Cela s’est passé un 22 août

Le 22 août 1791. La colonie de Saint-Domingue (Haïti) est secouée par l’insurrection des « Nègres marrons », nom donné à l’époque coloniale aux esclaves qui avaient fui les plantations et s’étaient réfugié.e.s dans les forêts. Revendiquant l’application stricte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 août 1789), iels revendiquent l’abolition de l’esclavage et l’égalité des droits. Il s’agit de la plus grande révolte servile de l’histoire, et la seule qui ait réussi !

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Le contexte : une déprise économique sur fond de révolution

Saint-Domingue a pour nom officiel «côtes et îles de Saint Domingue en l’Amérique sous le vent». Elle est, avant la Révolution française,  la colonie la plus prospère des possessions françaises d’outre-mer, notamment grâce à ses plantations de café, de canne à sucre et ses nombreux esclaves.

La colonie compte 600 000 habitant.e.s, dont 500 000 esclaves régis par le Code noir et 40 000 affranchis. Les affranchi.e.s, aussi appelé.e.s « libres de couleur », ne disposent pas des mêmes droits que les colons. Certaines professions leurs sont interdites et ils ne peuvent porter l’épée. Iels ont cependant le « droit » de posséder des esclaves… On estime ainsi que 125 000 à 170 000 esclaves sont « aux mains » des affranchi.e.s.

De nombreuses disettes et crises économiques ont agité Saint-Domingue au cours du XVIIIème siècle. Chaque fois, elles sont matées. Le rapport démographique change toutefois la donne :  près de 90% ( ! ) de la population est servile à la veille de la Révolution française.

Pour calmer l’agitation, l’Assemblée nationale décide, le 15 mai 1791 d’accorder le droit de vote à certain.e.s « libres de couleur ». Cette mesure effraye les colons planteurs de Saint-Domingue qui songent à proclamer leur indépendance pour se protéger des idées métropolitaines séditieuses. Cette mesure ne contente cependant pas plus les affranchi.e.s qui réclament une complète égalité de droits avec les colons, tout en conservant leur fidélité au roi de France. Elle ne contente pas non plus les négociant.e.s qui demeurent aussi fidèles à la monarchie qui leur garantit le principe de l’exclusif, c’est-à-dire une protection douanière.

Affranchi.e.s, négociant.e.s et planteurses blanc.he.s rentrent alors en opposition. Iels n’hésitent pas à armer leurs esclaves, sous promesse de liberté. Certain.e.s esclaves parviennent à s’échapper et à se réfugier dans la forêt, les « nègres marrons ».

Liberté et égalité : les moteurs de l’insurrection

Ces « nègres marrons » revendiquent l’abolition de l’esclavage le 14 août 1791, au cours d’une cérémonie vaudou, sous la direction d’un prêtre vaudou, Boukman. Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, l’insurrection éclate, menée par Boukman. Des centaines de plantations de canne à sucre et de café sont mises à sac et les colons Blanc.he.s sont massacré.e.s par centaines. Ce sont les prémices d’une guerre longue et meurtrière.

Massacre blancsLes insurgés noir.e.s reçoivent le soutien des affranchi.e.s, scandalisé.e.s de l’exécution de plusieurs affranchi.e.s, décidée par l’Assemblée nationale. Les premiers affrontements révèlent les talents militaires d’un cocher de 48 ans, François Toussaint. Affranchi en 1776, il a pu acquérir une propriété de 13 hectares et possède 20 esclaves. Rapidement, Toussaint fait la preuve de son courage et de ses talents de stratège. Il acquiert ainsi le surnom de Louverture, en raison de sa bravoure à percer les brèches.

ToussaintL’Assemblée législative établit le 28 mars 1792 une égalité de droits entre tous les hommes libres. Les esclaves ne sont toujours pas concerné.e.s. Il est toutefois trop tard pour enrayer l’insurrection.

L’Espagne entre en guerre contre la France en 1793. L’Espagne occupe la partie orientale de l’île, Santo Domingo, et propose aux meneur.se.s de l’insurrection, notamment à Toussaint Louverture, de combattre les Français à ses côtés en promesse de la liberté générale. Les insurgés acceptent la proposition. Louverture devient lieutenant général dans les armées espagnols. A la tête de 4000 hommes, il remporte victoire en victoire.

De l’abolition de l’esclavage à l’indépendance : la lutte continue

De Paris, l’insurrection est perçue comme une révolte royaliste bénéficiant de l’appui des Anglais et des Espagnols. Pour la résorber, la République française envoie deux commissaires, Sonthonax et Polverel avec une troupe de 6000 hommes. Les commissaires décident en juin 1793 d’affranchir les esclaves fidèles à la République. Puis, 29 août 1793, l’affranchissement général est proclamé dans la province du Nord, avant de l’être également le 4 septembre 1793 dans les parties Ouest et Sud. Sonthonax, membre de la Société des Amis des Noirs, prononce à l’occasion du 29 août 1793 les mots suivants : «Tous les nègres et sang-mêlés, actuellement dans l’esclavage, sont déclarés libres pour jouir de tous les droits attachés à la qualité de citoyen français…».

Trois députés de Saint-Domingue se rendent à Paris et réussissent à convaincre la Convention de généraliser l’abolition de l’esclavage à l’ensemble des colonies françaises, avec le décret du 4 février 1794. Certains planteurs n’hésitent plus alors à faire appel aux Anglais qui débarquent à Haïti en mai 1794 avec 7500 soldats et s’emparent de Porte-au-Prince, la capitale.

