Ceci est un manifeste

Ceci est un manifeste.

Un manifeste contre l’agisme, contre le capacitisme.

Un manifeste contre toi, vielle.ux briscard.e des luttes sociales. Toi qui hantes les manifestations sociales depuis, prétends-tu, l’aube des temps. Toi qui as tout vu, tout fait. Toi qui a tenu la barricade, toi qui t’es illustré.e de multiples actions et prises de parole héroïque.

Toi qui lutte, depuis des décennies, te plaignant que la situation ne cesse d’empirer. Toi qui, par convention ou conformisme, prétends apprendre la vie à la jeunesse. Cette jeunesse que tu qualifies à loisirs de stupide, crétine et inconsciente.

Or, cette jeunesse que tu dénigres est aujourd’hui en droit de se demander où étais-tu. Où étais-tu, lorsque le fascisme s’installait durablement en France ? Où étais-tu alors que le racisme ressuscitait ? Où étais-tu, lorsqu’on taillait en pièce cette jeunesse ? Renversais-tu déjà des poubelles pour bloquer les rues au lieu de mener des actions réellement opérantes ?

Un manifeste pour toi, qui enfin, et peut-être l’as-tu oublié, fut jeune autrefois.

Ceci est un manifeste.

Un manifeste pour la Jeunesse, pour l’Avenir

Un manifeste pour toi, Jeunesse, pour toi, l’Avenir. Nul n’a le droit de te commander, de te dire quoi penser ou quoi faire. Tu n’as pas de leçon à recevoir de cell.eux qui ont laissé faire et qui continuent d’échouer. Tu n’as nul besoin de parti politique ou de syndicat pour agir. Ces derniers te voleront ton pouvoir.

Toi qui souffre, Jeunesse, et ce n’est qu’un début. Toi qui vies déjà dans l’Avenir, alors que cell.eux qui veulent te commander sont prisonnier.es du passé. Ne les écoutes pas. Iels ne veulent que préserver un ordre social inégalitaire et ne font que corroborer la précarisation de l’Avenir, de ton Avenir.

Jeunesse, tu es forte. Tu es puissante. Les puissant.e.s te redoutent. S’iels te redoutent, c’est parce que tu peux bousculer les choses. T’es-tu demandé pourquoi les puissant.e.s ne redoutaient plus les syndicats ? Parce qu’iels servent de soupape de dépressurisation de la contestation sociale.  Mais tu peux renverser cet ordre social inégalitaire. De grâce, ne te tais point. Jamais. Vocifères, cries, hurles et révolte-toi contre ces puissant.e.s. Ne leur permets pas de voler ton Avenir.

Un manifeste pour toi, Jeunesse, qui rend à l’Avenir son pouvoir. Un manifeste pour toi, Justice sociale.

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Résumé politique de la semaine écoulée

Débordé.e ou pressé.e, ermite ou troglodyte, procrastineur.euse ou simple infophobe, vous avez – à votre plus vif désespoir – manqué l’actualité politique hebdomadaire.

Pas de panique ! Pour vous, j’ai œuvré sans relâche, avec un soucis d’exactitude et d’objectivité complète, afin de vous livrer un décryptage méticuleux, synthétisant sur l’essentiel. Voici donc le résumé politique de la semaine écoulée.

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Croisons le fer : les véganes en sont-iels carencé.e.s ?

La secte VS le chamanisme

Pâle, faible et anémique, déficient.e en fer, les caractéristiques fantasmées des non-veganes sur les véganes. C’est un des stéréotypes les plus durablement ancrés : les véganes sont anémiques et FAIBLES. C’est communément admis : sans chair animale, pas de fer. D’où l’argument archaïque et récurrent: « Il faut manger de la viande pour être FORT.E ».

C’est en soit une représentation assez grégaire et chamanique : Si je mange un animal, j’acquiers sa FORCE ! Le fer est en effet étroitement (restrictivement) associé à la consommation de chair animale, surtout celle qualifiée de « viande rouge ». Dès lors, les véganes sont-iels condamné.e.s à la FAIBLESSE et à l’anémie ?

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On entre dès lors dans des schèmes de domination. Au-delà des simples apports en fer, c’est bel et bien la place de l’homme (« h » minuscule volontaire) – entendons par là sa « supériorité » – dans le règne animal qui semble être remise en question dès que l’on se présente comme végane, membre de cette secte qui prétend remettre en question « l’ordre des choses ».

Le fer, qu’est-ce que c’est ?

De la même façon que pour les protéines, lorsque vous annoncez votre véganisme, vos ami.e.s, famille, connaissances deviennent subitement des expert.e.s en fer (ferologues ?). Mais d’abord, le fer, c’est quoi ? Ça sert à quoi ?

Fer

Le fer, c’est un oligo-élément minéral qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges. Il intervient aussi dans le fonctionnement des muscles et la respiration cellulaire.

