Jour 9 – Jeudi 23 juillet – Tokyo

Lieu : Tokyo (Akihabara ; Ginza ; Shinjuku ; Ikebukuro ; aéroport)

Distance parcourue : 14,89 km

Distance cumulée : 198,73 km

Dernière journée sur Tokyo avant le vol de retour. On se lève tranquillement à 9 heures. Nous terminons de boucler nos valises que nous déposons à 10 heures à la consigne du ryokan, ce qui nous permet de ne pas avoir à nous les trimballer toute la journée, sachant que l’avion décollait à 00h20. J’en profite pour acheter à mon papa un yukata. La plupart des ryokan proposent en effet à leurs clients d’acheter un yukata. Un coup de métro, direction le quartier geek d’Akihabara.

Akihabara

P1010976-1Akihabara, c’est le quartier geek par excellence. Partout autour de vous, chaque étage de chaque building est consacré au gaming et surtout aux figurines et aux cartes à jouer. Des dizaines d’étages consacrés aux cartes à jouer et aux figurines, de quoi donner le tournis.

P1010977Jeanne d’Arc version manga, ça existe ! Jeanne Kaguya d’Arc, c’est un des personnages principaux de la série animée japonaise Nobunaga the Fool.

Mais alors, qui est donc cette Jeanne Kaguya d’Arc ?
Jeanne y est guidée par des visions du futur concernant la planète de l’Ouest. Elle rencontre Leonardo et le rejoint dans son voyage vers la planète de l’Est où elle rencontre Nobunaga et se déguise en un homme appelé Ranmaru pour se battre à ses côtés. Elle possède une regalia, une puissance amulette qui peut générer l’armure d’un guerrier géant. Elle a fréquemment des doutes sur le fait que Nobunaga soit bien le Savior-King, et déclare qu’elle ne le comprendra jamais. Finalement, Da Vinci lui remet sa propre armure de guerrier géant, appelée Orléans. Jeanne confesse finalement son amour pour le roi Nobunaga et est mortellement blessée lors du combat final, et reste aux côtés de Nobunaga, même après qu’il soit devenu le Destroyer-King, jusqu’à ce que les deux meurent, déclarant chacun leur amour pour l’autre et faisant le vœu de se rencontrer dans leurs prochaines vies.

Plutôt crazy tout ça, non ?

Après avoir visité quelques uns de ces buildings farfelus, nous décidons de laisser libre-court au démon du jeu, et nous dirigeons dans une salle de pachinko. Je n’ai pas encore joué avec une machine à sous depuis le début du voyage, mon quotta de baraka est donc à 100 % ! L’allure conquérante, je déambule donc entre les machines à la recherche d’une proie facile. Elle là, j’aperçois une machine, proposant une peluche : le papier qui retient ladite peluche est tellement percé de trous que cette dernière ne peut que tomber au prochain essai.

Je tente alors ma chance. Le temps s’arrête. D’un geste d’une dextérité et d’une précision redoutable, j’emmène les picots percer mortellement le papier. Un bruit retentit ! La peluche était tombée ! J’ai gagné une grosse peluche (30 cm de haut) dans un pachinko !!!!

Quelle est cette peluche ? C’est secondaire. J’ai vaguement vu que c’était un grand machin rose avant de jouer. Et là, c’est le drame. La peluche est tombée, mais elle n’est pas aller jusqu’au réceptacle. Pierre, en bon gentleman, part chercher un employé, pendant que je garde jalousement mon trésor. L’employé arrive, ouvre la machine, et me tend la peluche, un air narquois et amusé. Et là, c’est le malaise… !

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20150723_202351Vous comprenez mieux pourquoi je ne joue JAMAIS aux jeux d’argent  ou aux machines à sous ?

J’ai pourtant bien essayé de conjurer le mauvais sort en essayant de remporter une autre peluche. Une plus jolie, encore que le concept de « plus jolie » ait ici une signification somme toute assez relative. Rien à faire : malgré l’acharnement, l’investissement financier, impossible de mettre la main dessus. Pourtant le papier était percé de toutes parts. Voilà qui m’apprendra à avoir succomber au démon du jeu ! Je garderai cette immonde peluche telle une relique me rappelant cet aspect sombre de ma personnalité… !

Retour à l’air libre, loin du clignotement des lumières multicolores et du brouhaha ambiant du pachinko. Respirer l’air frais. Enfin « frais » : il fait 34°C, et le temps est à l’orage… Je ne pensais pas qu’il fut possible de ressentir une telle humidité dans l’air.

Errer dans les rues. L’occasion d’acheter quelques souvenirs pour faire plaisir à ses proches une fois de retour en France (baguettes, éventail, kimono par exemple). 13 heures, le métro. Changement de quartier.

Ginza

Nous arrivons dans le quartier de Ginza. Ginza est le quartier du luxe. Dans les années 1980, il était même le quartier commerçant le plus cher au monde. On y trouve des boutiques de mode de renommée internationale et des showrooms de grandes enseignes comme Nissan, Sony ou Apple.

Il est 13h20. C’est pas tout, mais il commence à faire faim ! Et curieusement, dans ce quartier du luxe, aux enseignes internationalisées, il est extrêmement difficile de trouver à se restaurer sans y laisser la peau du c*l ! Les menus sont tous écrits en japonais. Les photos des plats sont très peu parlantes. Côté véganisme, c’est encore pire. Chaque photo ou plat plastifié présente des bouts de cadavres… Tant pis, on en a marre d’errer comme des âmes sans peine à la recherche de notre pitance. On entre finalement dans un restaurant.

Et là, pour moi, c’est le drame… Pas un seul plat présenté sur les photos n’est vegan. De plus, les employés ne parlent pas un mot d’anglais, ce qui complique les choses. Alors, pour la première fois depuis le début du voyage, dans ce quartier du luxe internationalisé, je sors ma super arme nucléaire : P1020023Dire qu’à la base, j’avais prévu ça pour les repas perdus en plein milieu de nulle part et en dehors de Tokyo… Si quelqu’un m’avait dit que je l’utiliserais en plein Tokyo, dans le quartier du luxe internationalisé, je ne l’aurais surement jamais cru…

Quoiqu’il en soit, cette arme secrète fut d’un grand secours. On me propose des haricots de soja :

83315033_oLes haricots de soja peuvent se déguster froids ou chauds. Personnellement, je les préfère chauds. Ils sont généralement servis saupoudrés de sel. Je ne connaissais pas. Le goût est assez sympathique. C’est une très bonne alternative (et certainement bien plus saine) aux cacahuètes. Dommage qu’on en trouve pas ou peu en France car c’est vraiment simple, bon et original. D’ailleurs si certain.e.s savent où s’en procurer en France, n’hésitez à me l’indiquer dans les commentaires ;-).

Je commande également des beignets (sans œufs… ouf !) de gobo (ou burdock en anglais), sans particulièrement savoir ce que c’est. Je demande des explications à la serveuse, qui visiblement comprend ce que je lui demande, mais qui me répond en japonais… La barrière de la langue, tout ça !

Et le gobo/burdock, en fait, c’est ça :

burdockDes racines de… chardons ! En beignet, c’est juste délicieux ! Ça a un peu le goût de l’asperge, mais en plus doux et plus sucré ! C’est vraiment la bonne découverte du jour ! Le repas se termine décidément bien mieux qu’il n’a commencé !

Shinjuku

Après nous être restaurés, nous nous rapprochons de l’auberge en nous rendant dans le quartier de Shinjuku. Nous n’y faisons rien de particulier. Nous errons un peu, on est trop fatigué pour faire autre chose. On s’arrête dans un café de marque italienne commençant par « Sega ». Tout un symbole. Vers 18h30, nous prenons le métro en direction de notre quartier, Ikebukuro.

Ikebukuro

Avant de reprendre notre valise au ryokan, nous cherchons un restaurant. Nous avons envie de changer un peu du Sakura. Nous tentons donc un restaurant coréen situé non loin de là.

L’accueil est plutôt chaleureux. La serveuse est plutôt sympa, sauf quand elle clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique, clique sur le bouton de son satané stylo !!! CLIC ! CLIC ! CLIC ! CLIC ! CLIC ! CLIC ! CLIC ! Ah, ça me rend complètement dingue !!!! Heureusement, ça n’a pas duré trop longtemps.

Les vrais plats coréens, c’est vraiment sympa et super bon. On peut trouver des plats vegan sans trop de difficulté. Par contre, faites attention, pour nous autres européens, c’est juste super épicé ! Ça ne me dérange pas trop, j’aime bien quand c’est épicé. Mais faites attention quand même, ça arrache !

Une fois restaurés, nous nous rendons pour la dernière fois au ryokan pour récupérer nos valises. Enfin, nous prenons le métro en direction de l’aéroport.

Aéroport

Il est près de 21 h / 21 h 30 quand nous arrivons à l’aéroport. Le premier objectif est de passer le check-in pour nous débarrasser de nos valises. Au guichet de Qatar airways, deux files d’attente. La première bondée de monde. La seconde, complètement vide. Pour utiliser la seconde file d’attente, il suffit simplement de confirmer en ligne votre présence dans l’avion. Vous le faites la vieille, ça prend 5 minutes à tout casser. Nous passons donc dans la deuxième file, sous l’œil médusé des clients de la première file d’attente.

Débarrassés de nos valises, nous errons dans l’aéroport. L’occasion de faire quelques achats dans les quelques boutiques : alcool, cigarettes, parfums, souvenirs en tous genres, il y en a pour tous les goûts. C’est l’occasion d’écouler votre porte monnaie s’il vous reste encore quelques yens.

Pour ma part, j’ai acheté un nano lego. Comme son nom l’indique il s’agit d’un lego avec des pièces de toutes petites tailles. Les japonais en sont visiblement très friands.

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Avec de grosses patounes, construire un tel nano lego est parfois un petit jeu de patience… surtout quand le félin qui vit avec vous s’amuse à courser les toutes petites pièces… =D

Ici, ce nano lego représente La Kaminarimon (la « porte du tonnerre ») qui est la principale voie d’accès au temple bouddhiste Senso-ji, le plus vieux temple de Tokyo. Voir l’article du jour 1.

L’occasion aussi de se ruer sur les derniers peluches Pokémon disponibles dans la boutique de souvenirs !

P1020022A gauche, Arcko, le Pokémon starter de type plante de la troisième génération de Pokémon. On le retrouve dans les versions Pokémon Rubis, Saphir, Émeraude, Rubis Oméra et Saphir Alpha. Il tire son nom du combiné d’arbre et de gecko. Il a l’apparence d’un gecko et sa grande et épaisse queue verte foncée ressemble à une feuille.

A droite, Feunnec, le Pokémon starter de type feu de la sixième génération de Pokémon. On le retrouve dans la version Pokémon X et Y. Il tire son nom du combiné de feu et de fennec. Il a l’apparence d’un fennec, le renard des sables et de l’air brûlant s’échappe de ses oreilles.

Voilà qui conclut plutôt bien ce voyage au Japon. En attendant l’embarquement dans l’avion, nous en avons profité pour dépenser les rares yens encore présent dans le porte monnaie et/ou sur la carte Suica pour grignoter un petit quelque chose avant de nous envoler.

Cet article marque la fin de mon journal de bord sur ce voyage au Japon. Si vous avez des remarques, des questions à me soumettre, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires, sous les articles respectifs. J’essayerais de vous répondre au mieux.

J’espère que vous trouverez le même plaisir à lire ses chroniques que je l’ai eu à les rédiger.

Amicalement votre,

Titus.

Jour 8 – Mercredi 22 juillet – Kawagoe

Lieu(x) : Kawagoe ; Tokyo (Ikebukuro)

Distance parcourue : 11,96 km

Distance cumulée : 183,84 km

Capture

Kawagoe

Une fois n’est pas coutume, pour se rendre à Kawagoe, il faut prendre le train. Le problème de ce mercredi 22 juillet, c’est qu’un incident a eu lieu sur la ligne de train que nous comptions prendre… Tous les trains sont annulés ou ont 3/4 d’heure de retard. Quant aux trains allant jusqu’à Kawagoe, on les attend toujours…

Ce n’est qu’au bout de 3/4 d’heure d’attente qu’on se rend compte (ou plutôt que Pierre se rend compte) qu’il existe une autre ligne qui permet de se rendre à Kawagoe. C’est aussi l’avantage d’avoir plusieurs compagnies exploitantes sur la même infrastructure, contrairement à ce que l’on a en France ! On prend donc cette autre ligne, qui en réalité s’avère même être moins chère et plus rapide que celle que nous escomptions emprunter initialement.

Arrivés à Kawagoe, la chaleur est implacable. Nos jambes ne nous portent plus que par automatisme. Nous payons les efforts accumulés, ainsi que l’ascension du Fuji. Nous choisissons donc d’y aller à l’économie et de privilégier les transports en commun à la marche.

NB : A Kawagoe, deux lignes de bus permettent de faire le tour de la ville :

  • La première coûte 300 yens la journée (2,21 €) et propose un bus toutes les 50 minutes.
  • La seconde coûte 500 yens la journée (3,68 €) et propose un bus toutes les 20 minutes.

Nous choisissons la seconde option qui permet bien plus de flexibilité et qui nous évitera d’attendre sous le cagnard, car c’est la journée la plus chaude depuis le début du voyage !