L’Espagne tarde à remplir ses promesses de libération des esclaves. Toussaint Louverture, mécontent, change alors de camp et, à partir du 18 mai 1794, il est aux côtés des révolutionnaires français. Les Anglais sont battus et décimés par une épidémie de fièvre jaune qui n’atteint quasiment pas les Noir.e.s. Toussaint Louverture, triomphe. En octobre 1798, il reçoit finalement la reddition définitive des Anglais au nom de la République française.

Louverture prend alors en main le gouvernement de l’île. Il rassure les planteurs et la prospérité revient. Par le décret du 12 octobre 1800, il oblige les Noir.e.s à travailler comme salarié.e.s dans les plantations dont iels étaient auparavant les esclaves.

Le 27 janvier 1801, il récupère la partie orientale de l’île, que l’Espagne avait cédée à la France en 1795. Ceci déplaît  fortement au premier consul Napoléon Bonaparte qui établit pour les colonies une législation spéciale, que brave Louverture, en proclamant, le 8 juillet 1801, l’autonomie de l’île de Saint-Domingue, s’autoproclamant au passage Gouverneur général à vie de la République de Saint-Domingue.

Excédé, le Premier Consul envoie à Saint-Domingue une expédition commandée par le général Leclerc, pour se débarrasser de ces « nègres dorés ».  La guerre est impitoyable. Venu en France signer un traité avec les Français, Louverture est arrêté. Incarcéré, il meurt d’une pneumonie le 7 avril 1803. Pendant ce temps, les combats se poursuivent à Saint-Domingue. L’indépendance est finalement proclamée le 1er janvier 1804.

Cela s’est passé un 18 août.

Le 18 août 1944. Libération et fermeture du camp de Drancy.

Le camp d’internement de Drancy a été fonctionnel d’août 1941 à août 1944. Situé au nord-est de Paris, il a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France, avant déportation vers les camps d’extermination nazis, notamment Auschwitz. 90 % des Juif.ve.s déporté.e.s de France sont passé.e.s par le camp de Drancy.

Drancy

Un camp d’internement

Le camp d’internement de Drancy est installé dès octobre 1939 dans un quartier d’HBM, la « cité de la Muette ». Le camp, entouré de barbelés, était bâti autour d’une cour d’environ 200 mètres de long sur 40 mètres de large.  Des miradors étaient installés aux quatre coins.

Le camp est réquisitionné par l’armée allemande le 14 juin 1940 et sert de lieu d’internement des prisonnier.e.s de guerre françai.se.s, des civil.e.s yougoslaves et grec.que.s, puis des prisonnier.e.s de guerre britanniques. Drancy devient ensuite un des principaux camps d’internement de Juif.ve.s en zone occupée en France, avec le camp de Royallieu à Compiègne, ou les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande dans le Loiret.

Le camp est placé sous la responsabilité du préfet de police qui a sous ses ordres la gendarmerie et les services du ravitaillement. Le chef du camp de Drancy est un commissaire de police. Officieusement, le camp est sous autorité directe des Allemands (SS) qui prononcent internements et libérations, affament les interné.e.s, leur interdisent la circulation dans le camp… redoublant de méthodes machiavéliques et brutales à l’encontre des Juif.ve.s. Le camp de Drancy était gardé par des gendarmes français. Le fonctionnement du camp était sous le contrôle du Service des affaires juives de la Gestapo.

Du 20 au 24 août 1941, une grande rafle de Juif.ve.s à lieu à Paris. La police française collabore avec la gendarmerie allemande, arrêtant 4 232 Juif.ve.s françai.se.s et étranger.e.s, âgé.e.s de 18 à 50 ans. La famine entraîne la dysenterie. Une partie des gendarmes français brutalisent les interné.e.s, multiplient les sanctions arbitraires et les humiliations. En novembre 1941, 800 interné.e.s malades sont libéré.e.s. Certain.e.s interné.e.s (environ 400) en profitent pour se déclarer malades et sortir également.

Un camp de déportation

Jusqu’au 17 août 1944, le camp de Drancy fonctionne comme lieu principal de rassemblement et de déportation des Juif.ve.s. A partir de 1942 et du tournant de l’Allemagne nazie vers la « solution finale », Drancy devient un camp de déportation.

Lors de la grande rafle du Vel d’hiv’ (16 et 17 juillet 1942), la police française arrête plus de 13000 personnes. Les célibataires et les couples sans enfants sont emmenés au camp de Drancy. Le 6 avril 1944, 44 enfant.e.s juif.ve.s de  la commune d’Izieu sont envoyé.e.s à Drancy, avant d’être déporté.e.s et exterminé.e.s à Auschwitz.

Pour rappel : les nazis ne demandaient que l’arrestation et la déportation des Juif.ve.s de 15 ans et plus. C’est à Pierre Laval, chef du Gouvernement de Vichy, que l’on doit l’initiative de l’arrestation et de la déportation des Juif.ve.s de moins de 15 ans… Pour accentuer encore plus la collaboration et faire « plaisir » à l’Allemagne nazie…

Entre 1942 et 1944, le camp de Drancy gagne le surnom d' »antichambre de la mort » : 63 convois de déporté.e.s juif.ve.s en sont partis, pour un total d’environ 67 000 Juif.ve.s. Au Total, 58 de ces convois sont partis vers Auschwitz-Birkenau. Le dernier convoi, le 17 août 1944, soit une semaine avant la libération de Paris, permis aux SS de fuir avec 51 déporté.e.s.

La libération, épuration et mémoire

La libération du camp a lieu le 18 août 1944. 1467 prisonnier.e.s sont libéré.e.s. Aujourd’hui, de nombreux noms de rues portent la date du 18 août 1944 en souvenir de cet événement. 67 000 des 76 000 Juif.ve.s déporté.e.s de France le furent à partir de Drancy, soit environ 88 % du total. Moins de 2000 des déporté.e.s de Drancy reviennent des camps d’extermination, soit environ 3 % seulement.