Mortifère VS santé de fer

Le premier point à soulever est qu’avec une alimentation végétale, les véganes obtiennent non seulement plus de fer qu’une alimentation carnée (alias mortifère, c’est-à-dire qui provoque ou entraîne la mort d’un grand nombre d’individus), mais aussi que ce fer est de meilleure qualité, puisqu’il est non-héminique. Alors que le fer héminique (chair animale) est absorbé par l’intestin que l’on en est besoin ou non.

Absorbé en excès, le fer peut augmenter les risques de lésions du foie, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, stress oxydant… En insuffisance, la création de globules rouges devient insuffisante et cause l’anémie.

Ces variations sont empêchées par le fer non-héminique (des végétaux), dont la consommation va pouvoir être régulée par notre organisme. Les ressources en fer ne seront prélevées et absorbées que lorsque votre organisme en aura besoin.

Sources de fer végétales

Haricots, légumes verts et fruits secs sont de très bonnes sources de fer végétales. Ce sont en outre de meilleures sources de fer que la chair animale du point de vue calorifique.  L’un des avantages d’une alimentation végétale est sa haute teneur en vitamine C qui augmente l’absorption du fer non-héminique d’un sixième. A cet égard, le brocolis est un puissant atout.

Bien d’autres sources de fer végétales existent. Ainsi, on retrouve du fer dans le pain, les céréales, les graines, le quinoa, les fruits secs (abricots, figues, raisin…), les champignons, les pommes de terres, le tofu, les lentilles, les noix de cajou, …

En ce qui concerne les besoins journaliers en fer, ils sont environ de 30 mg de fer chez la femme adulte et de 14 mg chez l’homme adulte.

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100 g de lentilles apporteront à l’organisme 3,3 mg de fer non-héminique stockable, tandis que tandis que 100 g de chair animale qualifiée « viande rouge » n’apportent qu’entre 2 et 2,5 mg de fer héminique, qui sera absorbé, que l’organisme en est besoin ou non.

Une alimentation végétale permet donc d’assurer à l’organisme l’ensemble du fer dont il a besoin, tout en évitant les excès néfastes à la santé.

Et tout cela, sans cautionner, consciemment ou non,

la souffrance et la mort de milliards d’individus sentients.

Et ça, c’est quand même le plus important.

Cela s’est passé un 20 avril

Le 20 avril 1825. Le roi de France Charles X fait voter la loi du Sacrilège.

Charles X, obsédé réactionnaire, fait adopter par les Chambres le 20 avril 1825, par 250 voix contre 95, une curieuse loi rétrograde sur le Sacrilège, afin de mieux expier les « péchés de la Révolution » et de « re-christianiser la France ». Le compte de Peyronnet, ministre de la Justice, la défend avec fougue.  Cette loi édicte une hiérarchie de sanctions pour les actes sacrilèges :

Sera puni des travaux forcés à perpétuité quiconque aura été déclaré coupable d’avoir, dans un édifice consacré à la religion d’Etat, volé, avec ou même sans effraction du tabernacle, des vases sacrés qui y étaient renfermés. La profanation des vases sacrés sera punie de mort, si elle est accompagnée de deux circonstances aggravantes :

  1. Si les vases sacrés renfermaient, au moment du crime, des hosties consacrées ;
  2. Si la profanation a été commise publiquement.

La peine prévue était alors l’amputation de la main droite, suivie d’une amende honorable, c’est-à-dire l’obligation de se repentir en public en l’exécution. Puis lea coupable était décapité.e.

C’est du jamais vu. Cette loi assimilant le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré de vives critiques, y compris dans le camp ultraroyaliste. Elle ne sera cependant jamais appliquée et le successeur de Charles X, Louis-Philippe Ier, l’abroge rapidement, le 11 octobre 1830.

 

L’équitation : est-ce végane ?

On rappellera premièrement que le véganisme abolitionniste est une lutte politique et sociale qui s’oppose à toute forme d’exploitation des animaux, humains comme non humains.

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Les arguments pro-équitation n’ont aucune substance

Malgré cela, certain.e.s prétendument véganes continuent de monter à cheval, et l’équitation est considéré comme un loisir et une pratique populaire, traditionnelle et culturelle.

Plusieurs arguments sont utilisés par les cavalier.es, plaidant en faveur des bénéfices qu’apporte cette pratique au cheval. L’un des plus fréquents est que les chevaux domestiqués ont besoin d’exercice. Effectivement, les chevaux ont besoin d’exercice, tout comme les chiens, sans que ces derniers ne soient montés. Il n’est donc pas nécessaire de monter un cheval pour qu’il fasse de l’exercice. Il s’en sort très bien tout seul.