Heureusement, afin que leurs clients s'y retrouvent, les compagnies de bus de Kawagoe ont pensé à tout... sauf aux étrangers !
Heureusement, afin que leurs clients s’y retrouvent, les compagnies de bus de Kawagoe ont pensé à tout… sauf aux étrangers !

Évidemment, les deux compagnies de bus ont des spots différents au niveau de la gare de Kawagoe. Et bien sûr, nous sommes premièrement aller au spot de la compagnie à 300 yens… On retraverse donc toute la gare pour se rendre au bon spot. On arrive dans le bon bus. On présente notre pass, on grimpe dedans, on s’assoit. Le chauffeur coupe la clim et ouvre les portes du bus… Hé ho ! On cuit là-dedans mon coco ! Lorsqu’on démarre enfin, la clim se remet en route et c’est le soulagement.

Temple Naka-in

Voici le premier temple dans lequel nous nous arrêtons. Je n’ai que très peu d’informations sur ce dernier, la majorité étant en japonais. Les rares infos en anglais font l’historique du temple et je ne suis pas sur que ça intéresse énormément de personnes, hormis celles qui sont déjà initiés à l’histoire japonaise…

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Naka-in Temple
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Jardins du Naka-in Temple

Ce que l’on peut retenir, c’est que dans le jardin de ce temple, il y avait un jardin où poussait du thé, jusqu’à il y a 30 ans de ça.

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De quoi s’instruire : les panneaux touristiques en mode full-jap !

Semba Shrine

A pied, nous nous rendons jusqu’au sanctuaire Semba-Toshougu.

P1010953Ce sanctuaire fait partie du terrain du temple Kitain. Il a été construit en 1633 pour honorer un Shogun qui a contribué au développement du temple Kitain.

P10109545 ans après sa construction, en 1638, un feu détruit la plus grande partie du sanctuaire. Il est reconstruit en 1640 sous les ordres d’un autre Shogun.

Temple Kitain

Nous poursuivons jusqu’au temple Kitain.

P1010955L’histoire de ce temple aurait commencé en 830. Originellement, il était divisé en 3 parties : Kitain au Nord, Nakain au centre et Minamiin au Sud. Brûlé pendant les combats de 1205, il est reconstruit en 1298 par le moine Sonkai. Kitain devient le temple principal en 1599.

P1010956Il est possible de visiter le Temple Kitain. On vous distribue même une page A4 contenant des informations EN ANGLAIS (hourra), dont je vous ai fait un condensé ci-dessus, en ne retenant que les « informations intéressantes ». Soit bien peu de choses.

Pour plus d'informations sur le temple Kitain, merci de vous référer à la notice ci-jointe. Sauf que.... voilà quoi !
Pour plus d’informations sur le temple Kitain, merci de vous référer à la notice ci-jointe. Sauf que…. voilà quoi !

Cela reste toutefois intéressant de visiter le temple. On y voit des salles épurées, quelques panneaux d’informations clairsèment les lieux, mais encore faudrait-il pouvoir les lire.

P1010957Quelques portes-fenêtres du temple sont ouvertes, donnant un aperçu des magnifiques jardins l’entourant. Le problème, c’est qu’on est en chaussettes… On a déjà mal aux pieds, on ne va pas non plus courir la nature pieds nus ! Les chaussures, il faut les déposer à l’entrée du temple.

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Pagode du temple Kitain, Kawagoe

Le terme pagode désigne un lieu où se trouve une relique. C’est un lieu de culte pour les croyants bouddhistes, prenant l’aspect d’une tour de plusieurs étages qui est circulaire, octogonale ou carrée (comme ici).

P1010958NB : faites attention a bien vous baisser pour franchir les portes si vous mesurez plus d’1 m 70 ! Sinon, ça pique !

Le paiement du droit d’entrée au temple Kitain donne aussi accès à la cour des 500 statues de Rakan.

P1010960Il y a actuellement en fait 540 statues représentants les disciplines de Bouddha.

P1010961Ces statues ont été sculptées entre 1782 et 1825 et sont toutes différentes les unes des autres.

P1010962La légende raconte que si l’on se promène parmi les statues au milieu de la nuit, une d’entre elles sera chaude. Si l’on revient durant la journée, il paraîtrait que cette statue nous ressemblerait…

P1010963Ici, il ne s’agit pas d’une croix gammée avant l’heure, mais du symbole représentant le cœur de Bouddha ou le sceau de l’esprit de Bouddha.
NB : Attention aux récupérations politiques, auxquelles on fait dire tout et n’importe quoi.

Honmaru Goten

Ensuite, nous reprenons le bus, en direction Honmaru goten ou nous nous arrêtons.

P1010964De nombreux distributeurs de boissons proposent de l’évian pour la somme de 100-110 yen (74 – 80 centimes d’euros les 50 cl !). C’est globalement l’eau minérale la moins chère que proposent ces distributeurs (il y a aussi de l’eau minérale états-unienne et de l’eau minérale japonaise)… bref, avec notre Evian qui a fait le tour du monde, on a trop baisé le game !

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Affiches électorales à Kawagoe

P1010966Le château de Kawagoe a été construit en 1457. En 1590, Kawagoe devient rapidement une base militaire et commerciale pour le transport de « denrées alimentaires et autres matériaux ». 21 personnages célèbres sont devenus successivement seigneurs du château de Kawagoe.

6504_01Ce château – ou peut-être serait-il plus pertinent de parler de palais – voit sa structure de bois construite en 1848. 9 des pièces du palais sont couvertes de tatamis, pour un total de 123 tatamis.

Hikawa Shrine

Après cette visite, nous reprenons le bus pour nous rendre au sanctuaire Hikawa.

P1010967On accède dans ce tranquille sanctuaire par une porte impressionnante de 15 mètres de haut. Ce sanctuaire comporte des arbres vieux de plus de 500 ans et trouve ses origines au sixième siècle.

P1010968Le sanctuaire d’Hikawa est dédié au dieu des couples mariés. Beaucoup de personnes s’y rendent pour prier pour un mariage heureux ou trouver un conjoint. C’est un lieu de mariage populaire.

P1010969Deux tunnels appelés « Tunnels de l’amour » sont présents dans le sanctuaire. Le premier tunnel présente 888 petites plaques de bois rédigées par les adorateurs du sanctuaire.

P1010970Le second tunnel comporte aussi des plaquettes de bois, où le visiteur peut écrire ses propres prières ou ses souhaits.

Rue traditionnelle de Kawagoe

Après la visite de ce sanctuaire, nous reprenons le bus pour retourner en ville. L’occasion de se restaurer facilement, avant de cheminer vers les rues commerçantes. Nous nous rendons premièrement dans la candy line, la rue des bonbons. Elle abrite prétendument 300 boutiques dans une petite rue de 80 mètres.

Alors autant les 80 mètres, on les a bien vus, autant les 300 boutiques beaucoup moins. Il n’y aurait je pense qu’entre 30 et 40 seulement. Elles proposent principalement de petites choses à grignoter, sans que l’on ne sache précisément ce que c’est. Ce qui est sûr en revanche, c’est que le concept de « bonbons » ou de « sucreries », semble assez éloigné du notre… Il faudrait d’ailleurs plutôt parler de « rue des douceurs », encore que !

Nous arrivons ensuite dans la rue traditionnelle de Kawagoe. Nous nous attendions à plus d’animation que cela.

P1010971En fait, cette rue présente une enfilade de boutiques touristiques et de restaurants. Sans oublier la fameuse boutique Hello Kitty dans laquelle Pierre a insisté pour me trainer….  !

Nous reprenons ensuite le mini-bus pour la gare de Kawagoe. Ce trajet fut un véritable calvaire : entassés à 25 dans un mini-bus de 15 places, c’est vite le bordel. Je me retrouve acculé contre la vitre, le buste plié en deux, car, du haut de mon petit 1 m 75, mes épaules touchent le plafond !

Enfin arrivés à la gare, nous prenons une bonne bouffée d’air frais (et inodore, si vous voyez ce que je veux dire) et nous prenons le train pour rentrer sur Tokyo, direction notre quartier d’Ikebukuro.

Ikebukuro

Et Ikebukuro, c’est le quartier où se trouve le fameux Pokemon Center ! La première difficulté est d’abord de repérer le bon building, puis de se repérer dans le building en lui-même. Fort heureusement, je sais lire le mot Pokemon (ポケモン) en Japonais !  C’est d’ailleurs bien le seul mot que je sais lire en Kenji. Une question de survie !

P1010972Moi à mon Pikachu, je lui fais des bisous. Des gentils, des tout doux, des géants, des tout fous. Un bisou sur la joue, un bisou dans le cou. Car mon p’tit Pikachu, il adore les bisous.

P1010974Des pikachu partoouuuuuuuut ouh ouh ! Sur le nez dans le cou ouh ouh ! Pikachu Pikachu ! Des milliers de Pikachu ! Et encore des pikachu ouh ouh!

Plus sérieusement, c’est la folie, il y en a de partout ! Mes yeux ne savent plus où donner de la tête ! A moins que ce ne soit ma tête qui ne sache plus où donner des yeux… !P1010973Dracaufeu, surmonté de Pikachu. Ma-gni-fi-que !

P1010975Lucario à gauche, et Mewtow à droite. Deux Pokémon légendaires parmi les plus célèbres.

IMG_20150722_202041Un magasin rempli de Pokémon et de goodies de toutes sortes. Inimaginable de ressortir sans quelques achats !

P1020019Peluche et mug Pikachu, trop kawaï !

P1020021Figurines des premiers Pokémon, avec de gauche à droite : Bulbizarre, Miaouss, Salamèche, Pikachu et Carapuce.

Nous sortons du Pokémon Center. Nous nous dirigeons vers le Ryokan. Pierre, en joueur invétéré, s’arrête dans un Pachinko. L’œil luisant, il espère, après quelques tentatives infructueuses les jours précédents, obtenir enfin sa peluche.

Je le vois alors avancer vers une machine proposant de gagner Olaf, le petit bonhomme de neige du film Disney La Reine des Neiges. Alors d’emblée, une chanson me revient. C’est ça d’avoir regarder La Reine des Neiges dans l’avion !
Cette chanson, LA VOICI ! Quand la sœur d’Elsa, Anna, entonne : « Je voudrais un bonhomme de neige. Oui s’il te plaît un bonhomme de neige ». Devant cette machine, l’espace d’un instant, Pierre était Anna et Anna était Pierre. L’espace et le temps n’avaient plus aucune contenance.

Le temps est suspendu. Le brouhaha n’est plus. La vie suspendue à un fil de l’espace-temps. Il tombe. Olaf est tombé ! Pierre a son bonhomme de neige !!!

OlafPierre, sauras-tu rendre Olaf heureux ?

Pour rappel, le plus grand rêve d’Olaf, c’est d’aller se dorer la pilule au soleil, sur la plage. Pierre, aideras-tu Olaf à accomplir son rêve ?!

18h30. Nous rentrons finalement au ryokan. L’occasion de se reposer une petite heure et de préparer nos valises pour le départ du lendemain. A 20 heures, nous achevons cette journée en allant nous restaurer chez Sakura, la base !

Jour 6 et Jour 7 – Lundi 20 et mardi 21 juillet – Le Mont Fuji

Lieu : Mont Fuji

Distance parcourue : 30,92 km + 21,53 km = 52,45 km

Distance cumulée : 171,88 km

Tokyo > Fuji Q-Highland > Mont Fuji
Tokyo > Fuji Q-Highland > Mont Fuji

NB : Pour préparer une ascension du Mont Fuji : deux options s’offrent à vous :

  1. L’option raisonnable : c’est celle que choisi la quasi-totalité des randonneur-ses. Un bus vous conduit directement à la 5ème station, à 7 km de marche du Mont-Fuji.
  2. L’option inconsciente : c’est celle que ne choisi aucun.e touriste. Elle consiste à faire l’ascension dans son intégralité, depuis le pied du Fuji (30 km environ). C’est celle que nous avons choisi avec Pierre.

Lundi 20 juillet

En route pour le Fuji ! Après une très courte nuit, le réveil sonne à 6h45. Nous bouclons nos valises, que nous déposons à la consigne de l’auberge pour les récupérer le lendemain. On enfourche le lourd sac de randonnée, direction le métro et la station de Shinjuku pour prendre le bus. Pierre dort dans le bus, il en a de la chance ! Mais il faut bien quelqu’un pour lutter contre la fatigue et veiller, afin de ne pas louper l’arrêt…

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9h50. On arrive à destination, le parc d’attraction Fuji Q-Highland, qui propose de très nombreuses montagnes russes. La montagne qui nous intéresse nous, elle est japonaise, et elle nous fait de l’œil.

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Alors que le Mont Fuji et sa couronne de nuages nous narguent, le premier défi de la journée nous guette : il faut trouver la sortie de ce maudit parc d’attractions ! Ce n’est qu’une heure plus tard, après avoir couru à droite et à gauche, traversé une bourgade en plein cagnard, que nous entamons réellement l’ascension.

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10h42, début de l’ascension du Mont Fuji. Un chemin forestier qui pourrait presque sembler sympathique, si la température ambiante n’était pas d’une trentaine de degrés et si nous n’avions pas un sac de plusieurs kilos sur le dos.