Après la guerre, le camp est utilisé pour l’épuration. 15 gendarmes sont jugés pour « intelligence avec l’ennemi ». 10 sont inculpés pour atteinte à la sûreté extérieure de l’État. Trois prennent la fuite, tandis que les 7 autres plaident l’obéissance aux ordres reçus, malgré les témoignages de brutalité des rescapé.e.s. Ils seront réhabilités pour « actes de participation active, efficace et soutenue à la Résistance contre l’ennemi ». Deux sont condamnés à deux ans de prison ferme, et à dégradation nationale pour 5 ans, avant d’être finalement graciés et relevés de l’indignité nationale au bout d’un an.

Les bâtiments redeviennent ensuite des habitations bon marché. Aujourd’hui, Drancy est toujours un grand ensemble d’habitation.

En 1976, un Mémorial est construit à Drancy, à côté du Wagon-Témoin en bordure du quartier de la Muette. En 1989, une association du Conservatoire historique du camp de Drancy est créée. Drancy est le lieu le plus connu dans le monde entier de la mémoire de la Shoah en France. Le 21 septembre 2012, un nouveau lieu d’histoire et d’éducation présentant le passé du camp d’internement a été inauguré.

Cela s’est passé un 14 août

Le 14 août 1352. En pleine guerre de Cent-Ans, dans la cadre de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), Anglais et Français maintiennent le statut quo lors de la bataille de Mauron.

Le contexte : la guerre de Succession de Bretagne

1341. Nous sommes en pleine guerre de Cent Ans. Le duc de Bretagne Jean II meurt sans héritier et sans avoir désigné de successeur. Deux prétendants s’affrontent pour la succession : d’un part Charles de Blois, soutenu par le roi de France (parti blésois franco-breton) ; d’autre part Jean de Montfort, son demi-frère, soutenu par les Anglais et la petite noblesse bretonne (parti montfortiste anglo-breton). Les deux partis campent rapidement sur leurs positions. La paix est entrecoupée de quelques escarmouches.

En 1352, le roi de France Jean II le Bon relance les hostilités. Guy II de Nesle est chargé par ce dernier de préparer la victoire en Bretagne. Défense occidentale avancée de Rennes, la place-forte de Mauron occupe une position stratégique et contrôle les voies reliant les cités de Dinan, Vannes et Rennes.

Mauron est aussi convoitée par le parti de Montfort qui envoie le breton Tanguy du Châtel et l’anglais Gautier de Bentley. Ils détiennent Mauron. Les deux armées se rencontrent à Brambily, près du château de Mauron.

Les forces en présence

L’armée anglo-bretonne rassemble environ 2000 hommes sous les commandements de l’anglais Gautier de Bentley et le breton Tanguy du Châtel. Elle est composée en particulier d’archers qui forment les ailes de la défense.

Bataille MauronL’armée franco-bretonne rassemble environ 5000 hommes sous le commandement principal de Guy II de Nesle. Ils ont pour objectif de reprendre Mauron.

La bataille de Mauron

Au début des hostilités de 1352, les Anglo-bretons sont maîtres de Mauron. Il semblerait cependant que le château de Mauron ait quant à lui été aux mains des Franco-bretons.

Au matin du 14 août 1352, les Anglo-bretons, massés secrètement durant la nuit en forêt, arrivent à Mauron. La bataille oppose 300 hommes d’armes et 300 arches anglo-bretons à des franco-bretons bien supérieurs en nombre.

Persuadé de sa supériorité, Guy de Nesle propose à Bentley un armistice, que ce dernier refuse. Bentley dispose ses troupes en haut d’une colline à environ 1,5 km des positions françaises, les dominant d’une centaine de mètres. Utilisant ses archers dans une stratégie défensive, Bentley envoie ses 800 à 1000 archers sur les ailes des fantassins et des chevaliers de Du Chastel. Du Chastel et Bentley font face aux fantassins Franco-bretons disposés en trois bataillons.

Les Anglais patientent, laissent les fantassins français attaquer à découvert et à flanc de colline, retirent au dernier moment leurs propres fantassins et envoient un déluge de flèches sur les Français.

En dépit de leur supériorité numérique, les partisans de Blois sont vaincus sans appel, après d’âpres combats, et doivent se replier sur Rennes. Durant la bataille, ils ont perdu 140 chevaliers et 13 seigneurs dont Guy de Nesle lui-même.

Bilan et conséquences

Bien que moins nombreux, les Anglo-Bretons remportent une victoire éclatante. La bataille de Mauron entraîne l’absence d’offensives françaises dans la région 11 années durant. Les combats furent très violents. On compte 800 pertes du côté franco-breton et 600 du côté anglo-breton. Nombreux nobles bretons et français périssent, victime des archers anglais et de leur serment de ne jamais reculer.

Les lourdes pertes imposent aux deux partis le statut quo dans la guerre de succession de Bretagne qui se terminera le 29 septembre 1364 par une nouvelle victoire anglaise lors de la Bataille d’Auray.

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Le saviez-vous ?

La « Guerre de Cent-Ans » commence en 1337 et ne s’achève qu’en 1453. Par conséquent, il serait plus juste de parler de « Guerre de Cent-seize Ans ».