Un autre argument avancé par les cavalier.es est que monter un cheval lui fournit un environnement varié. Il est aussi possible de lui proposer un environnement varié en l’accompagnant à pied. Encore une fois, monter sur le cheval n’est pas nécessaire.

Nombreux sont aussi les cavalier.es à sortir l’argument : « Mais mon cheval aime être monté, sauter, porter une bride, avoir un mors en bouche, faire de la compétition… ». Basiquement, ce n’est pas parce que lea cavalier.e aime apprécie quelque chose que le cheval en fera autant.

Si, en dépit de ces réponses simples à des arguments dénués de corps, certain.e.s véganes continuent de monter à cheval, alors il est important de faire la lumière sur ce qu’engendrent leur pratique de l’équitation sur les chevaux qu’iels aiment tant.

L’équitation : le plaisir de la douleur

L’équitation a des effets physiques sur le corps d’un cheval, les cavalier.es ne flottant pas au dessus du dos du cheval comme sur un tapis d’air.

Au niveau de la structure du squelette du cheval, il est communément admis que l’on peut monter un cheval lorsque les plaques de croissance au dessus de leurs genoux se convertissent de cartilage en os. Mais ces plaques de croissance ne sont pas seulement présentes dans les genoux, mais dans tous les os : arrière du crâne, vertèbres…

Communément, beaucoup de chevaux commencent à être montés à partir de 2 ans. Or, les dernières plaques de croissance qui fusionnent sont celles de la colonne vertébrale, ce qui se produit vers 5 ans et demi. De plus, la fin de croissance du cartilage a lieu environ entre 6 et 9 ans.

Monter un cheval n’a donc rien de bénéfique pour le cheval. L’équitation endommage le dos du cheval, déplaçant ses plaques de croissance, provoquant douleurs et blessures.

Non content de provoquer des dommages au squelette, monter à cheval endommage aussi les muscles et les tissus.

Le dos du cheval a une fonction très importante, celle de la moelle épinière qui est de garantir que les réponses du système nerveux (goût, odorat, vue, ouïe) transitent correctement du et au cerveau.

Des instruments de torture

Une partie du dos du cheval, le spinalis medulla, peut être considérée comme le cerveau du dos du cheval, sur lequel lea cavalièr.e s’assied, causant des dommages amplifiés par l’usage de la selle, du harnais, mors et cravache. Ainsi, les selles restreignent l’afflux sanguin, tout en causant des tissus tissulaires, ainsi qu’usure et irritation générales.

Certain.e.s cavalier.es estiment que les mors peuvent être utilisés éthiquement si lea cavalièr.e est expérimenté.e. Il est important de rappeler que TOUS les mors sont conçus pour contrôler le cheval par pression appliquée, autrement dit par la douleur. C’est leur unique objectif.

Certain.e.s cavalier.e.s prétendent que, bien ajusté et contrôlé, le mors peut transmettre au cheval des signaux nuancés et subtils, sans douleur. Rien n’est plus faux. Une pression extrême est exercée sur la bouche et les nerfs buccaux du cheval, soit une pression de 50 à 100 kg par par cm² de surface buccale.

Les mors causent de douleur et des dégâts aux très nombreux nerfs craniens du cheval ainsi qu’à leur mâchoire, langue et palais. Ainsi, le nerf maxillaire qui comprend la fonction principale de sensation pour les dents maxillaires, la cavité nasale, le palais leur transmet de multiples messages de douleur. Les nerfs faciaux affleurent la peau et sont extrêmement sensibles.

Les joints du mors cogne le palais du cheval quand la pression est exercée au niveau des rènes, causant la transmission de signaux de douleur par les nerfs du palais. Les chevaux essayent souvent d’insérer leur langue entre les joints du mors et leur palais pour tenter d’échapper à la douleur. La langue s’en retrouve pincée et écrasée par le mors, transmettant via le nerf lingual une grande douleur.

Le mors obstrue également la voie respiratoire du cheval et gène sa respiration, ce qui est doublement problématique, attendu que les mors sont surtout utilisés par les cavalier.e.s lorsqu’iels demandent au cheval de grands efforts physiques.

Les névralgies faciales (secouements de tête répétés) sont également aux rangs des réponses à la douleur exercée par les mors. Pour empêcher leurs chevaux de secouer la tête, les cavalier.e.s exercent souvent une pression accrue sur le mors, entraînant une amplification des douleurs exercées par ce dernier, et conséquemment, encore plus de névralgies faciales. Pour éviter cela, certain.e.s cavalier.e.s utilisent une muserolle pour fermer la bouche du cheval, ne faisant qu’amplifier la peur et de la douleur du cheval.

Les impacts du mors vont bien plus loin que la bouche du cheval et les effets de la douleur sont systémiques. Il est impossible d’utiliser un mors sans que le cheval ne ressente de douleur.

