minutes dans les chiottes pour se parfumer…

Arrivée à Paris CDG

Nous arrivons à 14h30 à l’aéroport Roissy CDG. D’emblée une annonce nous averti d’un lourd contrôle de police à la sortie de l’avion. Quelques émirs sont alors apparus en fauteuil roulant, poussés par des employés de l’aéroport… Certainement une manière de ne pas faire la queue comme tout le monde, puisque ces derniers émirs gambader fièrement dans l’aéroport et dans l’avion…

Dans les faits, le dispositif mis en place n’avait rien de « lourd ». C’est l’absence d’effectif conséquent qui rendit l’attente interminable : 2 policiers pour contrôler tout un airbus A380…

Une fois le contrôle de police passé, au bout d’environ 45 minutes d’attente, il fallut récupérer nos valises. J’ai eu la mienne au bout de quelques minutes d’attente, mais Pierre dut attendre environ 1h15 pour récupérer la sienne (soit 16h30, deux heures après atterrissage…).

J’emprunte ensuite une navette pour me rendre à la gare de bus, afin de rentrer chez moi. Au sortir de cette navette, bienvenue en France : armé d’une lourde valise, personne ne te laisse descendre, ou ne s’excuse en te bousculant…

Japan, I miss you !

Cela s’est passé un 9 juillet

Le 9 juillet 1492. L’héroïsme des femmes et de Jeanne Hachette met fin au siège de Beauvais.

Le contexte

En 1472, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire rompt le traité de paix signé avec le roi de France Louis XI en 1468 à Péronne, dans la Somme. Il accusait Louis XI d’avoir fait emprisonner son allié le duc de Guyenne.

Partant d’Arras à la tête d’une armée de 80000 hommes, Charles le Téméraire franchit la Somme le 14 juin 1472, ravage la région, d’abord à Nesle. Puis il s’empare et pille Roye et Montdidier. Il ambitionne alors de conquérir Beauvais, qui était alors la ville la ville la plus riche de France. Beauvais était alors sans garnison militaire.

Le siège de Beauvais

Le 27 juin 1472, une avant-garde bourguignonne propose une reddition aux habitants de Beauvais qui refusent.  Informée des exactions commises par les Bourguignons, la ville décide de résister coûte que coûte à l’armée bourguignonne. Charles le Téméraire lance l’assaut. Les premières tentatives échouent et le duc de Bourgogne décide alors d’assiéger la ville, détournant le cours du Thérain qui alimentait la ville, rassemblant des dizaines de milliers d’hommes.

Le 9 juillet 1472 – Jeanne Hachette galvanise les Beauvaisien-ne-s

Le 9 juillet 1472, Charles le Téméraire lance ses troupes contre la ville défendue par ses habitants, y compris les femmes, qui servaient au ravitaillement sur les remparts, et dont certaines combattaient en jetant des pierres du haut des murs.

Gabriel-Vital Dubray, Statue de Jeanne Hachette, Beauvais, 1851
Gabriel-Vital Dubray, Statue de Jeanne Hachette, Beauvais, 1851

Malgré les efforts des défenseurs, les assaillants parviennent à installer des échelles près de la porte de Bresle. L’un d’eux se hisse au sommet, étendard à la main. C’est alors qu’une adolescente de 16 ans, Jeanne Laisné, le frappe à l’aide d’une petite hache, projetant le bougre dans le fossé. Cette action de Jeanne – qui lui valut le surnom de Jeanne Hachette – galvanisa les défenseurs, en particulier les femmes.

Les attaques ultérieures s’achèvent par la défaite des Bourguignons. Alors que des renforts envoyés par Louis XI approchent, Charles le Téméraire lève le siège le 23 juillet 1472.

Aux grandes femmes la Patrie reconnaissante ?

Pour honorer Jeanne Hachette et les Beauvaisiennes, Louis XI organise une procession. Contrairement aux usages en vigueur à cette époque, le cortège fut précédé par les femmes.

Elles furent de plus autorisées à porter les vêtements et ornements habituellement réservés aux nobles, le jour de leurs noces, pendant les fêtes et quand elles le souhaitaient.