Le miel, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’industrie apicole en chiffres (France)

En France métropolitaine, on compte 1 300 000 ruches qui produisent 18 500 tonnes de miel par an. On compte aujourd’hui un peu plus de 70 000 apiculteurs en France. Les Français consomment en moyenne 40 000 tonnes de miel par an, ce qui signifie que plus de la moitié du miel consommé est importé. En 2010, le chiffre d’affaires de l’industrie apicole était de 133,5 millions d’euros.

Par pollinisation, les abeilles participent la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales et à la reproduction de plus de ¾ des cultures dans le monde : majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses….

Le miel est présenté par la propagande publicitaire comme un produit sain, naturel et raffiné. A des fins de marketing, d’aucuns lui ont même conféré des vertus pseudo-thérapeutiques ou médicales. Notons au passage que les allégations de santé concernant le miel ne sont pas prouvées scientifiquement et qu’elles sont interdites par la Commission Européenne depuis fin 2012. Aux rangs de ces allégations de santé, on trouvait des slogans séducteurs comme « favorise le transit » ou « un petit coup de pouce pour la mémoire »…

Le miel et les abeilles

  • Qui est l’abeille ?

MayaLe terme « abeille » désigne certains insectes de l’ordre des hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis…). Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées, dont 1000 en France. L’espère la plus répandue en Europe est l’abeille domestique (apis mellifera). Notons que les insectes, au même titre que les êtres humains, font parties du règne animal. Une abeille est donc un animal, tout comme l’humain.

L’abeille et réputée pour son « intelligence » et sa « vie en société« . Et l’on peut se demander pourquoi les abeilles ne sont pas valorisées au même titre que les autres animaux. De nombreuses études et documentaires ont démontré cet incroyable intelligence des abeilles. Pour ne donner qu’un court exemple, le documentaire « Waggle dance » démontre que ces dernières, par un ingénieux calcul vectoriel, produisent une danse qui transmet non seulement la direction de la source de nourriture, mais aussi sa distance. Plus encore que cela, leur danse prend aussi en compte le mouvement de la terre autour du soleil (de manière plus prosaïque, la trajectoire du soleil dans le ciel) : quand le soleil « bouge » d’un degré (toutes les 4 minutes), l’angle de la danse évolue également d’un degré !

Combien d’êtres humains seraient capables d’en faire autant ?

  • Le miel, c’est quoi ?

Le miel est communément défini comme une substance sucrée produite par les abeilles dites « à miel » à partir de nectar ou de miellat. Le miel est entreposé par les abeilles dans la ruche où il sert de réserves de nourriture, surtout en hiver.

Comment est produit le miel ? Les abeilles avalent le nectar dans leur abdomen, puis le régurgitent, y ajoutent des enzymes (salive), le mâchent,  avalent à nouveau et recommencent. Chaque goutte de nectar est ainsi avalée et régurgitée 50 fois ! Oui, le miel est en réalité du vomi d’abeilles !

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Côté santé – Et si le miel n’était pas bon pour la santé ?

Le miel est mis sur le marché en tant que produit « sain », « bon pour la santé », « édulcorant naturel ». Tous les produits d’abeilles contiennent du sucre, des protéines animales et des graisses et sont explicitement mauvais pour notre santé. Le miel est une nourriture parfaite, mais pour les abeilles ! Tout comme le lait l’est pour les petits veaux (voir article : Le lait, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?).

Lorsqu’il est ingéré, le miel commence par absorber l’humidité de l’estomac et de la flore gastrique, détruisant les bactéries symbiotiques qui aident à la digestion des aliments. Le miel, bien plus que le sucre de canne ou de betterave, forme de l’acide et décalcifie les os. Le corps prélève le calcium des os afin de neutraliser les acides introduits par le miel.

Côté environnement : Et si consommer du miel nuisait à l’environnement ?

  • L’élevage d’abeilles nuit à la biodiversité

A priori, il paraît difficile de faire le lien entre la consommation de miel et de lourds impacts sur l’environnement. Cependant, les effets sont réellement opérants. Les élevages d’abeilles nuisent ainsi à la biodiversité.

Il existent des centaines de variétés d’abeilles sauvages (qui ne vivent pas en ruches) et qui collectent du nectar et pollinisent. La cohabitation entre abeilles « domestiques » (allez utilisons l’adjectif « exploitées ») et abeilles « sauvages » (utilisons l’adjectif « libres« ) pose problème. En effet, les apiculteurs maintiennent dans les ruches une température artificiellement élevée, ce qui permet aux abeilles exploitées d’aller collecter du nectar bien plus matinalement que les abeilles libres. Ceci a, vous le comprenez, des incidences déplorables pour les abeilles sauvages, dont les ressources se trouvent ainsi raréfiées.

L’élevage domestique d’abeilles a donc des conséquences déplorables sur les autres espèces d’abeilles libres, et conjointement sur la faune. En effet, certaines espèces végétales ne peuvent être pollinisées que par un type d’abeille spécifique.

  • L’abeille au sommet du règne animal

« Je suis un humain. Je suis supérieur à toute forme de vie. Je domine les animaux », variante polie du plus trivial « Moi humain… Gros cerveau… Mais pas savoir faire marcher ».

Remettons les espèces à leur place. Si chaque espèce d’abeilles venait à disparaître demain, cela aurait un effet totalement nuisible sur l’agriculture, la vie végétale et toutes les sources de nourriture dans le monde. Nous l’avons vu, les abeilles participent à la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales et de plus de 75 % des cultures dans le monde. En l’absence de tout pollinisateur, les sources de nourriture telles que nous les connaissons, disparaîtraient. Pas de nourriture sans abeilles.