La cravache est en elle-même un instrument de domination et d’asservissement abjecte, aussi éloignée de l’éthique qu’il est possible de l’être. Le choc musculaire résultant d’un coup de cravache reste opérant 40 minutes après l’utilisation de cette dernière.

Courses et concours hippiques, industrie de l’horreur

Les courses et concours hippiques n’ont rien d’éthique, c’est un business ne visant que le profit économique. Un business qui considère une fois de plus les animaux comme des ressources dont on peut librement disposer. Les courses ne visent que le résultat, la vitesse, la performance. Les droits fondamentaux des chevaux sont occultés. Il en va de même pour les concours et parcours d’obstacles. Il ne s’agit en aucun cas « d’amour du cheval » comme on l’entend régulièrement.

La cruauté des courses de cheval commencent bien loin des hippodromes et des circuits de courses. Les chevaux de courses sont génétiquement manipulés et élevés pour courir aussi vite que possible. Les juments sont inséminées de force, continuellement, durant 90% de leur courte vie.

Une fois nés, les potentiels chevaux de courses sont enlevés à leur mère, qui est immédiatement inséminée de force, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus produire de nouveaux individus et soit abattue.

Les nouveaux nés ont besoin de s’alimenter et sont alors enfermés auprès de « juments laitières ». Et comme il n’y a pas assez de jument laitière pour tous ces poulains, seuls les « meilleurs individus » sont conservés. Les poulains n’étant d’aucune utilité pour l’industrie de la chaire animale parce qu’il est interdit de mener à l’abattoir des poulains de moins de 6 mois, ceux qui n’ont pas été sélectionnés sont laissés à mourir de faim, puis utilisés pour produire du cuir pour des chaussures par exemple. Ceux qui survivent au-delà des 6 mois sont abattus, et utilisés à la fois par l’industrie du cuir et par l’industrie de la chaire animale.

Ce cycle de l’horreur et de la mort, est assimilable en de nombreux points à l’industrie laitière. Plus d’informations sur cet article : https://leblogdetitus.wordpress.com/2015/08/10/le-lait-mythes-et-realites-pourquoi-ne-plus-en-consommer/

Sur les 100000 poulains élevés chaque année pour la course, seuls 5 à 40 % seront utilisés pour les courses, le reste étant envoyé à l’abattoir pour la consommation humaine ou celle des animaux domestiques, ou réintroduit dans l’élevage, ou revendu pour les courses de seconde classe.

Les abattoirs de chevaux sont le pendant occulté des courses hippiques, tous comme les poussins mâles sont celui de l’industrie ovocole (œufs). Plus d’informations sur cet article : https://leblogdetitus.wordpress.com/2015/08/12/les-oeufs-mythes-et-realite-pourquoi-ne-plus-en-consommer/

Pour les chevaux sélectionnés pour les courses hippiques, ce n’est que le début d’une vie de souffrance. Ils sont utilisés pour les courses environ dès l’âge d’un an et demi, alors que, rappelons le, la croissance de leur cartilage se poursuit jusqu’à l’âge de 6 à 9 ans. Les fractures, blessures et l’épuisement des courses, réduit leur durée de vie entre 4 et 6 ans, au lieu de 30 à 40 ans pour un cheval à l’état libre.

Un peu de bon sens

L’équitation étant une forme d’exploitation, à des fins de loisirs personnels ou de consommation, monter à cheval n’est pas en aucun cas végane.

Les chevaux n’ont pas besoin d’être montés, et l’équitation est une pratique UNIQUEMENT au bénéfice dula cavalier.e, pour son divertissement, et seulement le sien. L’équitation n’a donc rien de végane ou d’éthique.

Le dos du cheval n’est pas un siège, ce n’est pas une chaise pour le postérieur humain. Ce n’est pas non plus un moyen de transport.

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Les chevaux n’ont pas besoin d’être montés pour être heureux. L’appropriation du corps du cheval par l’animal humain n’est donc en aucun cas un acte éthique.

Monter un cheval n’est donc pas une nécessité. C’est un choix imposé à un autre individu. Celui de lui infliger ou non de la douleur. Celui de considérer ou non les animaux comme des ressources. Celui de reconnaître, ou non les droits fondamentaux des êtes sentients.

Aymeric Caron, spéciste

Scandale chez les antispécistes.

Préambule : Se faire l’avocat du végétarisme, car c’est la faute du journaliste

Un article du NouvelObs aurait attribué à M. Caron les considérations éthiques de Peter Singer, Aymeric Caron accusant le journaliste d’avoir « tout mélangé ». Voici le message publié par l’intéressé sur sa page facebook :

Précision: un article du NouvelObs publié hier m’a prêté des propos que je n’ai jamais tenus. Le journaliste a tout mélangé: il m’a attribué la position du philosophe Peter Singer, que je venais de lui exposer pour lui faire comprendre… mon désaccord avec ce point de vue. Que les choses soient claires: je refuse de manger un animal, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il a été élevé, bonnes ou mauvaises. Je suis ce qu’on appelle un « abolitionniste« . C’est ce que j’explique très clairement dans « Antispéciste« . Le papier du NouvelObs a fort heureusement été modifié depuis, pour rétablir la vérité.

