Cela s’est passé un 8 mars

Le 8 mars 1910. La Deuxième internationale des femmes socialistes, réunie à Copenhague,  fait du 8 mars la Journée internationale des Femmes.

L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

La création d’une Journée internationale des femmes est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, journaliste allemande, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint-Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une journée de mobilisation dans le monde entier.

1917 manif Petrograd
Les manifestations de femmes ouvrières qui se déroulent à Petrograd en 1917 amorcent la révolution russe.

La « Journée internationale des femmes » est réinvestie par le regain féministe des années 70. Elle est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis, toujours avec un train de retard, par la fRance en 1982.

Macron et l’ « anti-système » : une antithèse ?

Place au centriste/socialiste/républicain/progressiste/yaencoredelaplaceici Emmanuel Macron, le un des candidat.e.s revendiqué « anti-système »/pascommelesautres/moicestmieuxdabord.

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Homme providentiel, encore inconnu il y a deux ou trois ans, Emmanuel Macron s’est auto-imposé comme la solution à la crise démocratique, à une partie de l’intelligentsia parisienne en tout cas, qui ne cesse de vanter ses qualités et idées novatrices. Mais qui est, au fond, Emmanuel Macron ?

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L’hétérogénéité (scolaire) est une chance

L’hétérogénéité (scolaire) est une chance

Tout d’abord : qu’est-ce que l’hétérogénéité ?

L’hétérogénéité désigne des éléments de nature différente et/ou répartie de façon inégale. Appliquée au monde scolaire, l’hétérogénéité est communément admise comme les différences au sein d’un groupe d’élèves ou d’une classe, différences qui se déclinent en termes de savoir, de savoir faire, et de savoir-être. Étymologiquement, le mot « hétérogénéité » vient du grec heteros (« autre ») et genos (« origine ») et désigne donc les différences d’origine, ce qui n’a pas la connotation négative que porte « l’hétérogénéité » aujourd’hui. Dans sa conception la plus restrictive, l’hétérogénéité est en effet considérée comme une contrainte, comme la différence « de niveau » entre les élèves. Comme s’il fallait opposer de « bons élèves » à de « mauvais élèves ».

Quelle posture peut être adoptée par les enseignant.e.s face à l’hétérogénéité ?

Comme souvent lorsque l’on rencontre un problème ou que l’on est confronté à une inégalité, il convient de se déconstruire. L’hétérogénéité n’est pas un monstre qu’il faudrait tuer, ni une contrainte insurmontable face à laquelle il faudrait se défiler. L’hétérogénéité comme une épée de Damoclès, mais comme une réelle chance à mettre en œuvre au service des apprentissages des élèves. De ce fait, il faut faire une distinction nette entre l’ « hétérogénéité » et les « inégalités d’apprentissage » auxquelles font face les élèves. En effet, les élèves ne sont pas tou.te.s éga.ux.lles face aux apprentissages. Cela dépend de leur « background » social, mais aussi de façon plus insidieuse de l’image qu’ont les membres de la communauté éducative et les autres élèves d’elleux, mais aussi de l’image que les élèves ont d’elleux-mêmes. Un.e élève ayant de bons résultats et recevant une image globalement positive et valorisante de la communauté éducative, des autres élèves et de ses parent.e.s sera davantage dans une posture favorisant la réussite face aux apprentissages. Ainsi, ce sont les inégalités scolaires qui renforcent les inégalités scolaires, et non l’hétérogénéité. Tout au contraire, je considère que l’hétérogénéité peut être une chance dans la lutte contre les inégalités scolaires. Les inégalités sociales construisent et renforcent les inégalités scolaires. Il convient à l’école de s’assurer que les inégalités scolaires initiales ne viennent pas renforcer les inégalités sociales existantes. Il conviendrait aussi pour les enseignant.e.s et la communauté éducative de déconstruire le « culte des différences » et de plutôt prendre en compte les particularités des élèves. Là où le terme de différence suggère une opposition entre les élèves, celui de particularité permet de considérer les élèves pour ce qu’iels sont : des individu.e.s uniques et exceptionnel.le.s. A cet égard, l’hétérogénéité au sein d’une classe est une chance !