Bee die En revanche, si on l’éliminait l’être humain de la surface de la terre, chaque autre être vivant en bénéficierait et pourrait enfin jouir de ses droits les plus fondamentaux qui sont ceux d’être libre, d’avoir accès au bonheur, et tout simplement de vivre ! Ainsi devons nous peut-être penser à cela quand nous classifions l’importance des droits des espèces : si l’on devait chasser l’espèce la plus inutile et néfaste, il y a de bonnes chances que ce soit l’être humain qui décampe le premier ! Ne l’oublions jamais.

Côté éthique – Dans les coulisses de l’horreur

Comme tout élevage, l’apiculture est en tous points INcompatible avec le bien-être animal.

  • Les abeilles ressentent la douleur

L’abeille est un insecte. Et un insecte – de nombreuses nouvelles études scientifiques le prouvent – comme tous les animaux, ressent la douleur et peut souffrir. Les abeilles ont un large système nerveux capable de sentir et transmettre la douleur. Si un animal peut ressentir de la douleur, comment peut-il être éthique de lui en infliger ?

Au-delà même de ça, comment pouvons-nous dire pour qui la douleur est importante et pour qui elle ne l’est pas ? L’est-elle seulement pour les humains ? Seulement pour les humains et leurs animaux « de compagnie » ? Seulement pour les animaux jugés « beaux », « mignons »… ? On est ici en plein spécisme. Retrouvez plus d’informations sur le spécisme sur cet article : Le spécisme, qu’est-ce que c’est ?

  • Asservissement

L’autre problème de l’industrie apicole est aussi l’asservissement des abeilles. Les abeilles ne sont pas nos esclaves ! Alice Walker, écrivaine, activiste et féministe états-unienne, s’exprime ainsi :

« The animals of the world exist for their own reasons. They were not made for humans any more than black people were made for white, or women created for men.« 

Traduisons par « Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons, ils ne sont pas faits pour les humains, pas plus que les noirs ne sont faits pour les blancs, ou que les femmes sont créées pour les hommes ».

  • Violation de domicile, vol de nourriture et déménagements à répétition

L’atmosphère de la ruche est fragile et elle est perturbée en cas d’ouverture par l’apiculteur. L’atmosphère d’une ruche d’abeilles est particulièrement complexe à maintenir et ces dernières œuvrent durement à cette fin.

Les abeilles utilisent leur miel pour isoler leur ruche et pour se nourrir ainsi que leurs larves. Par conséquent, quand l’industrie apicole commercialise du miel, elle vole les réserves de nourriture d’êtres sentients, ainsi que celles de sa progéniture. Le miel étant la seule réserve de nourriture des abeilles, il est indispensable à leur survie, surtout pendant l’hiver. Pensez que produire 15 grammes de miel demande aux abeilles un millier d’aller-retours ! Dans les ruches qui ne sont pas détruites, le miel volé est remplacé par une alternative à base de glucose de très mauvaise qualité et très peu nutritif.

La rentabilité économique à tout prix a entraîné une banalisation des déplacements de ruches en fonction de la saisonnalité des diverses floraisons. Les abeilles sont stressées par ces déplacements, et certaines y laissent la vie. Le transport d’abeilles dans des environnements où elles ne vivent pas naturellement à des conséquences sur la faune locale : les abeilles locales contractent des maladies qui voyagent avec les abeilles d’importation. De plus, la consanguinité sélective des abeilles a affaibli considérablement leur système immunitaire, ce qui amplifie le phénomène.

  • La reine : mutilation et insémination

Les abeilles ne produisent pas de miel si elles n’ont pas de reine. C’est pourquoi les apiculteurs « commandent » des reines. Ces reines sont inséminées artificiellement : une procédure ou les mâles abeilles sont écrasés et vidés de leur sperme (vidéo) qui est alors inséré de force dans la reine (vidéo).

Le transport vers la ruche peut être difficile pour les reines, qui sont souvent blessées ou tuées pendant le transit. Quand la reine arrive par courrier, les apiculteurs arrachent ou coupent leurs ailes pour leur empêcher tout envol. C’est le clippage (vidéo). Vidéo que je trouve absolument choquante non seulement par sa pratique, mais aussi pas les absurdités prononcées…. « C’est rien du tout, c’est un petit bout. C’est comme vous couper les ongles ! ». Sauf, que, cher bourreau sans cœur, quand on se coupe les ongles, cela ne nous empêche pas de nous déplacer :-(.

Les reines abeilles sont renouvelées chaque saison : cela signifie qu’à chaque saison, les précédentes reines sont tuées pour être remplacées par d’autres, jugées plus productives et plus rentables économiquement.

  • Meurtres de masse

Il y a un grand manque de respect pour la vie des abeilles dans l’industrie du miel. Beaucoup d’apiculteurices tuent leurs ruches à l’approche de l’hiver, particulièrement dans les élevages intensifs d’abeilles. En effet, certaines ruches d’abeilles domestiques jugées les moins rentables sont détruites après la récolte, car l’importation au printemps de nouvelles colonies est plus rentable économiquement pour l’apiculteur que de s’en occuper durant l’hiver.

Les abeilles sont prêtes à mourir pour défendre leur ruche (en piquant à l’aide de son dard, l’abeille laisse son dard, ses glandes à venin, et une partie de son abdomen ; ce qui entraîne sa mort). La vie et la mort de toutes ces colonies d’abeilles répondent purement à des raisons économiques.

Les abeilles sont chassées de la ruche afin que puissent être récoltés la cire, la propolis, la gelée royale et le miel. Pour les chasser, les apiculteurices enfument la ruche ou utilisent des répulsifs, ce qui stresse les abeilles. Durant le processus, des abeilles sont intoxiquées, tombent paralysées au sol, ou sont écrasées.