A présent, lisons cet article en ligne du NouvelObs : http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160407.OBS8069/aymeric-caron-un-ver-de-terre-doit-avoir-des-droits.html

En fait, ce n’est même pas utile de lire l’entièreté de l’article, il suffit de s’arrêter sur l’en-tête :

L’ancien chroniqueur, grand avocat du végétarisme, publie un essai pour dénoncer le spécisme, cette hiérarchie qu’on instaure entre les animaux.

Donc soit, le journaliste a fait une erreur et mal interprété les propos de monsieur Caron. Et depuis la VÉRITÉ est rétablit. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes.

Sauf qu’on se demande de quelle vérité il s’agit. Se prétendre « grand avocat du végétarisme » (car oui, il faut défendre le végétarisme, profiter de son audience pour visibiliser les victimes serait dommage), et dénoncer le « spécisme », relève de l’incohérence et du dédoublement d’éthicité. Par ailleurs, Caron se revendique « abolitionniste » et écrit un ouvrage intitulé « antispéciste ». Vous la sentez aussi arriver l’idéologie obscurantiste et welfariste ?

Est-ce utile de rappeler à Monsieur Caron que le végétarisme est l’exact inverse de l’antispécisme, il qu’il s’agit ni plus ni moins d’un cautionnement moral de l’exploitation d’individu.e.s sentient.e.s. Je ne lui ferais pas cet affront. J’imagine que le journaliste, là aussi, à mal interprété les propos de Monsieur Caron. Donc soit, accordons ici le bénéfice du doute, même si cela nous en coûte. Le journalisme des fois, c’est vraiment désastreux.

Mais alors, qui croire ? Comment être sûr que Monsieur Caron n’est pas victime d’un complot médiatique visant à l’empêcher d’écouler son ouvrage parmi la communauté welfariste de la « protection animale ».

Pour nous faire une idée objective sur la question, prenons l’émission de On est pas couché du 9 avril 2016, dans laquelle Aymeric Caron était invité pour parler de la sortie de son livre. Car oui, il s’agit bien de promotion publicitaire.

Pour celleux que ça intéresse, vous pouvez retrouver l’émission en question ici : https://www.facebook.com/causeanimalefr/videos/1187854097900219/

Partons d’un postulat à la fois simple mais redoutablement osé : les mots sortant de la bouche d’Aymeric Caron ont été prononcé par Aymeric Caron lui-même, et n’ont pas été doublés par une personne qui aurait fait une erreur. Je vous avez prévenu, le postulat est osé !

« Moi-je moi-je » tolère l’exploitation

Première partie de l’entretien, menée par Laurent Ruquier. Ce dernier introduit le propos :

On va SURTOUT parler du livre d’Aymeric Caron, il est là pour ça

Nous voilà averti.e.s. Monsieur Caron est là pour parler de SON livre, pas de l’abolition.

Une phrase glissée habilement par le grand avocat du végétarisme, entre deux sessions de Moi-Je Moi-je :

Les chaussures, c’est une tannée.

On saluera ici l’expression spéciste. Tout autant que la mauvaise fois de Monsieur Caron. Trouver des chaussures est facile en plus, à partir du moment où l’on sort de son petit égo. L’indécence de Caron est telle qu’avec tout l’argent qu’il gagne, il se paye encore ce luxe. Non, trouver des chaussures cruelty-free n’est pas compliqué, pas plus que de faire un achat sur Sarenza..

Il ne faut pas faire de discrimination entre différentes espèces

On peut donc quand même les hiérarchiser ? On peut les exploiter, si on ne les discrimine pas ?

La capacité d’un humain, d’un cochon, d’un chien à souffrir est à peu près la même, donc il faut en tenir compte.

Donc si on en tient compte, on peut quand même les exploiter ? Quelle est donc ici l’intention de l’orateur « abolitionniste ». Surement pas l’abolition en tout cas.

Laurent Ruquier s’adonne ensuite à la lecture d’extraits du livre de Caron :

L’antispéciste est-il pour autant vegan, à savoir qu’il refuse tous produits d’origine animale, même le lait et les œufs », là vous répondez par l’affirmative, mais vous dites qu’on peut y apporter quand même une NUANCE

Et Caron de répondre :

Oui, il y a vraiment des débats entre les antispécistes : « Que peut-on faire pour être sûr.e de RESPECTER l’animal ? »… Si on prend le cas du lait et des œufs, parce que, au départ, on dit qu’un végétarien… peut s’autoriser à manger certains produits animals (merci la faute de langage au passage) comme les œufs, le lait, tandis que le végétalien ne mange aucun produit d’origine animal.