Se servir des particularités des élèves pour les motiver

Pour lutter contre les inégalités scolaires et assurer la bonne disposition des élèves face aux situations d’apprentissage, une des meilleures solutions reste encore de les intéresser et de les motiver. A cet égard, il est possible de se servir des particularités des élèves. Tous les élèves possèdent des compétences et des capacités qui leur sont propres. La prise en compte de ses particularités, qui font l’unicité des élèves, permet notamment de répondre à la quatrième compétences du référentiel de compétences des enseignants : « Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l’apprentissage et la socialisation des élèves ». Prendre en compte les particularités des élèves permet aussi, entre autres, de favoriser une émulation positive, qu’il faut différencier de la compétition, entre élèves, en permettant de « favoriser la participation et l’implication des élèves pour créer une dynamique d’échanges et de collaboration entre pairs ». La prise en compte de ses particularités, notamment lors des activités de groupe permet de viser ce qui devrait être la finalité principale de l’éducation : rendre les élèves curieux sur le monde qui les entoure, en les invitant à se poser des questions et à ne pas hésiter à remettre en question leur comportement ou des pratiques sociales lorsqu’elles sont discriminantes. Cette prise en compte est ainsi un élément déterminant pour la formation des élève à la vie démocratique, pour assurer des relations sociales pacifiées et le « vivre ensemble ». Là encore, l’hétérogénéité et les particularités des élèves sont une chance.

Ceci est un manifeste

Ceci est un manifeste.

Un manifeste contre l’agisme, contre le capacitisme.

Un manifeste contre toi, vielle.ux briscard.e des luttes sociales. Toi qui hantes les manifestations sociales depuis, prétends-tu, l’aube des temps. Toi qui as tout vu, tout fait. Toi qui a tenu la barricade, toi qui t’es illustré.e de multiples actions et prises de parole héroïque.

Toi qui lutte, depuis des décennies, te plaignant que la situation ne cesse d’empirer. Toi qui, par convention ou conformisme, prétends apprendre la vie à la jeunesse. Cette jeunesse que tu qualifies à loisirs de stupide, crétine et inconsciente.

Or, cette jeunesse que tu dénigres est aujourd’hui en droit de se demander où étais-tu. Où étais-tu, lorsque le fascisme s’installait durablement en France ? Où étais-tu alors que le racisme ressuscitait ? Où étais-tu, lorsqu’on taillait en pièce cette jeunesse ? Renversais-tu déjà des poubelles pour bloquer les rues au lieu de mener des actions réellement opérantes ?

Un manifeste pour toi, qui enfin, et peut-être l’as-tu oublié, fut jeune autrefois.

Ceci est un manifeste.

Un manifeste pour la Jeunesse, pour l’Avenir

Un manifeste pour toi, Jeunesse, pour toi, l’Avenir. Nul n’a le droit de te commander, de te dire quoi penser ou quoi faire. Tu n’as pas de leçon à recevoir de cell.eux qui ont laissé faire et qui continuent d’échouer. Tu n’as nul besoin de parti politique ou de syndicat pour agir. Ces derniers te voleront ton pouvoir.

Toi qui souffre, Jeunesse, et ce n’est qu’un début. Toi qui vies déjà dans l’Avenir, alors que cell.eux qui veulent te commander sont prisonnier.es du passé. Ne les écoutes pas. Iels ne veulent que préserver un ordre social inégalitaire et ne font que corroborer la précarisation de l’Avenir, de ton Avenir.

Jeunesse, tu es forte. Tu es puissante. Les puissant.e.s te redoutent. S’iels te redoutent, c’est parce que tu peux bousculer les choses. T’es-tu demandé pourquoi les puissant.e.s ne redoutaient plus les syndicats ? Parce qu’iels servent de soupape de dépressurisation de la contestation sociale.  Mais tu peux renverser cet ordre social inégalitaire. De grâce, ne te tais point. Jamais. Vocifères, cries, hurles et révolte-toi contre ces puissant.e.s. Ne leur permets pas de voler ton Avenir.

