Mark Haddon, le bizarre incident du chien pendant la nuit

Titre : Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Auteur : Mark Haddon

Date : 2003

Tags : autisme; syndrome Asperger ; neuroatypie ; différence

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Résumé :

Christopher a quinze ans. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Ce qu’il ne comprend pas bien, ce sont les autres êtres humains. Il aime les listes, les plans et la vérité. Il déteste le jaune et le marron. Il n’est jamais allé plus loin que le bout de sa rue tout seul.

Pourtant, lorsqu’il découvre le chien de sa voisine transpercé d’une fourche, il décide de partir à la recherche du meurtrier et de s’en inspirer pour écrire un roman policier. Mais son enquête va bouleverser le délicat équilibre de l’univers qu’il s’est construit.

Extraits choisis :

Parce que je voulais que ça s’arrête, qu’on puisse simplement débrancher la prise comme quand un ordinateur se plante. Je voulais dormir pour ne pas avoir à penser, parce que la seule chose à laquelle je pouvais penser, c’était que j’avais tellement mal qu’il n’y avait pas de place pour autre chose dans ma tête, mais je ne pouvais pas dormir, il fallait que je reste assis là, et je ne pouvais rien faire d’autre qu’attendre et avoir mal.


En plus, les gens désobéissent tout le temps aux règles (…) dans la Bible, il est dit « Tu ne tueras point », mais il y a eu les croisades, deux guerres mondiales et la guerre du Golfe et, dans toutes ces guerres, des chrétiens ont tué des gens.


Le mot métaphore veut dire « transporter quelque chose d’un endroit à un autre » (…) c’est quand on écrit quelque chose en utilisant un mot qui désigne autre chose. Ça veut dire que le mot métaphore est une métaphore.
Je trouve qu’on ferait mieux d’appeler ça un mensonge, parce qu’un chien n’a rien à voir avec le temps et que personne n’a de squelette dans son placard. Quand j’essaie de me représenter une de ces expressions dans ma tête, ça ne fait que m’embrouiller parce que imaginer une prunelle dans un œil, ça n’a rien à voir avec aimer beaucoup quelqu’un et alors je ne me souviens plus de ce qu’on était en train de me dire.


Les nombres premiers sont ce qui reste quand on a épuisé tous les modèles. Je trouve que les nombres premiers sont comme la vie. Ils sont tout à fait logiques, mais il est impossible d’en trouver les règles, même si on consacre tout son temps à y réfléchir.


Je me suis roulé en boule sur la pelouse[…] Je fais ça quand ma tête reçoit trop d’informations du monde extérieur. C’est comme quand on est inquiet, qu’on tient la radio contre son oreille et qu’on la règle a mi-chemin entre deux stations de manière à ne capter que du bruit blanc ; alors on met le volume à fond pour couvrir tout le reste et on sait qu’on est en sécurité parce qu’on n’entend rien d’autre.


Il posait trop de questions, et il les posait trop vite. Elles s’empilaient dans ma tête comme les miches de pain dans l’usine où travaille oncle Terry. C’est une boulangerie industrielle, et il s’occupe des machines qui coupent le pain en tranches. Des fois, la trancheuse ne va pas assez vite, mais les pains continuent à arriver et ça provoque un bourrage. Parfois je pense que mon cerveau est comme une machine, mais pas forcément comme une trancheuse. Ça me permet de mieux expliquer aux autres ce qui se passe à l’intérieur.

 

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