Il y a je trouve un côté relativement malsain à parler ainsi de « respecter l’animal ». Qu’est-ce que ça veut dire respecter l’animal ? Que si on le « traite bien », que s’il est « élevé dans de bonnes conditions » il est alors acceptable de l’exploiter ?

« MOI, j’ai une philosophie la dessus qui est LA MIENNE, mais qui peut-être contestée par certain.e.s végan.e.s : le système d’exploitation aujourd’hui des vaches laitières est telle qu’on ne peut pas avoir des vaches laitières SANS FAIRE SOUFFRIR des vaches et provoquer la mort ».

Ici, au delà du moi-je moi-je récurrent, Caron considère que le problème est la souffrance des animaux, et non leur exploitation en elle-même. Ce qu’il veut dire, c’est qu’il considère légitime d’exploiter des animaux non humains, si ces derniers n’ont pas « souffert ». Cette position n’est pas antispéciste. Elle n’est pas plus abolitionniste. Certain.e.s diront surement que je suis parti pris, que je vais trop loin et que j’extrapole. Soit, j’accepte le fait que, à ce moment de la vidéo, j’extrapole la pensée de notre revendiqué « antispéciste abolitionniste ».

La suite va vite confirmer nos inquiétudes, puisqu’au sujet de l’exploitation des poules, Caron reprend très justement le broyage des poussins mâles (on visibilise pour la première fois les victimes au passage), avant d’ajouter :

On essaie de CHANGER LA LOI, mais ce n’est pas fait.

Et voilà, le welfarisme au grand jour ! Des cages plus grandes, de meilleures conditions d’exploitation, le bio-qui-fait-pas-bobo. Mais l’abolition dans tout ça est oubliée. Cette position n’est pas antispéciste. Cela montre bien aussi l’ineptie de l’efficacité de 200 ans d’associations welfaristes et spécistes que Caron et ses fan.e.s défendent.

Ruquier joue ensuite les avocats du diable :

Si je vais chercher des œufs à la ferme d’à côté, que je sais que les poules sont à l’air libre, que de temps en temps, je vais prendre un ou deux œufs pour mon petit déjeuner, quand même, j’ai le droit ça !

On y est. L’argument classique du welfarisme. Notre « antispéciste abolitionniste » va-t-il saisir la perche tendue pour balayer l’argument facilement d’un revers de la main ?

Il y a DES végans (pas tous?), des antispécistes, qui vont considérer qu’ils refusent, PAR PRINCIPE, tout produit d’origine animale, considérant qu’il faut refuser toute forme d’exploitation. MOI JE suis en DÉSACCORD, JE considère que si on est sûr et certain qu’on engendre pas de mort et que l’animal ne souffre pas, on peut prendre un œuf en effet.

WELFARISME POWER ! C’est dit : il est acceptable d’exploiter un être vivant, selon Monsieur Caron, si « on est sûr et certain qu’on engendre pas de mort et que l’animal ne souffre pas ». Ce qui ne correspond nullement à un positionnement antispéciste, et encore moins abolitionniste.

Allez, disons encore que je suis parti pris, et que depuis toute ces années (en fait depuis les années 1990), Aymeric Caron ne s’est toujours pas renseigné sur les œufs de poules. Donc, comme on est sympa, on va lui venir en aide :

L’œuf de ces poules « heureuses » ou « bien traitées » revient une nouvelle fois à considérer l’animal comme une ressource et à s’approprier quelque chose qui n’est pas à nous. Cela renforce une fois de plus le cautionnement moral de l’exploitation animale.

Ce que l’on sait moins, et que Monsieur Caron ignore sûrement, c’est que les poules mangent leurs œufs non-fécondés s’ils ne sont pas ramassés. C’est une façon pour la poule de combler les carences qu’engendre son exploitation par l’être humain…

Enfin, ramasser les œufs des poules les force à pondre d’avantage, ce qui qui les épuise et réduit leur durée de vie. Exploitée par l’homme, une poule produit un peu plus de 300 oeufs par an. Non exploitée, c’est-à-dire à l’état « sauvage »,  les études ont montré qu’elle n’en produirait que moins d’une vingtaine. Malheureusement, une poule à l’état sauvage n’a que peu de chance d’exister, attendu qu’elles ont été modifiées génétiquement. Et que même une poule relâchée dans la nature aura un « rythme de ponte » élevé car elle aura été conditionnée ainsi.

Cette position welfariste d’Aymeric Caron n’est donc, une nouvelle fois, en rien éthique et antispéciste.

Ensuite, passant à tout autre chose, Ruquier résume un autre passage du bouquin :

C’est Dieu qui nous fait tuer des animaux.