Un manifeste pour toi, Jeunesse, qui rend à l’Avenir son pouvoir. Un manifeste pour toi, Justice sociale.

Résumé politique de la semaine écoulée

Débordé.e ou pressé.e, ermite ou troglodyte, procrastineur.euse ou simple infophobe, vous avez – à votre plus vif désespoir – manqué l’actualité politique hebdomadaire.

Pas de panique ! Pour vous, j’ai œuvré sans relâche, avec un soucis d’exactitude et d’objectivité complète, afin de vous livrer un décryptage méticuleux, synthétisant sur l’essentiel. Voici donc le résumé politique de la semaine écoulée.

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Cela s’est passé un 23 novembre

Le 23 novembre 1407. Jean sans Peur fait assassiner Louis d’Orléans et plonge la France dans une guerre civile.

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Assassinat du duc Louis d’Orléans. Enluminure du Maître de la Chronique d’Angleterre, vers 1470 ?-1480 ?

Jusque dans les années 1390, le conseil royal est présidé par la reine Isabeau de Bavière. Il est dominé par Philippe le Hardi, oncle du roi de France. Très puissant, il contrôle la Bourgogne, le comté de Nevers, les Flandres et l’Artois. Mourant d’une vilaine grippe en 1407, son fils Jean sans Peur entre à son tour au conseil du roi. Mais il n’a qu’y a que peu d’influence comparé à son paternel.

C’est Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI qui domine le conseil. Il  réduit de trois quarts les dons royaux au duc de Bourgogne, ce qui contraint Jean sans Peur à lever des impôts, risquant de provoquer des révoltes.

Jaloux de pouvoir, Jean sans Peur décide d’éliminer son rival. Le 23 novembre 1407, Louis d’Orléans rend visite à sa belle-sœur, la reine Isabeau, qui vient d’accoucher d’un enfant mort-né. Vers 20 heures, un messager informe Louis que Charles VI veut le voir prestement. Accompagné d’une dizaine d’hommes, Louis d’Orléans est assailli par une quinzaine d’individus masqués, menés par Raoulet d’Anquetonville, homme de main de Jean sans Peur.

Frappé par une hache ainsi que des maillets à pointe, Louis d’Orléans décède. Jean sans Peur revendique haut et fort l’attentat et prétend qu’on devrait l’en récompenser. La réconciliation sont impossibles entre la famille d’Orléans et la famille de Bourgogne. Charles, le fils de Louis d’Orléans, époux de la fille de Bertrand d’Armagnac, forme le clan des Armagnacs contre les Bourguignons. Le pays sombre dans une guerre civile qui dure de 1407 à 1435.

Décryptage – Les nouveaux programmes d’histoire et de géographie du collège

Ca y est : les projets des nouveaux programmes d’enseignement pour les cycles 2 (CP, CE1, CE2), 3 (CM1, CM2, 6ème) et 4 (5ème, 4ème, 3ème)  viennent d’être publiés (le 18 septembre 2015). Après une lecture attentive de ces nouveaux programmes, je vous propose ici une synthèse des nouveaux programmes du collège (6ème, 5ème, 4ème et 3ème), en ce qui concerne l’enseignement de l’histoire et de la géographie. Notons que ce ne sont encore que des projets de programmes (en attendant leur examen par le Conseil supérieur de l’éducation les 8 et 9 octobre 2015) et qu’ils sont donc susceptibles de connaître quelques aménagements.

Classe de 6ème

Histoire :
– Le retour de l’étude de la préhistoire est incontestablement un plus !
– Un programme semblant plus synthétique, ce qui n’est pas un mal. Ceci permet de faire plus de sens.

Géographie :
– Même chose : un allégement notable du programme, ce qui permettra de traiter les différentes questions de manière plus souple et synthétique, afin d’en faire émerger du sens.