Enfumage

  • Des alternatives pour consommer sans souffrance

L’industrie du miel est tout proprement inutile. En effet, il existe de nombreuses alternatives de qualité, très accessibles de surcroît. On peut penser ici aux sirops d’agave ou d’érable dont la texture est analogue à celle du miel et où les arômes sont plus délicats. Le sirop d’agave dispose d’un pouvoir sucrant 30 % supérieur à celui du sucre, tout en présentant un index glycémique bas, c’est-à-dire que moins de produit sera nécessaire pour obtenir la même sensation de sucré.
Bien d’autres substituts existent tels que le miel de datte ou la confiture de pissenlit.

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Aucun raison ne justifie l’exploitation des abeilles.
En tant qu’êtres sentients, elles ont le droit,
au même titre que l’être humain, à la liberté, à l’épanouissement et à la vie.

Rien ne justifie le vol de leurs resserves nourricières,
pas plus que les pratiques barbares et sordides de l’industrie apicole.
Une fois pour toute, les animaux ne sont pas des ressources
Et ne sont pas faits pour être exploités..

Par conséquent, la consommation de miel est aussi éloignée
du véganisme et de l’éthique qu’il est possible de l’être.

no honey please

Les oeufs, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’industrie ovo’ en chiffres (France)

En 2010, plus de 14,4 milliards d’œufs ont été produits en France, soit plus de 450 œufs par seconde. La consommation moyenne d’un français est de 216 œufs par an, soit 4 œufs par semaine.

On compte, en France, un peu moins de 50 millions de poules pondeuses réparties dans 2 100 exploitations. En France, 90 % des œufs vendus proviennent de poules élevées en cages de batterie.

Disposant d’une bonne durée de conservation, d’un prix attractif et présenté par la propagande de l’industrie avicole comme « un aliment complet », l’œuf paraît un indispensable de l’alimentation. Et pourtant…

Le bon sens : les œufs, c’est dégueux

Les œufs viennent des poules. Les poules n’ont qu’un orifice unique par lequel elles urinent, défèquent et pondent leurs œufs.

D’ailleurs, utiliser le terme d’œuf pour parler d’un produit de consommation est une absurdité, puis que le terme « œuf » désigne une cellule résultant de la fécondation d’une gamète femelle (ovule) par une gamète mâle (spermatozoïde). Les « œufs » non fécondes que l’on retrouve dans nos supermarchés ne sont donc pas littéralement des œufs, mais correspondent à ce que l’on pourrait appeler un ovule élaboré, ou ovule 2.0, le jaune (l’ovule) s’étant entouré de blanc (albumen) puis d’une coquille. Manger un œuf, c’est donc manger un ovule 2.0 !  Mais jusqu’ici, je pense que vous n’apprenez rien.

Côté santé : Et si les œufs n’étaient pas bons pour la santé ?

  • Les œufs ne sont pas un bon apport de protéines

En effet la valeur protéinique d’un œuf est de 12,6 g de protéines pour 100 g. Soit 12,6 % de l’œuf. Si l’on se souvient de mon article antérieur sur les protéines, on voit que l’œuf est surclassé en termes protéiniques par :

  • L’avoine : 16,9 % de protéines
  • Il fait jeu égal avec le blé : 12,3 %  de protéines.
  • Tandis que les haricots (21,7 %), les lentilles (25,4 %) et autres pois cassés (24,55 %) ne souffrent aucune comparaison.

L’argument de la valeur protéinique de l’œuf n’a donc pas lieu d’être. Il est possible de s’en passer.

  • Les œufs sont mauvais pour la santé

Les œufs ont une très haute teneur en mauvais cholestérol et graisses saturés. Le mauvais cholestérol est notamment responsable de maladies telles que l’athérosclérose, de troubles métaboliques comme l’hypercholestérolémie ou de nombreuses maladies cardiovasculaires. Une étude scientifique de 1976 menée par le Dr. Michael Greger a montré que consommer un seul œuf par jour est aussi néfaste que fumer 5 cigarettes par jour.

Oeuf diableLa salmonella est une bactérie qui peut infecter les poules et être transmise à leurs œufs, qui peut ensuite être consommée par l’être humain. Dans certains pays, comme les États-Unis ou la France, beaucoup de personnes tombent malades à cause de ces salmonelles présentent dans les œufs : gastro-entérites, toxi-infections alimentaires dont les symptômes sont diarrhée, fièvre et crampes abdominales. Bien sûr, on vous dira que vous avez une « gastro », c’est tellement plus mignon que de vous dire que vous avez attrapé la salmonellose ! Hummmm, sal-mo-ne-llose !

Côté éthique – Le mythe de la poule heureuse

  • Les poules en cage : l’atrocité

Si les poules sont malades ou sales, ce n’est pas de leur faute, mais bien celle des conditions de leur exploitation. Dans les fermes, les poules sont entassées dans de minuscules cages, de la taille d’une feuille format A4 et ne disposent chacune que de 15 cm sur le perchoir. Elles ne disposent donc pas de suffisamment de place pour se déplacer. Les cages sont sales, les poules sont effrayées et stressées…

  • Les poules en liberté : l’illusion

Vous me direz peut-être que ceci concerne que les poules élevées en cages, dites « de batterie » et que le problème ne se pose donc pas pour les œufs de poules élevées en liberté… Le fait qu’une poule soit élevée « en liberté » donc « sans cages » n’est qu’un écran de fumée pour cacher une autre réalité. Ces poules élevées « en liberté » sont en fait entassées dans des hangars, tous aussi sales que les cages… Elles disposent au final d’encore moins d’espace qu’une poule en cage, et tombent tout autant malade des causes de l’insalubrité.