Cette manie de tout le temps mêler la religion… Bref passons, voyons plutôt ce que répond Monsieur Caron.

J’explique comment JUSTIFIER le fait qu’on tue des animaux … Dieu nous a donné une mission SUPÉRIEURE, nous a désigné comme l’ESPECE ULTIME du vivant et que cela nous a octroyé tous les droits.

On peut comprendre ici que Caron cherche à critiquer le positionnement carniste de certain.e.s croyant.e.s, qui consiste à légitimer la consommation de viande et l’exploitation animale parce que « Dieu l’a voulu ainsi ».

Cette position est hautement irrévérencieuse envers les croyant.e.s de tous bords. Il est tout à fait possible d’être croyant.e (ou athé.e d’ailleurs) et de ne pas souscrire à l’exploitation animale. Cette position hiérarchise les individu.e.s humain.e.s en fonction de leur religion ou de leur absence de religion. Ce n’est donc pas une position antispéciste.

Laurent Ruquier poursuit la lecture (Ce sont ici les mots tels qu’ils sont écrit dans le livre, à moins que Monsieur Ruquier ait l’audace de déformer les propos de Monsieur Caron) :

En attendant que la VIANDE (il s’agit de chaire animale) disparaissent de nos IMPOSER UN ÉTIQUETAGE sur toutes les VIANDES (et rebelote) et les produits d’origine animale, afin d’indiquer les CONDITIONS dans lesquelles les animaux ont été ÉLEVÉS et ABATTUS, comme pour les œufs, … »Pour DISTINGUER LES ÉLEVAGES les plus industriels des plus artisanaux ».

La voici donc la fameuse solution de l’antispéciste abolitionniste :  visibiliser les élevages. Et l’abolition dans tout ça ? Cette position est welfariste, et par conséquent, à l’opposé de l’antispécisme.

Monsieur Caron répond :

Si aujourd’hui, l’industrie de la VIANDE (…) tient encore debout, c’est parce que tout est fait pour faire oublier au consommateur ce qu’il est réellement en train de faire ».

Si on oublie une nouvelle fois la terminologie spéciste, on notera ici la justesse (une fois n’est pas coutume cependant, ne vous méprenez pas) d’Aymeric Caron. Ce qu’il ne dit pas, en revanche, c’est que tout est fait par les associations et personnalités spécistes pour invisibiliser les victimes : des cages plus grandes, des élevages plus bio-qui-font-pas-bobo, la traçabilité des produits… Autant de mesures qui concurrent à ce que l’industrie de la CHAIRE ANIMALE tienne encore debout.

On passera les pouffements de rire malsains (et auxquels Caron prend bonne part) lorsque Ruquier lit le passage sur les destins des animaux. C’est sur, c’est hilarant de faire de l’humour sur une oppression systémique M. Caron. Position spéciste une nouvelle fois.

Vous êtes spéciste donc vous êtes antispéciste

C’est au tour de Léa Salamé de lire un extrait du torchon :

Les humains sont des animaux, il n’y a qu’UNE DIFFERENCE DE DEGRE, pas de nature ».

Cette expression est spéciste, d’autant qu’on en cherche la signification. 

Léa Salamé enchaîne avec la question suivante :

Est-ce que toutes les espèces se valent ?
Caron : Se valoir, qu’est-ce que ça veut dire pour vous ? (On appréciera la touche de démagogie et la hautesse de la rhétorique) Tout le vivant est constitué de la même manière… (suit un long blabla sur la réincarnation et sur l’idéologie morbide de Peter Singer) je ne pense pas qu’il y a des vies qui valent plus que d’autres… vous êtes spéciste, et c’est la pensée de 99% des gens en France.

Bon là au moins, ne le critiquons pas, il sait de quoi il parle.

Laurent Ruquier, se croyant de bon humour, comme souvent malheureusement :

Vous me demandez de choisir entre MON chien et Léa Salamé, je choisis MON chien

Un.e anti-spéciste abolitionniste aurait sûrement répondu que les animaux ne sont la propriété de personne. Voici ce que répond Monsieur Caron :

Vous êtes donc anti-spéciste.

Comment peut-on seulement entendre ça ? Au-delà de la réflexion sexiste, qui invalide toute prétention abolitionniste de l’individu par ailleurs, il y a ici un choix de hiérarchiser deux espèces. Monsieur Caron a donc encore ici une position spéciste. A croire qu’il suffit de dire, je choisis les animaux non humains pour être qualifié.e d’antispéciste et d’abolitionniste.

Je ne suis pas obscurantiste, mais si j’étais obscurantiste, je serais un meilleur obscurantiste que vous

Yann Moix et son capacitisme. Attention, calez vous bien dans votre siège, c’est du lourd.