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12h45. Nous avons déjà bien avancé. Mais il ne s’agissait que de la partie la plus aisée. On voit ici qu’il nous reste 10,8 km pour atteindre le sommet, soit 518 minutes (8h38). Après calcul, cela représente – si on ne s’arrête pas une seule fois – une moyenne de 20 à 25 mètres par minute. Pour faire court, ça s’annonce sévère !

12h50. Au détour d’un virage, on tombe sur une petite vieille qui nous fait de grands signes. Cette dernière nous propose gratuitement un thé glacé ainsi que quelques bricoles à grignoter. Nous sommes déjà occis, et nous acceptons avec le plus vif soulagement l’invitation de Mama-Macha (Macha = thé). Un petit litre de thé froid plus tard, nous reprenons la route.

P1010855Progressivement, la pente et le terrain s’accentuent et s’accidentent.

P1010856Les aménagements prévus pour lutter contre l’érosion sont une source de difficulté supplémentaire.

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13h10. Nous arrivons à la première station (1 520 m d’altitude) de l’ascension. Nous en profitons pour faire une pause repas. L’ascension du Mont Fuji comporte 10 stations, la dernière étant le sommet du Fuji. Dans la deuxième partie de l’ascension, il y a aussi des « stations et demi », des « anciennes stations », des « stations historiques » et des « anciennes stations historiques ».

P1010858Ici, la première station. Les 5 premières stations (non touristiques) sont tombées en désuétude depuis que les cars emmènent les touristes directement à la cinquième station de bus …

P101085913h50 deuxième station. 1 700 m d’altitude. L’occasion de faire une courte pause.

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La deuxième station, dans un état de délabrement extrême.

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Station 2 toujours. 1 700 m – 1 520 m = 180 mètres de dénivelé en 40 minutes. Soit 4,5 mètres de dénivelé par minute en moyenne. Ça grimpe !

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Les marches, un des calvaires de cette ascension. Et plus ça monte, plus elles sont hautes. J’ai de petites jambes moi !

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Il reste 462 minutes d’ascension soit 7 h et 42 minutes !

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Des panneaux toutes les 4 minutes de marche ? C’est le moral qui en prend un coup !

P101086514h20. 1 840 mètres d’altitude. La Troisième station, son luxe et ses aménités touristiques.

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1 840 m (station 3) – 1 700 m (station 2) = 140 m de dénivelé en 30 minutes, soit 4,7 mètres de dénivelé par minute. On reste dans notre moyenne.

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Vue depuis la Troisième station. Le temps se couvre et le soleil joue avec les nuages. Nous prions pour que les conditions météorologiques ne se dégradent pas.

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14h45. Nous arrivons à la quatrième station. Nous progression bien. Mais nos jambes commencent à accumuler la fatigue des efforts des premiers jours du voyage. Le dos, accablé par le poids du sac, est douloureux.

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Vue depuis la quatrième station. Ça se découvre un peu.

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Ça monte, encore et toujours. Les chemins sont de plus en plus abrupts et sauvages.

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Nous approchons de la cinquième station. Il ne reste plus que 6h et 36 minutes d’ascension…

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300 mètres plus tard. La recrudescence des panneaux commence à nous désespérer, et ce n’est qu’un début…

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15h45. Nous arrivons à la cinquième station. C’est étrange d’enfin voir une forme de civilisation. C’est presque irréel. Nous en profitons pour marquer une pause.

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Le temps au niveau du sommet est dégagé. Et depuis la cinquième station, nous percevons le sommet du Mont Fuji, ainsi que le chemin restant à parcourir. Si proche, et si loin.

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Toujours à la cinquième station, nous sommes cependant en plein milieu des nuages. Il commence à faire frais.

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Nous reprenons la route. Il reste 6 km d’ascension soit 6 h 25 minutes.

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Alors que la végétation se raréfie progressivement, la pente, toujours…

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Si proche… Si loin…

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Au détour du chemin…

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Il reste 6 h 6 minutes d’ascension pour 5,5 km.

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Je vous jure ces panneaux, je vais y foutre le feu !!

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2 390 mètres d’altitude, nous arrivons à la sixième station. Il est 16h30, l’occasion de faire une pause goûter et de s’habiller plus chaudement.

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Sixième station. Les paysages deviennent désertiques.

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Et les blocs de lave de plus en plus présents.

P1010887Allez Pierre, un dernier moment avant d’y retourner !

P1020011Avant de poursuivre votre chemin, il faudra vous acquitter de 1000 yens (soit 7,35 euros) au nom de la préservation du Mont Fuji. En échange, on vous remettra un pin’s de ce genre.

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Il est 17h10. Nous quittons la sixième station. Il reste 5 heures et 55 minutes d’ascension.

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La reprise est absolument horrible. Les jambes tirent atrocement et les marches m’ont tueR.

P1010890A 5 km du sommet, je commence à accuser le coup. Comme vous l’avez sans doute remarqué, alors que nous entrons de plus en plus dans l’obscurité, ces panneaux se font encore plus fréquents…

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C’est l’apocalypse. Le nuage nous a rattrapé.

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On distingue à peine les prochaines stations (et stations et demie) dans les nuages.

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A 5 heures et 20 minutes du sommet. Le dénivelé se fait de plus en plus sentir, et la progression devient bien plus lente.

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Entre ciel et nuages, la pente, toujours !

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Premières portions de semi-escalade. Dans les faits, ça fait travailler un peu d’autres muscles, donc c’est pas plus mal.

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Il est 18 h 00. Nous arrivons à la Septième station qui culmine à 2 700 mètres. Il reste 3,8 km et 4 h 55 d’ascension.

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De beaux mélanges en cette fin de journée.

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Vous voyez ces stations ? On pourrait presque les toucher non ? Et pourtant…

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Si je retrouve cellui qui a inventé / posé ces panneaux… !

P1010900Entre nuages et ciel bleu, la pente

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Moyenne basse : un panneau tous les 200 mètres… Ou comment se miner le moral.

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Cela n’a plus de chemin que le nom… et encore, il fait encore jour… !

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Au dessus des nuages, des paysages magnifiques s’offrent à nous.

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C’est de pire en pire. Mes jambes ne répondent plus, elles fonctionnent par automatisme. Je veux mourir !

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Au dessus des nuages.

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Un panneau tous les 100 mètres d’ascension, de mieux en mieux !

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Pourquoiiiiiiiii ???!

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Il reste 4 heures et 22 minutes d’ascension pour parcourir 3,2 km…

P1010909Alors que l’on approche de la huitième station, le soleil se couche…


19h05. Nous n’en pouvons plus. Nous nous arrêtons dans une station intermédiaire pour prendre du repos. Pour environ 60 € (ce n’est plus du vol à ce niveau là…), nous obtenons une place dans un dortoir pour dormir quelques heures. Par dortoir, entendons des sacs de couchages entreposer sur des planches de bois.

Nous sommes au bout du rouleau. On pue et on dégouline de sueur. Dans le dortoir, ça pue aussi. Les gens puent et dégoulinent, tout comme nous. Les sacs de couchage n’ont pas l’air particulièrement propres. Il fait chaud. Impossible de trouver le sommeil. Sur notre gauche, deux asiatiques ronflent, à ma droite un autre lâche des flatulences. En face, des américains discutent de façon peu discrète et on entend leur bruit de mastication. Plusieurs personnes fouillent bruyamment dans leur sac, un autre prend des photos du dortoirs… A 22 h, tandis que certain.e.s dorment, d’autres préparent leur sac pour reprendre l’ascension… Dis donc messieurs, il y a une salle à côté !

Il est 23 h. Je n’ai pas dormi, mais mes jambes se sont un peu reposées. Nous nous rééquipons de sac de randonnée et nous reprenons l’ascension.

P1010910Lorsque nous reprenons l’ascension, vers 23h, l’obscurité s’est couverte de points lumineux, paysage somptueux (qui rend mal sur la photo, faute d’équipement adéquat).

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Il est 23h41. Nous arrivons à la huitième station. Il reste 2,7 km d’ascension, soit 3 heures et 15 minutes et une moyenne de 13,85 mètres par minute !

P1010913Un panneau tous les 100 mètres, voilà qui ne m’avait pas manqué.

Mardi 21 juillet

P1010916Dans le noir complet et sur un sol accidenté, la lampe frontale est d’une absolue nécessité !

P1010918Il reste 2 km et 2 heures 20 minutes de marche. Mes jambes sont de nouveau opérationnelles, elles pètent le feu !

P1010919On est à présent à 3 250 mètres d’altitude ! Et il fait froid ! Tellement froid que le moindre arrêt est une souffrance ! Niveau oxygène en revanche, tout va bien !

P1010920Un peu plus de deux heures et c’est bon !

P1010921NB : Plutôt que de compter les moutons, vous pouvez compter les panneaux pour vous endormir.

P101092201h02. Arrivée à la huitième station historique. On est à 3 350 mètres d’altitude, à 1,4 km du sommet soit 1 heures et 23 minutes d’ascension. Ça devient bon ! L’occasion de marquer une courte pause.

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Regardez bien ce panneau, puis les deux suivants. Ici, 1,3 km du sommet du 82 minutes.

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Là, 1,2 km du sommet pour 50 minutes (quand 100 mètres te font économiser 32 minutes de marche). Mais non, ce n’était qu’un leurre (et une erreur).

P101092501 h 25. Arrivée à la station 8,5. On est à 3 450 mètres d’altitude, à 900 mètres du sommet pour 60 minutes d’ascension prévue. Dans les faits, le froid nous transit, et nous avons plus de 30 km dans les jambes (sans compter les jours précédents). Nous avons donc progressé plus lentement que ces prévisions (élaborées pour les touristes qui commencent à la station de bus, soit à 7 km du sommet seulement).

P1010926A 600 mètres du sommet, et à 200 mètres de la neuvième station. Nous sommes frigorifiés. 

P10109272 h 10. Arrivée à la neuvième station. On est à 3 600 mètres d’altitude. Il reste 400 mètres d’ascension, soit 30 minutes. On mettra en fait 42 minutes à atteindre le sommet. Imaginez-vous : parcourir la longueur d’une piste d’un stade d’athlétisme en 42 minutes. Pas de quoi rentrer dans le Guiness Book !

P1010928On est à 200 mètres du sommet ! C’est la dernière ligne droite. Enfin, si tant est que la notion de ligne droit ait une quelconque signification dans l’ascension du Fuji.

Et, ENFIN, à 2h52 du matin, nous arrivons enfin au sommet du mont Fuji ! Avec en cadeau une belle hypothermie ! Dans la station, les employé.e.s ont attendu environ 1 h (pourquoi, on ne sait pas…) pour nous ouvrir. L’urgence nous engageait de sortir la couverture de survie. Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, j’ai consacré cet article à la couverture de survie. Nous enfilons donc ladite couverture, nous battons contre le vent, ce qui n’est réellement pas évident. Usuellement, les couvertures de survie sont utilisées pour recouvrir des corps allongés. Or, nous ne sommes pas allongés, et personne ne nous aide. Alors, par pitié, si vous envisagez l’ascension du Mont Fuji : COUVREZ-VOUS ! N’y allez pas en touriste ainsi que je l’ai fait…

Finalement, vers 4 h du matin, la station ouvre… On est toujours en situation critique, à tel point que nous conservons notre couverture de survie à l’intérieur. On commence une soupe de nouilles miso (comme quoi, même au sommet du Mont Fuji, il est plus facile et rapide pour un.e végane de s’alimenter qu’à Tokyo…).

P1010929Entre 4h30 et 5h du matin, lever de soleil au sommet du Mont Fuji ! Braver le froid pour sortir l’appareil photo, prendre un cliché, et retourner se mettre au chaud, toute une aventure.

P1010930Quelques parcelles englacées au niveau du cratère du Mont Fuji.

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La meilleure façon de lutter contre le froid et de se réchauffer, c’est encore de reprendre la route.

5 h du matin, vêtus de nos couvertures de survie, on amorce une descente aussi longue que dangereuse. De petites pierres volcaniques très légères jonchent un sol cendreux. Le gadin assuré en cas d’inattention ! 

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Les paysages sont superbes. La température remonte, ça va un peu mieux.

P1010934Pendant ce temps, la couverture de survie perd en ampleur au fur et à mesure que nous descendons et que la température se réchauffe.

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Au dessus des montagnes.

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Et au-dessus des nuages.

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Des paysages désertiques.

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C’est parti pour 3 heures de descente !

P1010943 P1010944 P1010946Le sommet du Mont Fuji, vu de la sixième station.

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7 h 55. Nous arrivons enfin au terme de la descente. Nous prenons une série de bus pour rentrer sur Tokyo. Et on dort, ENFIN ! Du moins on essaye. La tête ballotte dans le bus, ce n’est pas agréable.

12 h. Nous arrivons à Tokyo. Après un coup de métro, nous nous rendons au Ryokan. La chambre n’était pas disponible avant 14 h. Nous en profitons alors pour prendre une bonne douche et attendre au calme dans la salle commune.

14 h – 18 h. On s’accorde une sieste bien méritée. Ensuite, nous nous accordons une heure pour ranger nos affaires/valises. En rangeant mon pantalon de randonnée, je m’aperçois que j’ai ramené des morceaux de Fuji dans l’ourlet de mon pantalon :  P102001219 h. Nous nous rendons au restaurant Sakura, à Ikebukuro, non loin de notre ryokan. Je commande un plat de légumes « organic » (= bio) qui coûte assez cher. Mais les légumes sont très chers au Japon, étant majoritairement importés. Alors quand en plus ils sont bio ! Mais nous n’avons pas le courage de marcher encore un peu plus.