Dans ces deux premiers cas, poules « en batterie » ou poules « en liberté », pour éviter les comportements d’agression que suscitent la promiscuité, les exploitant.e.s tranchent le bec des poussins quelques heures après leur éclosion, à l’aide d’une lame chauffée à blanc. Le débecquage à vif (vidéo) est si douloureux que les poussins succombent parfois de crise cardiaque ou se laissent mourir de faim tellement picorer est devenu douloureux.

  • Le mythe des poules du jardin / du voisin / du fermier du coin / en « plein-air » / heureuses / etjenpasse !

Notons déjà que l’expression de « plein-air » est en elle-même douteuse. Comme si un mélange de gaz pouvait être plein ou vide… Plein ou vide de quoi ? Bref, passons !

L’œuf de ces poules « heureuses » ou « bien traitées » revient une nouvelle fois à considérer l’animal comme une ressource et à s’approprier quelque chose qui n’est pas à nous. Cela renforce une fois de plus le cautionnement moral de l’exploitation animale. C’est ni plus ni moins qu’un vol. Manger des œufs, c’est voler des ovules 2.0 ! Que diriez-vous, si, au moment de l’ovulation humaine, quelqu’un venait subtiliser l’ovule ? Plutôt effrayant, non ?

ragnagna egg
Mange tes propres ragnagna !

Ce que l’on sait moins, c’est que les poules mangent leurs œufs non-fécondés s’ils ne sont pas ramassés. C’est une façon pour la poule de combler les carences qu’engendre son exploitation par l’être humain…

Enfin, ramasser les œufs des poules les force à pondre d’avantage, ce qui qui les épuise et réduit leur durée de vie. Exploitée par l’homme, une poule produit un peu plus de 300 oeufs par an. Non exploitée, c’est-à-dire à l’état « sauvage »,  les études ont montré qu’elle n’en produirait que moins d’une vingtaine. Malheureusement, une poule à l’état sauvage n’a que peu de chance d’exister, attendu qu’elles ont été modifiées génétiquement. Et que même une poule relâchée dans la nature aura un « rythme de ponte » élevé car elle aura été conditionnée ainsi.

  • On ne fait pas d’omelettes sans broyer de poussins

Pour assurer une production continue d’œufs, les producteurs doivent évidemment « renouveler » leurs poules, une fois qu’elles ne sont plus assez rentables… (et converties en chaire animale). Il faut savoir qu’une poule dite « pondeuse » vit en moyenne une année en élevage, alors qu’elle vivrait une dizaine d’années dans la nature…

Ces producteurs laissent donc certains ovules de poules être fécondés pour produire des poussins et, in extenso, de nouvelles poules dites « pondeuses ». Ces poussins, naturellement, sont pour moitié des femelles, pour moitié des mâles. Et comme les exploitant.e.s n’ont seulement besoin que des poussins femelles (entendons par là que les poussins mâles ne leur sont d’aucune rentabilité économique, puisqu’ils ne pondent pas), les poussins mâles sont systématiquement broyés ou gazés. Je vous propose deux vidéos, la version courte et la version longue. Et comme dans l’industrie, rien ne se perd, tout se transforme, voilà ce que deviennent les poussins broyés : cliquez 😦

-Hum, qu'est-ce que tu es en train de faire ?  -Je tue tous ces bébés poulets -Pourquoi tu fais ça ?  -Parce que j'ai seulement besoin des femelles, comme elles pondent des œufs. -Pourquoi ne manges-tu pas autre chose à la place des œufs ?  -Ne sois pas si extrême.
-Hum, qu’est-ce que tu fais ?
-Je tue tous ces bébés poules.
-Pourquoi tu fais ça ?
-Parce que j’ai seulement besoin des femelles, comme elles pondent des œufs.
-Pourquoi ne manges-tu pas autre chose à la place des œufs ?
-Ne sois pas si extrême.
  • Des alternatives pour consommer sans souffrance

Il est tout à fait possible d’éradiquer les œufs de son alimentation sans se priver. Par exemple, pour réaliser des gâteaux, l’astuce la plus simple est de substituer un œuf par une demie-banane ou de la compote de pommes.

L'oeuf revendiqué comme un indispensable de la cuisine, notamment lorsqu'il s'agit de concevoir un gâteau ou une patisserie, ne doit pas être une justification de la souffrance et de l'exploitation. De multiples alternatives existent.
L’œuf, revendiqué comme un indispensable de la cuisine, notamment lorsqu’il s’agit de concevoir un gâteau ou une pâtisserie, ne doit pas être une justification de la souffrance et de l’exploitation. De multiples alternatives existent.

Il existe également des substituts d’œufs en poudre dans les magasins bio ou du tahini qui est une purée de graines de sésame.

Pour les omelettes, il est possible d’utiliser de la farine de poids chiche mélangée à de l’eau pour remplacer les œufs. Avec des légumes, c’est d’enfer !

Résumons : 10 raison pour ne plus consommer d’œufs

  1. Les œufs sont en fait des ovules.
  2. Les œufs ne sont pas particulièrement riches en protéines.
  3. Les œufs ne sont pas bons pour la santé et leur consommation entraine fièvres, troubles intestinaux, diarrhées et gastros.
  4. C’est du vol.
  5. La vie d’une poule est une existence de souffrance.
  6. Les images bucoliques de poules « heureuses » ou « bien traitées » ne sont qu’un écran de fumée.
  7. Une fois qu’elle n’est plus assez rentable, la poule part à l’abattoir où elle est transformée en chair animale.
  8. Les poussins mâles sont systématiquement broyés ou gazés.
  9. Les animaux ne sont pas une ressource. Ils ne nous appartiennent pas.
  10. De multiples alternatives existent pour cuisiner sans souffrance.