Classe de 5ème

Histoire :
– En 5e, la mise en perspective du monde musulman avec les empires byzantin et carolingien semble très prometteuse.
– Allégement du programme d’histoire par la suppression de tout un pan du programme : « Regards sur l’Afrique »… ce qui, dans le contexte actuel, me semble dommageable, d’autant que « La Chine de Han » persiste dans le programme de 6e…

Géographie :
– Développement durable et développement inégal (santé, pauvreté, alphabétisation, éducation…) sont ENFIN abordés sous la même thématique ! ENFIN !
– Une nouvelle thématique fait son apparition, celle de la gestion et de la prévention des risques (environnementaux, industriels et technologiques), en lien avec le changement global : là aussi, c’est incontestablement un mieux !

Classe de 4ème

Histoire :
– Une meilleure synthèse sur le XVIIIème, sans négliger les points essentiels
– Une meilleure étude du XIXème, reprenant les mêmes points que les anciens programmes, mais avec un traitement, à mon sens, plus pertinent, notamment avec un focus sur le droit de vote, et sur la condition de la femme.

Géographie :
– Le programme de géographie de 4ème a été profondément révisé. L’articulation entre les trois grandes thématiques semble bien plus cohérente et opérante.
– Le thème 1 fait la part belle aux villes et à leur inégale connexion aux réseaux de la mondialisation. On insiste également sur le concept de centre/périphérie.
– Le thème 2 donne enfin toute sa place aux questions des mobilités humaines (migrations politiques, économiques ; tourisme).
– Le thème 3  est intitulé « des espaces transformés par la mondialisation ». Il accorde une question aux mers et océans, qui sont des espaces privilégiés de la mondialisation, ce qui est une bonne chose. En revanche, par un affrontement binaire des deux questions suivantes – Les États-Unis et Un grand ensemble géographique africain -, le programme de 4ème semble oublier complétement les BRIC et les puissances émergentes, contrairement à son prédécesseur.

Classe de 3ème

Histoire :
– Là encore, les grandes lignes des programmes précédents sont reprises avec un meilleur traitement du Régime de Vichy et de la refondation Républicaine qui font désormais l’objet de deux questions différentes.
– Une question accordée aux mutations sociales des années 1950 à 1980 : droit des femmes, immigration, chômage… Incontestablement un plus !

Géographie :
– Le programme de géographie de 3ème a été nettement réagencé. Cependant, les mêmes thématiques sont au programme : importance de l’urbanisation, étude des espaces productifs et de l’aménagement du territoire, place de la France et de l’Europe dans le monde.
– L’approche régionale telle qu’elle était abordée dans le programme précédente semble avoir totalement disparue. Faut-il y trouver un lien avec les nombreux programmes qu’a posé et que continue à poser la réforme territoriale ? Il aurait été peut-être intéressant de conserver ce concept et de le mettre en perspective à l’échelle européenne.

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Sources

Dossier de Presse : http://cache.media.education.gouv.fr/file/09_-_septembre/01/2/20150918ProgrammesCycles234_469012.pdf

Programmes 2016 des cycles 2, 3 et 4 : http://cache.media.education.gouv.fr/file/09_-_septembre/22/9/programmes_cycles_2_3_4_469229.pdf

Anciens programmes d’histoire-géographie (2008) :

6ème : http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/6/Programme_hist_geo_education_civique_6eme_33516.pdf

5 ème : http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/51/8/Programme_hist_geo_education_civique_5eme_33518.pdf

4ème : http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/52/0/Programme_hist_geo_education_civique_4eme_33520.pdf

3ème : http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/52/2/Programme_hist_geo_education_civique_3eme_33522.pdf

Amiens – La cathédrale en couleurs

A Amiens, une restitution virtuelle de toute beauté de la polychromie de la cathédrale a été réalisée. Elle se met en œuvre au cours d’un spectacle nocturne gratuit, dont les horaires sont les suivants :

  • Juin : à partir de 22h45
  • Juillet : à partir de 22h30
  • Août : à partir de 22 h 00
  • Septembre : à partir de 21 h 45
  • Décembre : à partir de 19 h 00

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