20 h. Nous sommes rentrés au ryokan. Nous allons nous coucher. C’est la fin de cette journée de deux jours !

Jour 5 – Dimanche 19 juillet – Tokyo

Lieu(x) : Tokyo (Nakano ; Harajuku ; Parc Yoyogi ; Minota ; Odaiba ; Ikebukuro)

Distance parcourue : 22,99 km

Distance  cumulée : 119,43 km

Dernière journée tranquille avant l’ascension du Mont Fuji. On reste calmement à Tokyo. Seul impératif de la journée : aller dans une épicerie pour chercher quelques victuailles et de l’eau pour la fameuse ascension du lendemain…

Nakano

Nous commençons cette journée en nous rendant dans l’arrondissement de Nakano (toujours à Tokyo). Nakano est surtout célèbre pour sa Nakano Broadway, une galerie marchante couverte consacrée aux activités intérieures (Otakus) comme les jeux d’arcade, machines à sous et autres mangas. L’autre intérêt de cette galerie souterraine, c’est sa fraîcheur ! Nous n’avions pas envie d’affronter l’habituelle torpeur extérieure (34°C à l’ombre et de bon matin, ça pique !!).

N’ayant pas spécialement envie de nous égarer à Nakano, nous reprenons le métro, direction l’arrondissement de Shibuya, et pour commencer le quartier d’Harajuku.

Harajuku

quartier Harajuku, arrondissement de Shibuya
Takeshita-dori, quartier Harajuku, arrondissement de Shibuya

Ici, la Takeshita-dori, rue par laquelle nous pénétrons dans le quartier d’Harajuku, concentre un grand nombre de boutiques, notamment d’habillement. Certaines de ces boutiques sont consacrées à la mode « Gothic Lotita » (si si, ça existe !) ou aux Cosplay (costumes de jeux vidéos et mangas célèbres). Un costume géant de Pikachu, c’est tellement Kawaï. On trouve encore des boutiques pour les Sweet Lolita, une mode vestimentaire façon poupée bleu ou rose pastel.

Dans les faits, nous avons vu quelques Gothic Lolitas, de nombreuses Sweet Lolitas (c’est assez spécial un(e) humain(e) habillé(e) en poupée géante…). Quant aux cosplayeuses et cosplayeurs, on les cherche encore… Notons que bizarrement, ces tenues vestimentaires ne concernent principalement que les filles/femmes : que faut-il en conclure ?

Il est dit dans les brochures et sites d’informations touristiques que le quartier est réputé pour sa fréquentation par de nombreux jeunes qui profitent du week-end pour ne pas porter l’uniforme obligatoire en semaine et se distinguer par leur style vestimentaire. Ce n’est pas exactement ce que nous avons observé : hormis les touristes, il y a quand même une grande majorité de personnes en uniforme. Ce qui me fait penser que l’uniforme reste un moyen d’identification sociale à Tokyo, une façon de montrer que l’on a sa place dans la société. A l’inverse, celui qui ne porte pas l’uniforme, c’est celui qui est en marge de ladite société, qui la rejette, et qui est incapable de l’intégrer. Conformisme bonjour.

Parc Yoyogi

Après ce passage dans le quartier d’Harajuku, nous nous rendons au Parc Yoyogi, non loin de là. On rentre dans le parc par cette première tori (= porte) imposante.

entrée du parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
entrée du parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya

Un peu de fraîcheur et de verdure en pleine ville, c’est exactement ce qu’il nous fallait. Cette idée me fait d’ailleurs curieusement penser à une scène du film Pokémon, titré « Genesect et l’éveil de la légende » qui me semble très clairement inspirée du Parc Yoyogi de Tokyo :

Vous en pensez quoi ?
Vous en pensez quoi ?

Alors que nous entrons dans le parc, tonneaux de vin et de saké se font face :

Parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya Tonneaux de vin
Parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Tonneaux de vin
Parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya Komodaru = tonneaux de sake, alcool de riz
Parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Komodaru = tonneaux de sake, alcool de riz

Nous arrivons, après une courte marche, au sanctuaire Meiji, un sanctuaire shintoïste. Le shintoïsme, c’est l’ancienne religion japonaise, profondément ancrée dans le mode de vie japonais. Le shintoïsme n’a ni fondateur, ni livre saint, mais met en œuvre des valeurs comme l’harmonie avec la nature et des vertus comme la sincérité du cœur. Dans le shintoïsme, « l’esprit saint » est illimité : il peut être présent dans la mythologie, dans la nature, ou encore dans l’être humain.

Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya

Le Sanctuaire Meiji est dédié à l’âme divine de l’Empereur Meiji (1852-1912) et de son épouse, l’Impératrice Shoken (1850-1914). Après leur décès, le peuple japonais voulut commémorer leurs esprits et leurs vertus pour toujours. Ils firent alors don de 100 000 arbres qui constituent l’actuelle forêt urbaine du parc Yoyogi. Le sanctuaire, quant à lui, est inauguré le 1er Novembre 1920.

Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya

L’empereur Meiji est le 122ème empereur du Japon. Il arrive sur le trône en 1867. Il jette les bases du Japon moderne : le pays s’ouvre au monde après un long isolement. L’Empereur Meiji prend l’initiative de promouvoir l’amitié avec les autres pays et d’introduire la civilisation occidentale et ses technologies, tout en préservant l’identité japonaise.

L’impératrice Shoken est connue comme l’épouse dévouée de l’empereur Meiji, mais aussi pour la promotion de l’éducation féminine au Japon et ses dons à la Croix rouge internationale.

Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Sanctuaire Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya

Il est possible d’acheter contre 100 yens, un des poèmes composés par l’empereur ou l’impératrice. Voici celui de l’impératrice Shoken que j’ai obtenu :

Tentative de traduction :
Tentative de traduction :
« Trois fois par jour, le vieux sage
Réfléchi à ses actes ; Maintenant,
Dans l’esprit du sage
Je souhaite faire de même »

Sortis du sanctuaire Meiji, nous retournons dans le parc :

Parc Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Parc Meiji, parc Yoyogi, arrondissement de Shibuya
Soupe de nouilles et ciboule (270 yens soit 2 €)
Parc Yoyogi

Puis nous tombons sur un panneau d’information nous indiquant que, tout droit il était possible de se rendre au « treasure museum ». Nous décidons d’aller voir de quoi il retourne. Nous monnayons le droit d’entrée contre quelques centaines de yen et entrons dans le fameux treasure museum. On y voit notamment une galerie de portraits de tous les empereurs qui se sont succédé, ainsi que du mobilier et des estampes.

C’eut été certainement très intéressant si toutes les informations dispensées dans le musée n’étaient pas exclusivement en japonais. C’est d’ailleurs un problème qu’ont de nombreux lieux touristiques : aucune traduction. Donc, fondamentalement, on regarde des choses certainement très intéressantes, mais on ne sait pas ce que l’on regarde dans les faits.

Nous sortons finalement du parc Yoyogi. Il est 14 heures, et nous mourrons de faim ! Nous trouvons, au détour d’une ruelle, un petit restaurant qui ne paye pas de mine. Et là, c’est la bonne découverte de la journée : au Japon, il est possible de commander un plat au restaurant et d’être rassasié pour la modique somme de 2 €.

NB : la photo « écrase » un peu les dimensions. Cette soupe était en fait très copieuse !

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Soupe de nouilles de soba et ciboule, 270 yen, soit 2 € !

Minota

Après nous être ainsi restaurés, nous poursuivons notre périple, direction le quartier de Minato et la célèbre tour de radiodiffusion, la Tokyo tower.

Tokyo Tower, quartier de Shiba
Tokyo Tower, quartier de Minota

En comptant son antenne, elle mesure 332,6 mètres, soit 7,6 mètres de plus que la tour Eiffel, antenne comprise (325 mètres).

La Tokyo tower se visite et on y trouve même de nombreuses boutiques ! L’occasion aussi de satisfaire un besoin pressant avant de reprendre la route.

Toilettes, Tokyo Tower, quartier de Shiba
Toilettes, Tokyo Tower, quartier de Shiba

Les toilettes de la tokyo Tower, qui font aussi bidet, karcher, douche, jukebox. Dommage, ça ne fait pas le café !

En chemin, nous passons devant le World Trade Center, un gratte-ciel commercial de 40 étages, dont le dernier constitue un observatoire pour les visiteurs.

World Trade Center Building, Hamamatsuchō, Minato
World Trade Center Building, Hamamatsuchō, Minato

En poursuivant le périple, nous passons devant le temple bouddhiste Zozo-ji. C’est un temple funéraire, qu’on appelle Bodi. Dans le bouddhisme ce terme désigne la délivrance, l’illumination, où l’état d’éveil d’une personne libérée du samsara, le cycle des renaissances / réincarnations.

Temple bouddhiste Zozoji, quartier de Shiba
Temple bouddhiste Zozoji, quartier de Minota

Odaiba

Nous terminons notre après-midi dans le quartier d’Odaiba. C’est une grande île artificielle située dans la baie de Tokyo. Daiba signifie « forteresse » en japonais, en référence aux batteries de canons positionnées sur les îles-polders alentours.

Statue de la liberté et skyline de Tokyo, quartier d'Odaiba
Statue de la liberté et skyline de Tokyo, quartier d’Odaiba

En 1998, la France confia pour une année une réplique de la statue de la liberté à Tokyo. Et devant son succès, les Japonais décidèrent d’en faire une copie avant de la rendre.

Statue de la liberté, quartier d'Odaiba. En 1998, la France confia pour une année une réplique de la statue de la liberté à Tokyo. Et devant son succès, les Japonais décidèrent d'en faire une copie avant de la rendre.
Statue de la liberté, quartier d’Odaiba.
Lacher de ballon, quartier d'Odaiba
Lacher de ballon, quartier d’Odaiba

Nous passons aussi devant le célèbre Gundam. Gundam est une franchise d’animation japonaise créée en 1979. On y retrouve des éléments classiques de la science-fiction : guerres spatiales, avancés scientifiques et technologiques, robots géants érigés au rang d’armes de masse…

Gundam, quartier d'Odaiba
Gundam, quartier d’Odaiba

Pour célébrer les trente ans de la licence, un robot de 18 mètres de haut est construit et placé sur l’île artificielle d’Odaiba à l’été 2009. Étant conçu comme une attraction temporaire, le Gundam est démantelé en septembre 2009. Devant son incroyable succès, il est finalement rebâti et exposé entre juillet 2010 et janvier 2011, avant de revenir, sous la pression populaire, de façon définitive, en avril 2012.

Comme tout bon quartier qui se respecte, le quartier d’Odaiba dispose aussi de ses propres Pachinko, les salles de jeux.

Pachinko du quartier d'Odaiba
Pachinko du quartier d’Odaiba

Nous terminons cette journée par une séance détente au Onsen d’Odaiba, avant d’entamer le calvaire de l’ascension du Mont Fuji demain. Pour ceux qui n’aurait pas tout suivi, je détaille ce qu’est un Onsen à la fin de l’article du Jeudi 16 juillet.

Oedo Onsen Monogatari Bain thermal japonais
Oedo Onsen Monogatari
Bain thermal japonais

Ikebukuro

Après cet instant détente, nous rentrons à l’auberge, quand, tout à coup, c’est l’illumination : il est 22h30, et nous avons oublié d’aller acheter de l’eau et quelques victuailles pour l’ascension du Mont Fuji…

Heureusement, à Tokyo, les supérettes ne ferment (quasiment ?) jamais ! J’achète 2 bouteilles d’eau de 2 l, 3 onigiri,  et 1 banane.

Nous rentrons enfin à l’auberge. Nous n’en pouvons plus. Il n’est pas loin de minuit et il faut encore préparer le sac de randonné pour le lendemain.

Objectif : faire rentrer 4 l d’eau, 1 kg de nourriture, polaire, tee-shirt de rechange, casquette, poncho, trousse de secours, lampe frontale, couverture de survie, lampe de poche, appareil photo, porte-monnaie… dans un petit sac de randonnée… Alors on essaye différentes combinaisons, un peu en mode tétris. Rien ne convient, alors on tasse bêtement, on bourrine, et au bout d’une vingtaine de minutes, ça finit par fermer. Alors, on s’amuse à soupeser le sac et on se dit, avec désespoir, que la journée du lendemain va être terrible !

Jour 4 – Samedi 18 juillet – Ito – Shidoma – Shirahama

Lieu(x) : Ito ; Shidoma ; Shirahama ; Tokyo (Kabukicho ; Shinjuku).

Distance parcourue : 13,56 km

Distance cumulée : 96,44 km

Tokyo > Ito > Shidoma > Shirahama > Shidoma > Ito > Tokyo
Tokyo > Ito > Shidoma > Shirahama > Shidoma > Ito > Tokyo

Éreintés que nous sommes, la fatigue des premiers jours s’est accumulée. Nos pieds sont parsemés de cloques et nos jambes de crampes.  Dès le matin, nous sommes au bout du rouleau. Nous avions donc décidé de modérer quelque peu nos ardeurs pédestres pour les journées de Samedi 18 et Dimanche 19, les deux journées avant l’ascension du Mont Fuji, prévue pour le Lundi 20 et le Mardi 21.