Couverture de survie ! Kesako ?!

Présentation de l’objet indispensable à tout randonneur/randonneuse qui se respecte, j’ai nommé la couverture de survie !

Couverture survie

Couverture eud’ Ch’urvie, c’quoi que tin truc là ?!

Une couverture de survie, encore appelée couverture isotherme, est utilisée en situation d’urgence, pour lutter contre la chaleur, le froid, le vent ou l’humidité, ce qui explique ses nombreuses utilisations, que ce soit pas les secouristes que les randonneurs.

Généralement constituée d’un film en polyester métallisé, elle est très fine et résistante. Elle est également imputrescible et imperméable. Elle ne pèse que 60 grammes dans son format standard (2,20 m x 1,40 m). Certaines couvertures de survie sont réutilisables.

Et à quoi qu’cha chert tin machin ?!

Une couverture de survie possède deux faces, une dorée et une argentée.

La face dorée absorbe 50 % de la chaleur et permet de lutter contre l’hypothermie. La chaleur extérieure est absorbée, tandis que la chaleur corporelle est conservée.

La face argentée, quand à elle, reflète 90 % du rayonnement infrarouge et permet de lutter contre l’insolation.

Attention toutefois, l’utilisation d’une couverture de survie est fortement déconseillée dans les cas suivants :

  • en cas d’orage : le polyester métallisé conduit l’électricité… Il faut donc espérer qu’il n’y ait pas d’orage pendant l’ascension du mont Fuji ;
  • près des matières incandescentes (comme le feu =O)… Il n’est donc pas souhaitable que le Fuji entre en éruption, cette magnifique couverture ne serait alors d’aucune utilité ;
  • en cas d’utilisation d’un défibrillateur : le polyester métallisé conduit l’électricité (bis)…

Cela s’est passé un 1er juillet.

Le 1er juillet 776 av. J.-C. Naissance des premiers Jeux Olympiques.

900px-Olympic_flag.svgLa devise actuelle des jeux olympiques est « Citius, Altius, Fortius », ce qui signifie « plus vite, plus haut, plus fort ». Le drapeau olympique est formé de cinq anneaux de couleurs différentes : bleu, noir, rouge, jaune et vert. Au moins une des couleurs était présente dans le drapeau de chaque pays. C’est un symbole d’universalité .

Les jeux olympiques tels que nous les connaissons sont fondés par Pierre de Coubertin en 1896 . En 1924 eurent lieu les premiers jeux olympiques d’hiver.

640px-Baron_Pierre_de_CoubertinLes jeux Olympiques actuels sont un héritage que nous devons aux Grecs de l’Antiquité.Olympie est un sanctuaire panhellénique (commun à tous les grecs) dédié à Zeus où se déroulaient tous les 4 ans des concours sportifs entre 773 av. J.-C. et 393 apr. J.-C. Les vainqueurs des jeux recevaient la couronne d’olivier ainsi que des honneurs prestigieux une fois de retour dans leur cité.

Le mythe de Pélops, un mythe fondateur

Le mythe de Pélops est connu pour être le mythe fondateur des Jeux Olympiques. Pélops obtint la main d’Hippodamie dans une célèbre course de chars contre le père de celle-ci, Œnomaos, roi de Pise. Ce roi avait l’habitude de tuer les prétendants qui perdaient contre lui. Pélops gagna la compétition non seulement en conduisant les chevaux ailés que lui avait offerts Poséidon, mais en soudoyant Myrtlos, l’écuyer d’Œnomaos, pour qu’il retire un boulon du char de son maître. Le roi mourut traîné par ses chevaux. Pélops noya par la suite Myrtlos pour éviter de payer le prix de sa traitrise

Fronton Est du temple de Zeus à Olympie

Le déroulement des jeux panhelléniques d’Olympie

Le sanctuaire d’Olympie était consacré à Zeus. Les jeux étaient des fêtes religieuses. Ils étaient tellement importants que les hérauts chargés de les annoncer étaient aussi porteurs d’une trêve, c’est-à-dire une période de paix. Des dizaines de milliers d’individus, venus de tout le monde grec, se rendaient tous les 4 ans à Olympie.

