Cela s’est passé un 7 mai

Le 7 mai 1954. Les fRançais, défaits, capitulent à Diên Biên Phu (Vietnam);

Le général Navarre, nommé en mai 1953 commandant en chef des forces fRançaises en Indochine, assure qu’il mettre fin à la guerre en 18 mois. Installé dans son bureau climatisé de Saigon, arborant toutes les décorations sur son uniforme immaculé, il choisit d’établir un camp retranché dans le nord, à Diên Biên Phu. D’après lui, ce point d’ancrage des troupes  coupera les communications du Viêt-minh (contraction de Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội = « Front pour l’indépendance du Viêt Nam ») et lui interdira son commerce lucratif d’opium.

Cette opération nommée « Castor » est lancée le 20 novembre1953. Le commandement du camp est confié au colonel de Castries, un cavalier émérite qui oublie de réfléchir mais pas de se faire remarquer dans les réceptions en brisant des verres dont il mâche mes tessons (Oui oui !). Il affirme que l’idéal dans la vie, « c’est d’avoir un cheval à chevaucher, un ennemi à tuer, une femme dans son lit ». Macher des tessons de verre, c’est mal !

La localisation de Diên Biên Phu a pour seul avantage d’être à 13 km de la frontière laotienne. Mais elle présente le considérable inconvénient d’être dans une cuvette  cernée par des collines escarpées couvertes de jungle. Navarre ne tient pas compte des mises en garde. Il affirme que l’endroit est parfait pour des pistes d’atterrissage et que l’ennemi ne pourra y amener des pièces d’artillerie.

Mais le général Giap, commandant des troupes Viêt-minh, dispose de colonnes de coolies qui convoient les munitions à pied ou sur des bicyclettes chargées d’obus, le long de sentiers à flanc de falaise.

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11000 hommes du corps expéditionnaires fRançais sont parachutés ou débarqués. Des bunkers sont aménagés, auxquels le colonel de Castries, portant son éternel képi rouge de spahi, fait donner, entre deux mastication de tessons de verre, les noms de ses nombreuses maîtresses (Huguette, Claudine, Éliane…).

Pour tenir la position, les fRançais comptent sur le ravitaillement aérien. Le 13 mars 1954 à 17 heures, Giap, conseillé par des experts militaires chinois, et à la tête de 50000 hommes, lance une attaque éclair et pilonne les pistes d’atterrissage vite inutilisables. Cloués au sol par les tirs d’artillerie et les assauts au corps à corps, privés de relève, attendant en vain un soutien américain, les fRançais sont contraints à la reddition le 7 mai 1954, après avoir perdu 2300 hommes. 11700 ont été faits prisonniers. Les trois quarts meurent en captivité, sous les tortures dans des camps de « rééducation ». En juillet 1954, les accords de Genève sont signés et la fRance renonce à l’Indochine.

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