Ce Samedi 18 juillet au matin, nous partons donc direction la côte, à Shidoma et Shirahama. C’est parti pour 3 heures de train : 2 h de train express pour aller à Ito, puis une heure de train local pour aller à Shidoma, avant de prendre un bus pour Shirahama.

Ito

Au Japon, il ne suffit pas de payer un ticket de train (ou d’avoir le fameux JR Pass), il faut aussi réserver sa place si vous voulez être sûr d’avoir une place assise. Le bureau de réservation ferme à 23 h dans la gare de notre quartier. Nous y sommes allés la vieille, sur les coups de 22h50. Devant la foule nombreuse, nous pensions abandonner l’affaire, résignés à passer 2 h debout dans le train…

Mais c’était sans compter sur la dextérité extraterrestre d’une employée – appelons-la Speedy Gonzales – de ce bureau d’enregistrement. Jamais de vie d’hommes il ne nous sera plus donné de contempler une telle habilité et célérité à l’usage du tactile ! C’est bien simple, en une trentaine de secondes, Speedy nous avait réservé nos billets aller et retour ! Pour comparaison, deux jours auparavant, nous avions passé plus de 25 minutes avec un employé pour réserver nos places… (Dédicace à Pierre : Check ! Check !! Check check !!)

AllerSeul hic, nos places réservées n’étaient respectivement pas dans le même wagon. Les 2 h  de train pour aller sur Ito s’annonçaient donc longues. L’occasion d’observer le japonais dans son environnement. Samedi 18 juillet était au Japon le premier jour d’un week-end de trois jours, Lundi 20 étant férié.

Dans le train, de nombreuses familles et leurs enfants étaient donc présents. A côté de moi, un japonais relativement embonpointé vient s’installer. Vapeurs d’alcool. Une journée qui commence bien. Pour rester sur l’olibrius, il  commanda dans le train les aliments suivants, formant un repas des plus mauvais goûts à 10 h du matin :

  • rollmops de hareng. Merci l’odeur : hé ho coco, il y a quelqu’un à côté de toi ! Et merci les nausées également
  • 1/2 l de bière
  • Une glace à la vanille (NB : en Japonais, glace se dit ice-creamu… on voit toute l’inventivité langagière).

Dans le train, c’est la fête et la pagaille. Les enfants courent, sautent, jouent à chat (perché, glacé, …). Je suis à l’étage du wagon 10. Et dans le wagon 10, il y a la salle de jeux pour les enfants. Les parents laissent faire, visiblement cela doit être normal. Week-end = catharsis, après une semaine éreintante de travail / d’exploitation… Pierre m’a même dit avoir vu une chaussette voler dans son wagon.

Une employée passe régulièrement dans les couloirs, afin de vendre de la nourriture, mais aussi d’enregistrer les commandes/achats des clients. Dans ce train express, un catalogue est en effet mis à disposition des clients. Avec sa carte suica, il est possible – si vous ne savez plus quoi faire de votre argent – de faire vos courses dans le train. On peut y acheter tout et n’importe quoi : du chausse-pied à la piscine, en passant par la combinaison d’apiculteur !

Arrivés enfin à Ito, la quasi totalité du train se vide. Nous prenons la correspondance ferroviaire pour Shidoma.

NB : Ito fut fondée en 1947 et compte aujourd’hui un peu plus de 76 000 habitants. Son activité touristique est importante, avec sa plage et ses onsen.

Shidoma

Shidoma est une ville d’environ 25 000 habitants. En dehors de l’axe commerçant de la ville, les habitations sont bien plus modestes. Certaines demeures ont été abandonnées et reconquises par la végétation. Symbole d’un Japon, entre richesse et pauvreté. L’occasion toutefois, en chemin, de croiser un temple d’une relative sobriété.

Porte d'un Temple, Shidoma
Porte d’un Temple, Shidoma
Temple, Shidoma
Temple, Shidoma

Nous poursuivons notre périple. Direction Shirahama par le bus.

Shirahama

Prendre un bus local au Japon est toute une aventure. Certainement en partie parce que rien n’est écrit en anglais, ce qui complique la tache. D’autres part parce que votre serviteur enchaîne les bourdes, qu’il met son appoint dans le convertisseur de monnaie, et qu’il se retrouve avec 30 pièces au lieu de 6…. 😀 Quoiqu’il en soit, je pense avoir fait la journée du conducteur !

Plage de Shirahama
Plage de Shirahama

Shirahama est une petite ville d’un peu moins de 22 000 habitants, réputée notamment pour sa plage. L’occasion pour nous de prendre un peu le soleil, quand celui-ci pointait de derrière les nuages. Se baigner ? Pourquoi pas. Les cloques et mes pieds me font cependant atrocement mal. Je décide donc de ne pas rajouter le sel dans l’équation de la souffrance. Pierre, lui, fou qu’il est, tente l’aventure (alors qu’il lui pousse un second petit orteil sur le pied gauche = maxi-cloque).

Sur la plage, une voix retentit périodiquement dans le mégaphone et diffuse de longs, très longs, intermiiiiiiiinables messages. Je serais curieux de savoir ce que cela raconte… « Bienvenue sur la plage de Shiharama, l’eau est à 27°C, la température est de 32°C, il fait beau, mais pas trop, je me suis fait un café mais j’ai oublié le filtre, mamie va bien, ses rhumatismes ne la font pas trop souffrir aujourd’hui, j’ai encore rêvé que je descendais un escalier sans fin…. » Va savoir !

Accablés par la fatigue accumulée, nous rentrons finalement sur Tokyo, en prenant le chemin inverse.

Tokyo (Kabukicho ; Shinjuku)

RetourDans le train express du retour, nous refaisons, comme souvent à notre habitude le monde. Nous parlons entre autres – ne me demandez pas comment s’est arrivé, il y a certainement une très bonne raison à cela – des méfaits de la consanguinité…

Et comme j’aime m’expliquer par schéma (une vieille marotte pédagogique certainement)…

Les méfaits de la consanguinité
Les méfaits de la consanguinité

Kabukicho

Arrivés à Tokyo, Pierre m’emmène « visiter » le quartier chaud de Tokyo, Kabukicho.

La porte rouge, entrée emblématique du quartier de Kabukicho
La porte rouge, entrée emblématique du quartier de Kabukicho

Ce quartier est notamment célèbre pour ses love hotel, ses strip shown et lieux de prostitution comme les soapland (équivalent de maison close, avec massages érotiques et activités sexuelles). Le quartier est tenu par la mafia japonaise, les Yakuza. Retour sur ce que vous ne trouverez pas dans les brochures touristiques…

Il existe deux types de rabatteurs. Les rabatteurs japonais s’occupent uniquement de clients japonais. Quand vous passez devant, ils tournent le dos, baissent le regard, miment ne pas vous avoir vu.

Les rabatteurs typés black sont en revanche plus redoutables pour les touristes. Ils vous abordent, vous suivent et vous harcèlent pendant 50 mètres : « Yo my friend, what do you want ? Eat pussy ? Kissing ? Touching ? Sucking ? Licking ? We have all what you want : Japanese girls, men… »… et quand vous croyez enfin qu’il vous a lâché et que vous vous retournez pour vérifier, il est toujours derrière vous, et revient à la charge… En 5 à 10 minutes passés dans le quartier, nous avons été abordés par 19 rabatteurs différents…

La prostitution érigée en modèle de civilisation… Un quartier entièrement réservé à cela… Les forces de l’ordre sont présentes dans le quartier : elles ne luttent pas contre la prostitution, mais surveillent seulement qu’il n’y ait pas de débordement. De toute façon, les forces de police sont bien impuissantes face à celle de la mafia des Yakuza… Alors, on tolère le commerce de la femme-objet… Par ailleurs, les autres quartiers ne sont pas exempts de prostitution. Salons de massages et bars à hôtesses clairsèment les quartiers de Tokyo avec leurs entrées dérobées…

La condition de la femme-objet pourrait se limiter à cet aspect négatif. Mais il n’en est rien. Dans la foule, il n’est pas rare de voir des filles ou des femmes les jambes (voir le visage) couvertes d’ecchymoses et/ou les bras couverts de marques d’automutilation.  Bien sûr, c’est loin d’être le cas de la majorité de la gente féminine, mais c’est suffisamment récurrent pour être remarqué en 9 jours de séjour…

Nous sortons finalement de ce quartier. L’occasion de s’arrêter, de prendre une boisson fraîche dans un distributeur, et d’apercevoir, en coin, un Yakuza en train de vendre une de ses filles à un client…

Shinjuku

Pour terminer la journée sur une note plus joyeuse, nous repartons dans le quartier de Shinjuku, direction la mairie.

Ce grand bâtiment, ce n'est pas Gotham City, mais bien le Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo (= mairie)
Ce grand bâtiment, ce n’est pas Gotham City, mais bien le Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo (= mairie)

Il est possible, jusqu’à 22h30, de rentrer pour visiter la mairie, et notamment se rendre au 45ème étage qui offre, outre des boutiques de goodies, une vue panoramique exceptionnelle sur la ville de Tokyo. (Mea culpa : mon appareil rend très mal pour les photos de nuit).

Tokyo by night, vue du 45ème étage de la mairie de Tokyo
Tokyo by night, vue du 45ème étage de la mairie de Tokyo. Ça a de la gueule quand même.

Jour 3 – Vendredi 17 juillet – Yokohama ; Kamakura ; Enoshima

Lieu(x) : Yokohama ; Kamakura ; Enoshima ; Tokyo (Ikebukuro)

Distance parcourue : 30,36 km

Distance cumulée : 76,88 km

Capture

Yokohama

Ce matin, direction Yokohama, deuxième ville du Japon avec ses 3,7 millions d’habitants. Une fois n’est pas coutume, notre amie la pluie est de la partie. Et bien sûr, doués comme nous sommes, nous n’avons pas voulu nous encombrer d’un parapluie aujourd’hui…

Nous choisissons donc de nous abriter dans un café, le temps que notre amie la pluie cesse ses velléités. Nous prenons respectivement un café et un thé. NB : Au Japon, un thé est parfois deux fois plus cher qu’un café !

Une fois la pluie relativement calmée, nous nous hasardons à reprendre la route. Nous passons devant le temple du Kwan Tai, avant de nous plonger au cœur de Chinatown.

Le Kwan Tai, le temple de Chinatown
Le Kwan Tai, le temple de Chinatown

Le quartier de Chinatown de Yokohama, âgé d’environ 150 ans n’est pas seulement le plus grand Chinatown du Japon, mais aussi le plus grand d’Asie (à l’exception, bien sûr de la République populaire de Chine).

Chinatown
Chinatown, ses petites ruelles traditionnelles et commerçantes.

Dans Chinatown, les petites ruelles s’enchevêtrent. Elles fourmillent de petits restaurants. Ces derniers proposent des plats variés, qui sont la plupart présentés sous format plastique. Ainsi plastifiés, les plats permettent de donner aux futurs clients l’image de ce qu’ils auront dans l’assiette (avec une colorisation parfois un peu douteuse). Cela présente surtout l’avantage d’être plus parlant que les photos des menus, souvent très petites et de piètre qualité. Et, au moins, on voit ce qu’il y a dans l’assiette.

Au sortir de Chinatown, nous tombons nez à nez devant un Pachinko Sega. Un Pachinko est une salle de jeux au Japon, présentant des aménités comme des machines à sous et autres jeux électroniques. La plupart du temps, les Pachinko se décline sur l’ensemble des étages d’un immeubles ! 5 ou 6 étages de salles de jeux, c’est impressionnant, lumineux, et bruyant !

Le Pachinko, salle de jeu Sega
Le Pachinko, salle de jeu Sega

Les machines à sous : l’occasion pour Pierre, de révéler au grand jour son vrai visage de joueur invétéré, prêt à tous les sacrifices pour récolter deux ou trois friandises !

Le Pachinko, salle de jeu Sega
Le Pachinko, salle de jeu Sega

L’occasion aussi, toujours pour Pierre, de tester la fameuse table de déloufement : voir vidéo exemple

Et pour nous deux de tester le fameux jeu des tambours : voir vidéo exempleOn est presque aussi bon que lui, mais dans le sens contraire ! Pour info, j’ai développer une incroyable aptitude à faire exactement l’inverse de ce qu’il fallait ! Qu’on se le dise !

Lingette pour se laver les mains avant / après l'utilisation des machines
Lingette pour se laver les mains avant / après l’utilisation des machines

Nous sortons enfin de cet « enfer du jeu ». Dehors, c’est étrangement calme. Nous cheminons en direction du front de mer. L’occasion pour nous de passer devant la statue de petite fille aux souliers rouges, située dans le parc Yamashita.

La petite fille aux chaussures rouges, front de mer
La petite fille aux chaussures rouges, front de mer

Cette statue de la petite fille aux chaussures ou souliers rouges est une commémoration de Kimi Iwasaki, née le 15 juillet 1902. Sa mère, très pauvre, travaillant à la ferme dans de très rudes conditions, décida de donner sa fille, alors âgée de 3 ans à un couple de missionnaire états-uniens. Mais, quand ces derniers décident de rentrer aux États-Unis, l’état de la petite fille, souffrante de la tuberculose, ne lui permet pas le voyage. Elle est alors placée dans un orphelinat où elle décède le 15 septembre 1911 à l’âge de 9 ans… Ambiance.