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Je crois profondément que l’être humain est doué d’empathie.  Il peut ressentir et partager la douleur d’autres êtres sentients et faire preuve de compassion.
Rien ne justifie la consommation d’œufs et le cautionnement de cette industrie aussi inutile que cruelle, tout comme l’industrie laitière !


Laissez parler votre cœur et votre humanité.
Devenez végan !

Les végan.e.s sont-iels carencé.e.s en calcium ?

Calcium humoorLà aussi, c’est un des clichés les plus répandus lorsque l’on dit qu’on ne boit de lait : du trivial « Tu ne bois pas de lait ? Et tes os alors, t’y as pensé ? » au culpabilisant « Tu es au courant que tu as besoin de calcium ? » en passant par le non moins banal « Hé, t’as pas vu les pubs ou quoi ? ».

Comme nous l’avons fait dans l’article sur les protéines (Mais… Et les protéines dans tout ça ?!), tentons, là aussi, de démythifier la propagande commerciale de l’industrie laitière.

Calcium humor
« L’industrie laitière voudrait vous remercier de continuer à croire le mythe que le lait animal rend vos os solides ».

Mais d’abord, le calcium, qu’est-ce que c’est ?

Le calcium, c’est un élément chimique (Ca) qui ne se trouve pas à l’état pur dans la nature. C’est le métal le plus abondant du corps humain. Il est principalement stocké dans les os dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation de ces derniers ainsi qu’à celle des dents et au maintien de leur santé.

Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation sanguine, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles. Un déficit de calcium peut engendrer de l’ostéoporose ou des problèmes de croissance. A l’inverse, un excès de calcium peut provoquer calculs rénaux et augmentation des risques cardiovasculaires. Un être humain adulte a besoin d’environ 600 à 800 mg de calcium par jour.

Calcium-and-Strong-BonesIl est possible de trouver son apport en calcium dans les produits laitiers, loin de moi l’idée de prétendre le contraire. Mais, dans un article précédent (Le lait, mythes et réalités. Pourquoi ne plus en consommer ?), nous avons cependant vu que la consommation de lait animal était autant inutile que néfaste pour la santé et qu’elle pouvait engendrer de graves maladies comme le cancer des os, l’ostéoporose. La consommation de lait augmente in extenso le risque de fractures.

Et surtout, cette consommation de lait engendre aussi le cautionnement de l’exploitation animale, l’abus des taureaux et l’insémination forcée et continuelle des vaches, l’abattage des veaux à l’âge de deux mois pour produire de la viande de veau. L’industrie laitière est ainsi la plus cruelle de toute la filière élevage… Si l’on devait se risquer à une comparaison douteuse, il serait tout à fait possible de dire qu’un verre de lait contient bien plus de souffrance qu’un steak…

Mais alors… tu vas me le dire ou tu le trouves ton calcium, OUI OU NON ?!!!!

Du calme, jeune padawan ! Contrairement aux idées reçues, le calcium ne se trouve pas que dans le lait. Les végétaux contiennent suffisamment de calcium pour satisfaire nos besoins journaliers. Les légumes telles que le brocoli (mon petit chouchou), les choux de toutes sortes (frisé, chinois….), le tofu (je déteste ça personnellement), les légumineuses ou encore les céréales en sont d’excellentes sources.

Aliments CalciumVoici par exemple une infographie, non exhaustive, mais qui permettra de démystifier l’idée laquelle sans lait on est carencé en calcium. On voit notamment que le brocolis fait jeu égal avec le lait (114 mg de calcium par portion), et que choux et haricots contiennent presque le double de calcium (195 mg / portion).

NB : Le super-héros du calcium, c’est l’ortie, qui contient pas moins de 1900 mg de calcium pour 100 grammes (soit 190 % des apports quotidiens recommandés !!!), tandis que 100 mg de lait ne représentent que 10 % des apports quotidiens recommandés en calcium.

Ajoutons que le calcium des produits laitiers est absorbé à 32 % tandis que celui de certains légumes peut être absorbé jusqu’à 61 %. Ainsi, 100 grammes de légumes peuvent apporter à l’organisme bien plus de calcium qu’un verre de lait ! De plus, en consommant des végétaux, vous apportez non seulement à votre organisme le calcium dont il a besoin, mais aussi :

  • des fibres, qui permettent de lutter contre la constipation et contre le cancer du colon ;
  • de l’acide folique (vitamine B9) qui intervient dans le métabolisme des acides animés et qui doit être particulièrement suivi chez la femme enceinte ;
  • du potassium (K) qui intervient dans la transmission de l’influx nerveux et la contraction musculaire ;
  • du fer qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, de la myoglobine des muscles et dans de nombreuses réactions enzymatiques nécessaire à la respiration des cellules.
  • Et bien d’autres encore….

Tant d’éléments que vous ne retrouvez pas dans les produits laitiers. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la consommation de calcium d’origine végétale est tellement meilleure pour la santé : obtenir tous les nutriments dont l’organisme a besoin, sans les graisses saturées, les antibiotiques ou encore le pus que l’on retrouve dans le lait…

Go veganDans tous les cas de figures, que ce soit dans le cas du lait de vache industrielle, ou de la vache du jardin du voisin, la consommation de lait est immorale, anti-éthique, inutile et néfaste pour la santé. Les végétaux contiennent tout le calcium dont nous avons besoin. Contrairement à que martèle la propagande publicitaire de l’industrie laitière, il n’y a absolument aucune raison qui justifie l’exploitation animale, et notamment celle des vaches laitières.