Donc Monsieur Moix, commentant une phrase du livre de Caron :

« Les humains sont des animaux ». NON… Pourquoi ça me gène ? Quel est le projet d’un animal ? Quel est l’avenir d’un animal ? La mémoire d’un animal ?… L’animal est dans un milieu, il n’est pas dans le monde… je laisse au monde animal son entier mystère… je ne considère pas qu’une vache doit faire partie de nos considérations morales… parce que je ne considère pas que la vie soit le monopole de l’être humain… Je n’accepte pas que l’homme soit une excroissance de l’animal, et inversement…. »

C’est l’entièreté de l’intervention qu’il aurait fallut mettre en rouge. Mais essayons de penser un peu à ménager nos yeux. L’antispéciste abolitionniste va-t-il renvoyer Monsieur Moix et son absurde et intolérable argumentaire dans les cordes ?

Suit un peu de fouillis, auquel Caron répond finalement

Ne vous taisez pas, c’est intéressant

Une telle réflexion me laisse sans voix. Comment, en tant qu’antispéciste, se taire et ne pas réagir fasse à tant d’absurdités ? Monsieur Caron a-t-il une once de cohérence ? Je me dis finalement que vois le mal partout, et que Monsieur Caron cherche à faire de l' »humour » et à décrédibiliser Monsieur Moix. En tant cas, une nouvelle fois, il ne fait pas preuve d’antispécisme.

Suit une nouvelle logorhée verbale nauséeuse de Yann Moix, conclue par

Chez l’animal, effectivement, on tue un être vivant, mais on ne tue pas de projet.

Que va répondre ici notre « antispéciste » autoproclamé ?

Je dis que cette séquence est très intéressante, et qu’elle doit être enregistrée parce qu’elle sera un jour repassée…. Un jour les gens se repencheront sur cette archive et diront « c’est pas possible, les humains ont vraiment pensé ça ? »…. un jour ce genre de propos… sera vraiment regardé comme un propos obscurantiste

VOILA, enfin, on y est ! S’il n’a fondamentalement pas tord dans son propos, Caron ferait bien de se remettre en question. En quoi ce revendiquer antispéciste et abolitionniste à tout bout de champ, et parallèlement ne jamais parler d’abolition de l’exploitation animale rend son propos moins obscurantiste que celui détestable de Yann Moix ? Monsieur Caron règne sur l’obscurantisme, dans le but de pouvoir démagogiquement atteindre plus de monde, non pour plaider l’abolition, mais pour VENDRE SON LIVRE. Ce qui est autant, si ce n’est bien plus détestable que les propos de Yann Moix.

Suivent des réflexions pseudo scientifico-philosophiques aberrantes, absurdes et insensées sous couvert d’élitisme du langage, que je n’ai même plus le courage de commenter, tellement elles sont pauvres et dénuées du moindre intérêt, le tout négligeant et invisibilisant une nouvelle fois les victimes. Autant de temps perdu pour la visibilisation de la lutte antispéciste.

On en arrive finalement au moment où Monsieur Caron accuse Monsieur Moix de dire une contre-vérité quand il soutient que « l’homme n’est pas un animal ». Quid de l’insistance de Monsieur Caron a se présenter, partout, comme un « philosophe végétarien » et parallèlement comme un « antispéciste ». Quid de cette incohérence ? Comment seulement oser se prétendre anti-spéciste et soutenir le fait que des animaux sont des ressources, lutter pour un mieux-être des animaux exploité.e.s, pour une traçabilité des produits, pour des cages plus grandes, pour les œufs des poules heureuses, … ?

Une nouvelle, je passe sur la fin de l’émission qui aborde les « ambitions » politiques, les réflexions (et les réflexions machistes molle/dure…) de Monsieur Caron, puisque c’est un autre débat que celui qui nous intéresse présentement.

Conclusion : dire et être, l’art de vendre l’exploitation animale

Félicitations Monsieur Caron, vous êtes devenu un produit marketing. Votre livre se vend « comme des petits pains ». Vous réalisez des profits en utilisant l’exploitation et la souffrance animale, que vous invisibilisez (ou minimisez, restons sympa) lors de chacune de vos interventions. Au détriment de l’antispécisme abolitionniste dont vous vous revendiquez.

Non, Monsieur Caron, vous n’êtes pas antispéciste. Vous en êtes l’exact opposé. Vous érigez l’obscurantisme d’un welfarisme assumé comme un cautionnement moral de l’exploitation dont vous n’évoquez pas une seule fois de façon sincère l’abolition.

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PS : j’ose espérer que l’éditeur de votre livre et que le doubleur de votre intervention lors de l’émission d’On est pas couché, reconnaîtront aussi leurs erreurs et rendront à vos propos la teneur antispéciste et abolitionniste qui est la votre. Fichtre, la déformation des propos alors !