Port de Yokohama
Port de Yokohama

Yokohama est une ville qui doit son développement à l’importante activité de son port et ses contacts avec l’étranger. Aujourd’hui, son port international reste une de ses principales activités. Y sont importées des matières premières et y sont exportés des produits finis et de la soie. Yokohama est aussi un centre important de l’industrie lourde : sidérurgie, automobile, navale.

Nous poursuivons notre périple en retournant vers le cœur de la ville et ses lieux de pouvoirs. Nous tombons alors nez à nez avec la Jack tower. Les portes sont ouvertes, et, curieux que nous sommes, décidons d’aller en explorer l’intérieur. Rien ne laisser présager que nous allions finir dans un guet-apens !

P1010990En effet, une fois dans l’antre du bâtiment, nous allons à l’accueil, quérir quelque documentation. Et là, la bonne femme – appelons la Micheline, par convention – nous tend un prospectus écrit en kanji. On fait comprendre à Micheline qu’on ne sait déchiffrer cet étrange dialecte. Alors, Micheline, les mains moites et tremblantes, se lève et part dans une salle. Avec mon compère, nous nous disons qu’elle va nous revenir avec de la documentation compréhensible. Mais que nenni! Micheline nous revient, accompagnée de Raoul !

Raoul, il est guide conférencier de son état. Il parle anglais, enfin il essaye du moins. Il maîtrise approximativement cette langue; et ne nous mentons pas, il a un accent japonais, on l’a reconnu ! (vengeance du mercredi 16 juillet, ce qui ont lu comprendront ^^).

Alors… toute l’histoire de la ville y passe : depuis le traité signé par les samouraïs avec les hollandais aux bombardements américains pendant la seconde guerre mondiale en passant par le tremblement de terre de 1923 et les reconstructions aux normes parasismiques, Raoul n’oublie rien…

Libérééééés, délivréééééés, nous sortons enfin de la tour infernale. Nous décidons de quitter cette ville de fous pour voguer vers de nouvelles aventures. Nous en profitons pour passer devant la grande roue de Yokohama.

Grande roue de Yokohama, 12h37 : il commence à faire faim !
Grande roue de Yokohama, 12h37 : il commence à faire faim !

Kamakura

Direction Kamakura en ce début d’après-midi. Cette ville de 174 000 habitants fut autrefois la capitale politique du Japon en 1192 et 1333, à l’époque où les shoguns avaient pris le dessus sur l’empereur.  Aujourd’hui, Kamakura est une ville balnéaire et touristique, réputée pour sa longue plage.

Plage de Kamakura, vue est.
Plage de Kamakura, vue est.
Plage de Kamakura, vue ouest.
Plage de Kamakura, vue ouest.

Ok, la longue plage, on l’a vu. Mais les conditions météorologiques et le vent interdisent la baignade : drapeau rouge !

On décide alors de poursuivre notre périple, direction l’île d’Enoshima.

Enoshima

Enoshima est une petite île de 4 km de circonférence, reliée à la côte par un pont de 600 mètres de long. Elle comporte de nombreux temples, jardins botanique, artisans et restaurant, et surtout, une charmante compagnie de chats (neko) qui se prélassent au soleil !

Abords de l'île d'Enoshima, accoutumés aux risques de tsunamis.
Abords de l’île d’Enoshima, accoutumés aux risques de tsunamis.

Là encore, par une telle chaleur, les distributeurs de boissons sont nos meilleurs amis. Si mes souvenirs sont exacts, on a du descendre 2 l d’eau chacun en moins d’une heure et demie !

Presqu'île d'Enoshima
Presqu’île d’Enoshima
Presqu'île d'Enoshima
Île d’Enoshima
Presqu'île d'Enoshima, vue du
Ile d’Enoshima, vue du « sommet »
Presqu'île d'Enoshima, vue du
Ile d’Enoshima, vue du « sommet »

Après une bonne journée de marche, le retour à Tokyo s’impose. L’occasion pour nous, dans le train de retour, de contempler, médusés, la curiosité de la journée.

Tout un concept !
Les sandales sur mousse : tout un concept !

Tokyo – Ikebukuro

Une fois rentrés dans notre quartier (Ikebukuro) et nous être restaurés, nous reprenons la marche. En effet, notre objectif de 30 km de marche dans la journée n’était pas encore atteint ! Devant les prix de l’immobilier prohibitifs, nous nous posions mille et unes question sur le mode de vie japonais. Comment était-il possible que chaque japonais puisse payer de tels logements ? Nous prenons donc la direction de l’arrière du quartier d’Ikebukuro pour obtenir quelques réponses.

Et là, le constat est édifiant : dès que l’on sort des rues commerçantes / passantes / touristiques, on se prend une violente mixité sociale en pleine face. Dans le cœur des quartiers demeures cossues et quasi-taudis se côtoient. Quelle sensation troublantes que de se dire qu’on est dans la capitale du troisième pays le plus riche du monde et être en même temps confrontés à un puzzle d’habitations aisés et de quasi-bidonvilles et maisons aux toits de tôle.

Par un onigiri
Origiri « nature »

Par exemple, un onigiri « nature » ne coûte que 100 yens dans les épiceries ; soit 0,76 euros.
Une chose étonnante : une bouteille d’eau de 50 cl (ou 555 ml), coûte 100/110 yen dans les distributeurs de boissons. Or, dans certaines épiceries, il est possible de trouver des bouteilles d’eau de 2 l pour exactement le même prix !

Jour 2 – Jeudi 16 juillet – Karuizawa

Lieu(x) : Karuizawa ; Tokyo

Distance parcourue : 21,8 km

Distance cumulée : 46,52 km

Aujourd’hui, on se lève aux aurores, direction Karuizawa, une petite ville d’un peu plus de 20 000 habitants, située dans les montagnes centrales du Japon.

KaruizawaKaruizawa est notamment connue pour avoir accueilli les épreuves équestres des jeux olympiques de l’été 1964, ainsi que les épreuves de curling des jeux olympiques de l’hiver 1998, ce qui en fait à ce jour la seule ville au monde à avoir accueilli à la fois les jeux olympiques d’hiver et d’été.

Depuis Tokyo, direction donc le Shinkansen, pour un peu plus d’une heure de voyage. Le Shinkansen, c’est le fameux TGV japonais.

Le Shinkansen, série E7. Comparé à notre TGV, les sièges sont bien plus spaciaux. Il est possible pratiquement de s'allonger dans le train. De plus, chaque passager dispose d'un port USB, lui permettant de recharger l'ensemble de ses appareils électroniques.
Le Shinkansen, série E7. Comparé à notre TGV, les sièges sont bien plus spacieux. Il est possible pratiquement de s’allonger dans le train. De plus, chaque passager dispose d’un port USB, lui permettant de recharger ses appareils électroniques.

Arrivés en gare de Karuizawa, nous partons à l’aventure. Avant de quitter la gare, nous allons au point tourisme pour obtenir un dépliant (carte + informations touristiques), puis on fait tamponner le papier-souvenir de la gare :

La tampon touristique de la gare de Karuizawa. Au Japon, de nombreux sites proposent ce genre de tampon. Si vous souhaitez les collectionner, n'hésitez pas à toujours avoir du papier avec vous : ce n'est pas toujours fourni !
La tampon touristique de la gare de Karuizawa.
Au Japon, de nombreux sites proposent ce genre de tampons. Si vous souhaitez les collectionner, n’hésitez pas à toujours avoir du papier sur vous : ce n’est pas toujours fourni !

Nous sortons donc enfin de la gare. C’est l’averse complète. On décide toutefois d’affronter les éléments, tels des warriors que rien ne saurait arrêter.

Avec la pluie, les limaces sont de sortie. Parce que la pluie, quand tu vas dans les montagnes, c'est tellement plus sympa..
Avec la pluie, les limaces sont de sortie.
Parce que la pluie, quand tu vas dans les montagnes, c’est tellement plus sympa..

Nous prenons alors le temps de consulter le plan. En raison du temps, l’idée était de ne pas de trop se galérer. On choisit donc un itinéraire « assez court » (en fait, c’était le plus long proposé sur le dépliant… ^^’) :

Sortis de la gare, on décide d'aller en direction de la plateforme d'observation, parce que ce n'est
Sortis de la gare, on décide d’aller en direction de la plateforme d’observation, parce que ce n’est « pas trop loin », compte tenu du temps…

Nous commençons alors véritablement notre périple. Nous cheminons premièrement dans des rues pittoresques, mais quasiment, voire totalement désertes ! Comme s’il s’agissait d’une ville fantôme.

Nous progressons, toujours sous la pluie, au travers de rues forestières clairsemées de demeures très cossues.

Karuizawa a été promu et mis en tourisme à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui, des cadres urbains - notamment tokyoïtes, y ont leurs résidences secondaires.
Karuizawa a été promu et mis en tourisme à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, des cadres urbains – notamment tokyoïtes – y ont leurs résidences secondaires.

Nous avançons malgré la pluie, vêtus de shorts et tee-shirts. Accablés, nous trouvons finalement refuge, dans une église évangélique..

Ambiance épurée. L'occasion de se sécher un peu, et de se rafraîchir.
Ambiance épurée. L’occasion de se sécher un peu, et de se rafraîchir.

On se demande alors s’il faut ou non s’équiper de nos ponchos. Pierre est partisan de la mesure, je ne le suis plutôt pas : on a vraiment l’air stupide dans ces machins !

Prêt pour l'office, en combinaison trop k-way / kawaï, je m'y perds à force ! Inclinez-vous, sœurs et frères...
Prêt pour l’office, en combinaison trop k-way / kawaï, je m’y perds à force !
Inclinez-vous, sœurs et frères…

Avant de quitter l’église, je prends quelques goodies qui étaient à disposition. Si quelqu’un sait traduire, je lui en serais très reconnaissant :

Deux goodies : des mouchoirs et un calepin ! Translation needed !
Deux goodies : des mouchoirs et un calepin ! Translation needed !
Ce goodies-ci est particulier. En étant il était
Ce goodies-ci est particulier. En étant il était « For Japanese only » et « Forbidden for foreign »…
Comme je n’aime pas qu’on m’interdise en anglais quelque chose que je ne peux pas lire en japonais, je l’ai quand même pris ! Là aussi : Translation Needed, je serais curieux de savoir ce qui est écrit sur ce ballon !

On décide alors de poursuivre notre route vers la fameuse plateforme d’observation que nous avons repérée sur le plan. Pierre s’inquiète de la distance à parcourir. Je jette alors un œil au fameux plan, et rassure mon compère « Mais non, 10 minutes de marche, ça va le faire… »

Pauvres fous que nous sommes... En même temps, quand on ne lit pas tout, ce sont des choses qui arrivent...
Pauvres fous que nous sommes… En même temps, quand on ne lit pas tout, ce sont des choses qui arrivent…

Nous partons donc vers l’inconnu. Les chemins se succèdent. Pierre, muni de son gps, mène fièrement la marche. Jusqu’au moment où le chemin se termine abruptement par un à-pic.

Merci Pierre pour ce magnifique détour qui nous a conduit tout droit en plein milieu de nulle part !!!
Merci Pierre pour ce magnifique détour qui nous a conduit tout droit en plein milieu de nulle part !!!

Pourtant, le dépliant que nous avions retiré à la gare était particulièrement clair à ce sujet…

Quand
Quand « au milieu de nulle part » est exactement là où vous voulez être…
Pierre, c'est quoi cet air de
Pierre, c’est quoi cet air de « C’est pas ma faute à moiiiiiiii » ?

Nous munissant de ce qu’il nous reste de courage, nous reprenons finalement le chemin – le vrai cette fois-ci. Toujours sous l’averse, encombrés de nos parapluies et de nos panchos-chambres de sudation, nous avançons dans la nature sauvage, sur de très étroits chemins, les orties nous chatouillant les guiboles.

Attention aux ours : 1) Avertir de votre présence en faisant du bruit 2) Ne jamais laisser trainer de nourriture ou de poubelles 3) Toujours tenir son chien en laisse Rassurant tout ça !
Attention aux ours – Une activité d’ours a été reportée ! Pour éviter de rencontrer des ours : 1) Avertir de votre présence en faisant du bruit 2) Ne jamais laisser trainer de nourriture ou de poubelles 3) Toujours tenir son chien en laisse Rassurant tout ça !

Après 2 heures et demie de randonnée dantesque et éreintante, on y arrive enfin : la plateforme d’observation avec sa soit-disant « fantastic view » qui a inspiré tant de poêtes… Ça valait le coup, non ?

La vue fantastique, depuis la plateforme d'observation
La vue fantastique, depuis la plateforme d’observation

Éreintes, nous redescendons donc. Au bord du désespoir, nous trainons les pieds. Quand, tout à coup, au détour d’un tournant, nous tombons sur un restaurant. Affamés, nous allons lécher le menu. Et là, c’est la bonne surprise du jour : ce restaurant, perdu en plein milieu de nulle part, ne proposait quasiment que des plats vegan ! Le serveur parlait même anglais ce qui est suffisamment rarissime pour être souligné ! Il était de plus très sympa.