Les Jeux s’étalaient sur six jours, de la façon suivante :

Première journée : cérémonie/rituel d’ouverture des jeux

Sacrifices sur l’autel de Zeus et les autres autels de l’Altis, le périmètre sacré à l’intérieur du mur d’enceinte sacré, où l’on trouve notamment le tombeau de Pélops.

Deuxième journée : les courses

Courses à pied (différentes distances). Course en arme avec casque et bouclier. Les courses sont effectuées dans le Stade. Le Stade faisait un peu moins de 200 m de long.

Troisième journée : jeux de lutte

Lutte et pugilat : une sorte de boxe. Pancrace (une sorte de lutte, avec des combats parfois mortelx). Les épreuves de lutte ont lieu dans la palestre. Il y avait aussi des épreuves réservées aux enfants de 12 à 18 ans.

Le pancrace, Vase grec, VIe siècle av. J.-C., Musée du Louvre, Paris

Focus : Le pancrace est un sport très brutal qui recherche la mise hors de combat de l’adversaire. La seule interdiction est de mettre les doigts dans les yeux de l’adversaire.

La première partie du combat se déroule debout : chaque combattant cherche à jeter son adversaire au sol, soit pas des coups de pieds ou poings, soit par une prise.

Puis le combat se déroule au sol, au corps-à-corps. Les clefs et les étranglements sont les moyens privilégiés pour terminer le combat. Pour se défaire d’une clef ou d’un étranglement, une astuce consiste à briser les doigts de son adversaire. Des concurrents meurt étranglés : ainsi Arrachion meurt étranglé par les cuisses de son adversaire, alors que ce dernier, le doigt de pied brisé, est en train d’abandonner.

Quatrième journée : le pentathlon

Pentathlon vient de penta (cinq) et athlon (compétition). Le pentathlon antique, regroupait les épreuves de disque, javelot, saut en longueur, course et lutte.

Cinquième journée : Courses de chevaux et de chars,

Ces courses avaient lieu dans l’Hippodrome (du grec hippos, le cheval ; et dromos, la course). En dehors des courses, les chevaux se reposaient dans les écuries.

Sixième journée : Cérémonie de clôture

Le sixième et dernier jour est le jour de la remise des prix. Elle début par des sacrifices dans l’Altis. Puis, une procession se dirige vers le temple de Zeus : c’est là que les vainqueurs reçoivent une couronne d’olivier sacré. Enfin, la procession se rend au Prytanée pour un banquet. Dans le prytanée, on trouvait la flamme olympique.

Gloire et honneurs

Les premiers honneurs sont décernés après chaque épreuve. Le nom du vainqueur est proclamé par le héraut en même temps que le nom de son père et celui de la ville pour laquelle il concourt. Il effectue un tour d’honneur sur la piste, tandis que la foule l’acclame et lui jette des fleurs. Seul le premier a droit aux honneurs ; les Grecs n’accordent aucune distinction aux athlètes arrivés deuxième et troisième.

Athlète vainqueur

On offre ensuite un banquet à l’ensemble des vainqueurs. Comme pour tous les jeux grecs, les athlètes victorieux (et fortunés) peuvent commander à un poète une ode de victoire célébrant leurs exploits, qui seront chantés par un chœur durant le banquet. Ils peuvent également faire ériger dans le sanctuaire de Zeus une statue à leur effigie.

Le grec qui gagne des prix aux quatre Jeux panhelléniques : Corinthe, Olympie, Némée, Delphes reçoit le titre de periodonikès, le vainqueur du « Grand Chelem » du sport grec.

Le vainqueur apporte la gloire sur sa cité. Et il y sera considéré comme un véritable héros ! Sa couronne sera offerte au dieu ou à la déesse protecteur/trice de sa cité (divinité poliade). Le vainqueur de la course donne son nom à l’Olympiade, l’intervalle de 4 ans séparant deux Jeux Olympiques.