Il s'est même proposé de nous prendre en photo
Il s’est même proposé de nous prendre en photo

Par contre, quand il te demande si tu es Français et qu’il te dit qu’il a reconnu ton accent français alors que tu parlais anglais, c’est moins sympa ! Il faut le prendre comment ? ^^

Il faut tremper les nouilles de soba dans la sauce soja agrémentée du ciboule. Les gateaux de rice (rice cakes) se mangent plutôt en dessert (4/5 sont sucrés)
Il faut tremper les nouilles de soba dans la sauce soja agrémentée du ciboule. Les gâteaux de riz (rice cakes) se mangent plutôt en dessert (4/5 sont sucrés).

NB : Au Japon, quand vous mangez/buvez, il faut faire du bruit (« make noise » selon les dires du serveur). C’est la preuve que vous aimez ce qui vous a été servi. C’est un signe de respect et de politesse. C’est une coutume assez particulière que de considérer qu’il faut manger comme un gros sagouin pour montrer que vous appréciez votre repas…

Rassasiés, nous reprenons ensuite la route, manquant d’oublier nos parapluies (merci à la gérante de nous l’avoir rappelé… c’est important pour la suite, si si !)

Nous décidons d’aller visiter un autre quartier de Karuizawa. Ce n’était vraiment pas Byzance… Circulez, il n’y a rien à voir ! Nous revenons alors à la gare, afin de rentrer sur Tokyo.

Le japonais et sa maîtrise approximative des langues étrangères ^^ De la même façon sur un banc, la veille, dans le jardin impérial était écrit
Le japonais et sa maîtrise approximative des langues étrangères ^^
De la même façon sur un banc, la veille, dans le jardin impérial était écrit « Please be carefull, something forgotten ». Si l’on traduit par : « Faites attention, quelque chose a été oublié », on est quand même assez loin d’un message du genre « Attention à ne rien oublier » !

Arrivés à Tokyo, nous nous rendons au Onsen du quartier Odaiba. Un onsen (qui signifie « eau chaude ») est un bain thermal japonais. Ce sont des bains chauds, généralement communs, où la nudité est de rigueur (vous disposez quand même d’une courte serviette pour masquer vos attributs).

Oedo Onsen Monogatari
Oedo Onsen Monogatari

Comment cela se passe précisément ?

  • Vous déposez vos chaussures dans un premier casier (vous n’oubliez pas de prendre la clé !)
  • Vous allez au guichet de l’accueil, pour qu’on vous donne vous un code-barres muni d’une clé, qui vous permet d’ouvrir un second casier. Vous choisissez un Yukata (un kimono léger) ainsi qu’une ceinture.
La boutique de Yukata (hommes à gauche ; femmes à droite)
La boutique de Yukata
(hommes à gauche ; femmes à droite)
  • Dans le second casier, vous laissez vos vêtements et la clé du casier à chaussures. Vous suivez toujours ? Vous ne gardez que vos sous-vêtements et vous enfilez votre Yukata.

Rendez-vous ensuite dans les bains de pieds, en extérieur, et mixte.

Attention aux pieds ! Ça pique (ou Ta PIKKKK pour les intimes !)
Attention aux pieds ! Ça pique (ou Ta PIKKKK pour les intimes !)
  • Ensuite, direction une nouvelle salle, où vous prenez une serviette de toilette (pour vous sécher une fois sorti des bains thermaux) et une petite serviette (pour protéger vos parties intimes). Dans cette salle, vous choisissez un casier, vous y déposez vos sous-vêtements, votre deuxième-clé-code barres, votre serviette pour vous sécher, le Yukata et la ceinture. Vous suivez toujours ?
  • Ensuite, directement les bains thermaux. Avant d’en profiter, la douche pour se débarrasser des impuretés. Ensuite, vous pouvez profiter des bains chauds en intérieur ou en extérieur (eau entre 40 et 42°C). Un bassin propose une eau froide (environ 18°C).
Bassins extérieurs
Bassins extérieurs
Bassins intérieurs
Bassins intérieurs
  • Le Onsen dispose également d’un sauna, à la température de 86 °C. Nous y sommes restés 2 min et 45 secondes la première fois.
  • Avant de quitter les bains thermaux, vous vous douchez à nouveau.
  • Vous retournez dans la salle précédente, reprenez vos sous-vêtements, votre Yukata, et votre clé-code barres. Vous avez alors la possibilité de flâner dans la rue couverte du Onsen, qui propose de nombreuses boutiques : nourriture, magasins, massages, machines à sous….

Onsen-Monogatari-odaiba-07 Onsen-Monogatari-odaiba-17-640x425Pour payer dans ces boutiques, il suffit de présenter votre clé-code-barres. C’est pratique, mais aussi dangereux ! Attention aux additions salés quand vous ressortirez du Onsen !

  • Pour sortir du Onsen, il suffit de faire le chemin inverse : vous récupérer vos vêtements, vous vous délestez du yukata, puis vous allez payer en faisant flasher votre code-barres à l’accueil. Ce n’est qu’ensuite que vous pouvez récupérer vos chaussures et sortir du Onsen.

NB : Si vous avez un parapluie, faites attention à ne pas le perdre en route dans le Onsen… Ça peut paraître bête, mais c’est l’expérience qui parle… Shame on me !

Pour terminer cette journée, nous prenons le métro, directement le quartier de Shibuya. Sortis de la gare de Shibuya, nous tombons sur la célèbre statue d’Hachiko (10 novembre 1923 – 8 mars 1935).

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Ce chien est célèbre au Japon pour avoir attendu, pendant près de dix ans après sa mort, son maître à la gare de Shibuya.

Jour 1 – Mercredi 15 juillet – Tokyo

Distance parcourue : 24,72 km

Lieu(x) : Tokyo

Premier jour au Japon. On se lève à 8h. On tire les rideaux de la chambre et contemple la vue.

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L’aéroport, le parking et Tokyo, depuis la chambre d’hôtel
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Le parking de l’aéroport et Tokyo, depuis la chambre d’hôtel. Dans le lointain, on peut apercevoir le Mont Fuji ! Si si !
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La preuve par l’image !

Afin de nous réveiller complètement, nous décidons de nous faire un café : il y avait une bouilloire à disposition dans la chambre d’hôtel de l’aéroport !

Bon OK, l'infusion de café de bon matin, c'est assez spécial... !
Bon OK, l’infusion de café de bon matin, c’est assez spécial… !

Une fois prêts, nous quittons la chambre d’hôtel. Dès notre sortie de cette dernière, au détour d’un couloir, nous tombons sur un distributeur de boissons :

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Une machine à boisson, à l’intérieur de l’hôtel. Dans Tokyo, il y en a à chaque coin de rue : un indispensable avec une telle chaleur ! Parfois, dans un rayon de 20 mètres autour de vous, il peut y avoir jusqu’à 6 distributeurs !

Allez, cette fois, on sort vraiment de l’hôtel. Température 29°C ! Dans l’aéroport, on achète sa Suica, le fameux pass pour le métro et le train :

P1010734 modifDirection alors le métro, afin de rejoindre notre ryokan, qui sera notre lieu de résidence pour le reste du voyage.

Le plan du métro. C'est relativement complexe d'approche quand on vient pour la première fois sur Tokyo. Heureusement Pierre était déjà venu ; ça aide !
Le plan du métro. C’est relativement complexe d’approche quand on vient pour la première fois sur Tokyo. Heureusement Pierre était déjà venu ; ça aide !
En route pour le ryokan !
En route pour le ryokan !

Nous arrivons enfin au quartier Ikebukuro, où se trouve notre ryokan. Un ryokan est une auberge traditionnelle japonaise. C’est en général bien moins cher que les hôtels, mais plus cher que les capsule-hotels :

Capsule-hotel, l'hôtel qui porte bien son nom
Capsule-hotel, l’hôtel qui porte bien son nom

Nous nous débarrassons enfin de nos valises, et nous mettons en route pour une journée de marche intense sous le cagnard (34°C).

En chemin, nous faisons la connaissance de nouveaux amis dans la rue :

Mon nouvel ami : Doraemon, le héros d'une série de mangas japonais, ayant voyagé à travers le temps depuis le futur, afin d'aider un jeune garçon.
Mon nouvel ami : Doraemon, le héros d’une série de mangas japonais, ayant voyagé à travers le temps depuis le futur, afin d’aider un jeune garçon.
Pierre aussi s'est fait un nouvel ami ! Quel team de winers
Pierre aussi s’est fait un nouvel ami ! Quelle team de winers

Nous arrivons enfin à l’entrée du Senso-ji, un temple bouddhiste situé dans le quartier d’Asakusa, réputé pour être le plus vieux temple de Tokyo :

La Kaminarimon  (la « porte du tonnerre ») est la principale voie d'accès au temple.
La Kaminarimon (la « porte du tonnerre ») est la principale voie d’accès au temple.
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La Nakamise-dori, la grande allée commerçante menant au Senso-ji.
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Le hōzōmon (la « Porte de la salle aux trésors ») du Senso-ji.

Nous nous dirigeons ensuite vers la Skytree de Tokyo. La Skytree est une tour de radio située dans le quartier Sumida-ku. Avec ses 634 mètres de haut, elle est la deuxième plus haute structure du monde.

P1010741Affamés, nous en profitons pour chercher à manger, au péril de quelques chocs thermiques (entre les 34°C de l’extérieur et les 20°C climatisés de l’intérieur… violent !).

 Premier repas vegan sur Tokyo... découverte du Nato... PS : attention, le wasabi, c'est pas vegan !

Premier repas vegan sur Tokyo… découverte du Nato (les petites graines jaunes orangées) … Tout seul, c’est… non, je n’ose écrire le mot adéquat… En revanche, mélange au reste, ça passe plutôt bien !
PS : attention, le wasabi, c’est pas vegan ! (présence de lait)

Une fois sustentés, nous reprenons la route ! Quelle chaleur étouffante ! Nous nous arrêtons à de multiples reprises aux distributeurs de boissons. Durant cette journée, nous avons bu 3 L d’eau chacun. Fait intéressant : au Japon, certaines bouteilles ont une contenance de 555 ml !

Nous sommes ensuite arrivé au Sumotori stadium : l’occasion de visiter un peu les salles d’exposition (mais surtout de profiter de l’air frais et climatisé !).

Sumo stadium
Sumo stadium

L’occasion aussi, de prendre quelques photos souvenirs ! Attention : âmes sensibles s’abstenir !

P1010743 P1010744Nous décidons ensuite d’aller rencontrer l’un des grands de ce monde, l’empereur, Akihito ! Après un coup de métro, et une longue marche, Nous arrivons enfin nous loin de la demeure d’Akihito. Allez, appelons le Aki, on est intime maintenant !

Vue d'un bout de la maison de l'empereur ? Le bougre n'a pas voulu nous recevoir ! Aki, qu'est-ce que tu fiches ?! On t'attend !
Un bout de la maison de l’empereur ? Le bougre n’a pas voulu nous recevoir ! Aki, qu’est-ce que tu fiches ?! On t’attend !

Nous faisons ensuite la visite de la partie publique du jardin impérial.

Jardin impérial
Jardin impérial
Quand Aki s'ennuit - ça doit lui arriver souvent -, il jardine !
Quand Aki s’ennuit – ça doit lui arriver souvent -, il jardine !

Nous décidons alors de retourner au ryokan, pour installer nos affaire et nous reposer un peu. En chemin, nous achetons dans une gare le très utile JR Kanto Area Pass qui permet de circuler librement et gratuitement pendant 3 jours (enfin, il faut payer le pass) sur les lignes de la compagnie JR.

Au Japon, à l'inverse de la France, les transports ferroviaires sont gérés et exploités par de nombreuses compagnies différentes.
Au Japon, à l’inverse de la France, les transports ferroviaires sont gérés et exploités par de nombreuses compagnies différentes.

Arrivés au ryokan, nous installons nos affaires, nous reposons un peu. Puis, avant de partir, nous remplissons nos bouteilles d’eau : il n’y a pas de petites économies !

La nuit est tombée, direction le Festival des Lanternes, Mitama Matsuri, au sanctuaire Yasukuni, au cœur de Tokyo.

À la tombée de la nuit, le sanctuaire est éclairé par des centaines de lanternes venues de tout le pays.
À la tombée de la nuit, le sanctuaire est éclairé par des centaines de lanternes venues de tout le pays.
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes. Du zumba fitness à la mode asiatique ?
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes, du zumba fitness à la mode asiatique ?
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Mitama Matsuri, le festival des lanternes
Petit selfie devant les lanternes
Petit selfie devant les lanternes. Et oui, il faisait chaud !
Mitama Matsuri, le festival des lanternes : thêtre
Mitama Matsuri, le festival des lanternes : thêatre ouvert

3 vidéos prises lors du festival des lanternes :

  1. Du zumba fitness à la mode asiatique ?
  2. Plus que du zumba, une danse traditionnelle
  3. Théâtre ouvert en plein festival des lanternes.

Petit focus sur le sanctuaire shinto Yasukuni

Ce dernier fait en effet polémique, en relation directe avec la seconde guerre mondiale. Ce sanctuaire assez récent puisque construit en 1869. Il a pour but d’honorer les Japonais qui sont morts au nom de l’Empereur, mais aussi les Taïwanais et Coréens ayant servis pour le Japon. Le Yasukuni rend hommage aux personnes ayant servis l’empereur lors des guerres entre 1867 et 1951, aussi bien civils que militaires (soit 2,5 millions de personnes honorées).

Là où le sanctuaire fait polémique, c’est qu’au sein de  ces 2,5 millions de personnes, 1068 seraient des criminels de guerre de la Seconde guerre mondiale, notamment 14 criminels de guerre de classe A (crime contre la paix). Des criminels qui ont commencés à être honorés à partir de 1978. A partir de 1985, des membres du gouvernement japonais, dont notamment le 1er ministre, allaient rendre hommage à ces morts – et par extension, aux criminels de guerre ; ce qui crée de vives tensions avec les pays voisins.

Nous quittons ensuite le festival des lanternes, affamés, pour aller chercher pitance. Il est particulièrement difficile de trouver un restaurant proposant des plats vegan (sans viande, produits laitiers, oeufs, miel…) dans Tokyo… Surtout dans des rues où rien n’est écrit en anglais, et où l’on doit se fier aux images des menus… Comme dit le proverbe : « Dans le doute, abstiens-toi ».

C’est alors que nous rencontrons un restaurant dont le titre était « Vege ». On décide d’entrer. De toute façon, on n’en peut plus : on a faim, et on est fatigué. On se lance donc. Dans les faits, rien n’était « Végé » dans ce resto (si tenté que végé veuille dire quelque chose…). Il a donc fallut composer et demander le plat sans les crevettes. L’attente fut longue… très longue… Le repas me fut servi dans un plat en forme de coeur. Ceci aurait presque pu me contenter si le restaurant n’avait pas été full fumeur… Vraiment désagréable de manger envahi par la fumée et l’odeur. Mais bon, la faim justifie les moyens comme on dit.

NB : La plupart des restaurants à Tokyo sont ouverts aux fumeurs. Je vous conseille donc – même si vous êtes fumeurs – de faire attention avant de rentrer dans un restaurant. De plus, le japonais est assez bruyant dans le cadre restreint d’un restaurant 😉

Nous rentrons finalement au ryokan, épuisés, mais satisfaits de notre journée !

 

Allers et retours : récit d’un voyage

Premier article de ce voyage au Japon, que je décide de consacrer au(x) voyage(s) en avion. Pour plus de clarté et afin d’éviter les redites, il concernera les journées suivantes :  lundi 13 juillet, mardi 14 juillet et vendredi 24 juillet.

Le choix du vol

Le choix du vol est quelque chose de très important lorsque vous voyagez sur de longues distances. Il y a fort à parier qu’il s’agisse de votre principal poste de dépenses.

Deux options s’offrent à vous, le vol direct, ou le vol avec escale. Le vol direct est évidemment plus rapide, mais il est généralement bien plus coûteux qu’un vol avec escale. L’escale n’est pas forcément très longue (1 h à l’aller et 2h30 au retour dans notre cas). En ce qui nous concerne, nous avions choisi la compagnie Qatar airways, très bien cotée, et deux fois moins cher qu’un aller-retour  via Air France.

Lundi 13 juillet

J’arrivai à 19 h à l’aéroport (pour un départ prévu à 22h et des soupières). Je retrouvai Pierre et nous nous dirigeâmes vers l’embarquement, après avec valider notre carte d’embarquement au check-in de Qatar aiways, et leur avoir confié nos valises.

A l’embarquement, une petite faim fit son apparition. Nous nous dirigeâmes donc au Relay pour nous sustenter. Étant vegan, et devant le peu de choix à disposition, je décidai d’attendre l’avion pour m’alimenter. Pierre persévéra en prenant un truc à grignoter. C’est alors qu’une vieille et ventripotente bonne femme lui sembla tellement désagréable qu’il décida, abandonnant ses victuailles, de se reporter sur le point sandwich d’à côté.

Ensuite, vint l’attente pour l’embarquement : arriver trop tôt à l’aéroport, cela ne sert à rien ! Alors que l’attente commençait à devenir longue, un bruit retentit, que nous n’avions plus entendu depuis notre plus tendre enfance… Nous balayâmes la salle du regard, à la recherche de ladite mélodie, quant, tout à coût, Pierre aperçoit ceci :

11745215_845917572129954_232546299_oQatar Airways était en train d’imprimer la liste des passagers, sur une machine antique ! Exit la technologie 2.0 !

Une fois installés dans l’avion, il a fallut trouver de quoi s’occuper. Dans les avions longs courriers, ce genre de tablette est à disposition :

899020_845939788794399_1971632498_oLes anciens airbus dispose de ces anciennes tablettes. Les boeing et airbus A380 que nous avons eu par la suite disposent de tablettes plus récentes, avec une meilleure ergonomie tactile et plus de choix.

Ces tablettes, anciennes ou plus récentes, proposent, autre autres, films, quelques épisodes de séries télé, quelques jeux et de la musique. Assez sommaire, mais cela permet de s’occuper quand on n’arrive pas à dormir.

Mardi 14 juillet

Dans l’avion, on s’occupe comment ?

Pour ma part, j’ai regardé les choses suivantes :

  • Le Hobbit : un voyage inattendu
  • 2 épisodes de The Flash
  • Reine des neiges (Bon ok, je me suis endormi devant, mais c’était pour le principe !)

Avec Pierre, nous avons également jouer à Qui veut gagner des millions, ainsi qu’à un pendu. Mais comme les jeux sont en anglais, ça complique quelque peu la tâche !

Dans l’avion, on mange quoi quand on est vegan ?

Il faut savoir que lorsque vous voyagez de Paris à Tokyo, en faisant une escale à Doha, vous avez deux repas dans le vol Paris > Doha, et deux autres repas dans le vol Doha > Tokyo.

Ne nous mentons pas, si la qualité de la nourriture n’est pas folle, cela reste largement mangeable. Ce qui est plus gênant, c’est la notion des « repas ». Ce qu’ils appellent collation porte plutôt bien son nom : il s’agit par exemple de ce wrap aux légumes :

11731327_846245108763867_1916410203_oDe la même façon, leur lunch sont plutôt équilibrés :

11746406_846244968763881_77241097_oEn revanche, ils ont une notion du breakfast somme toute assez particulière. En effet, à 2h du matin, on me propose mon breakfast vegan :

11752050_846245085430536_106164320_oComment dire… ? Les brocolis et tomates cuites à 2 h du matin, ça pique quoi !! De la même façon, sur le vol du retour, je me suis vu proposer un breakfast avec du riz au curry super épicé ! M’enfin… ça pique ! #ilssontfouscesqataris !

NB : Si vous êtes vegan, veuillez, lors de votre enregistrement en ligne, à bien stipuler que vous voulez un menu VGML. En effet, le menu AVML est un menu végétaRien et contient des atrocités comme un yaourt et un croissant au beurre. Si jamais ils se sont trompés dans votre repas, n’hésitez pas à le signaler en disant que vous aviez commandé un « vegan meal » et « not a vegetarien one ».

Pendant les escales, on fait quoi ?

Déjà, si vous avez une escale à Doha comme ce fut notre cas, vous aurez l’agréable surprise de vous prendre un violent coup de chaud à la sortie de l’avion à Doha. En effet, l’avion est climatisé aux alentours de 20°c, il y fait presque frais (Surtout quand les couillons devant, vêtus d’un gros pull, mettent la clim à fond…). Dehors, à Doha, la température est de 35 °C à 5h du matin, et les vents y sont atrocement chauds !

11747406_846245038763874_1823456531_o-1Quand vous avez une courte escale (1 h – 1 h 30), vous n’aurez guère le temps que de marcher (ou courir) à votre embarquement suivant.

Si vous avez plus de temps d’escale, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Faire une sieste
  • Faire les boutiques
  • Prendre un café, un truc à grignoter
  • « Visiter » l’aéroport et ses curiosités. Par exemple dans le cas de Doha :

P1010978Cet ours géant en peluche. Bon d’accord, avec sa lampe encastrée dans le crâne et dans le c*l, c’est plus conceptuel qu’autre chose… !

L’immigration et la fin du voyage

Au départ, lors des escales et des arrivés, il vous faut passer par « l’immigration ». Rien de bien méchant, on vous demande la plupart du temps de montrer votre carte d’embarquement et votre passeport.

A Tokyo toutefois, les employés du service immigration prendront votre bouille en photo, ainsi que vos empreintes digitales. Rien de bien méchant encore une fois.

Ensuite vous êtes enfin relâchez, et il ne vous reste plus qu’à rejoindre votre lieu d’hébergement. En ce qui nous concerne, nous sommes arrivés vers 23h30, et ne voulant prendre le risque de louper le dernier métro, nous avions décidé de prendre une nuit à l’hôtel de l’aéroport, avant de rejoindre notre ryokan le lendemain.

Arrivés à l’hôtel, on se douche enfin ! L’occasion de faire connaissance avec cette première curiosité :

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Surtout, ne pas se tromper de bouton !

Ensuite, une fois la tenue de nuit fournie par l’hôtel enfilée, il ne nous resta plus qu’à aller nous coucher ! Enfin !

Le retour : vendredi 24 juillet

Tokyo > Doha

Pour commencer, l’avion eut 20 minutes de retard (embarquement à 00h40 au lieu de 00h20). Une fois dans l’avion, n’arrivant pas à dormir, il fallut bien s’occuper :

  • Deux autres épisodes de The Flash
  • Un documentaire sur Pétra
  • Qui veut gagner des millions et pendu en anglais avec Pierre.

Pour s’occuper dans l’avion, il est aussi possible de faire connaissance avec vos voisins de rangée. C’est ainsi que je fis la rencontre de Momoco, une tokyoïte partant en vacances en Espagne (Madrid et Galice). Nous avons notamment discuté de véganisme et de ce que j’avais fait lors de mon séjour sur Tokyo. Une belle rencontre en soi.

Escale à Doha

L’escale était cette fois si plus longue (2h30 contre 1h à l’aller). L’occasion de retourner voir le nounours géant, d’errer dans quelques boutiques, avant de rejoindre notre porte d’embarquement. Un embarquement assez spécial, puisque 4 contrôle de la carte d’embarquement ont eu lieu, avant de finalement nous changer de place dans l’avion…

Doha > Paris CDG

Le vol Doha > Paris a été incroyablement long et pénible : Les 4 guguss de la rangée précédentes, vêtus de gros pull, avait allumé la clim à fond, et il faisait juste super froid !

De plus, ma tablette n’était pas complètement fonctionnelle : impossible entre autres de regarder un film ou des épisodes de séries TV…

Ajoutons à cela un riz au curry épicé en guise de petit déjeuner… Des gens qui se ruent aux toilettes en mode : moi d’abord, le monde après… Ou d’autres qui passent plus de 20 minutes dans les chiottes pour se parfumer…

Arrivée à Paris CDG

Nous arrivons à 14h30 à l’aéroport Roissy CDG. D’emblée une annonce nous averti d’un lourd contrôle de police à la sortie de l’avion. Quelques émirs sont alors apparus en fauteuil roulant, poussés par des employés de l’aéroport… Certainement une manière de ne pas faire la queue comme tout le monde, puisque ces derniers émirs gambader fièrement dans l’aéroport et dans l’avion…

Dans les faits, le dispositif mis en place n’avait rien de « lourd ». C’est l’absence d’effectif conséquent qui rendit l’attente interminable : 2 policiers pour contrôler tout un airbus A380…

Une fois le contrôle de police passé, au bout d’environ 45 minutes d’attente, il fallut récupérer nos valises. J’ai eu la mienne au bout de quelques minutes d’attente, mais Pierre dut attendre environ 1h15 pour récupérer la sienne (soit 16h30, deux heures après atterrissage…).

J’emprunte ensuite une navette pour me rendre à la gare de bus, afin de rentrer chez moi. Au sortir de cette navette, bienvenue en France : armé d’une lourde valise, personne ne te laisse descendre, ou ne s’excuse en te bousculant…

Japan, I miss you !

Couverture de survie ! Kesako ?!

Présentation de l’objet indispensable à tout randonneur/randonneuse qui se respecte, j’ai nommé la couverture de survie !

Couverture survie

Couverture eud’ Ch’urvie, c’quoi que tin truc là ?!

Une couverture de survie, encore appelée couverture isotherme, est utilisée en situation d’urgence, pour lutter contre la chaleur, le froid, le vent ou l’humidité, ce qui explique ses nombreuses utilisations, que ce soit pas les secouristes que les randonneurs.

Généralement constituée d’un film en polyester métallisé, elle est très fine et résistante. Elle est également imputrescible et imperméable. Elle ne pèse que 60 grammes dans son format standard (2,20 m x 1,40 m). Certaines couvertures de survie sont réutilisables.

Et à quoi qu’cha chert tin machin ?!

Une couverture de survie possède deux faces, une dorée et une argentée.

La face dorée absorbe 50 % de la chaleur et permet de lutter contre l’hypothermie. La chaleur extérieure est absorbée, tandis que la chaleur corporelle est conservée.

La face argentée, quand à elle, reflète 90 % du rayonnement infrarouge et permet de lutter contre l’insolation.

Attention toutefois, l’utilisation d’une couverture de survie est fortement déconseillée dans les cas suivants :

  • en cas d’orage : le polyester métallisé conduit l’électricité… Il faut donc espérer qu’il n’y ait pas d’orage pendant l’ascension du mont Fuji ;
  • près des matières incandescentes (comme le feu =O)… Il n’est donc pas souhaitable que le Fuji entre en éruption, cette magnifique couverture ne serait alors d’aucune utilité ;
  • en cas d’utilisation d’un défibrillateur : le polyester métallisé conduit l’électricité (bis)…