Croisons le fer : les véganes en sont-iels carencé.e.s ?

La secte VS le chamanisme

Pâle, faible et anémique, déficient.e en fer, les caractéristiques fantasmées des non-veganes sur les véganes. C’est un des stéréotypes les plus durablement ancrés : les véganes sont anémiques et FAIBLES. C’est communément admis : sans chair animale, pas de fer. D’où l’argument archaïque et récurrent: « Il faut manger de la viande pour être FORT.E ».

C’est en soit une représentation assez grégaire et chamanique : Si je mange un animal, j’acquiers sa FORCE ! Le fer est en effet étroitement (restrictivement) associé à la consommation de chair animale, surtout celle qualifiée de « viande rouge ». Dès lors, les véganes sont-iels condamné.e.s à la FAIBLESSE et à l’anémie ?

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On entre dès lors dans des schèmes de domination. Au-delà des simples apports en fer, c’est bel et bien la place de l’homme (« h » minuscule volontaire) – entendons par là sa « supériorité » – dans le règne animal qui semble être remise en question dès que l’on se présente comme végane, membre de cette secte qui prétend remettre en question « l’ordre des choses ».

Le fer, qu’est-ce que c’est ?

De la même façon que pour les protéines, lorsque vous annoncez votre véganisme, vos ami.e.s, famille, connaissances deviennent subitement des expert.e.s en fer (ferologues ?). Mais d’abord, le fer, c’est quoi ? Ça sert à quoi ?

Fer

Le fer, c’est un oligo-élément minéral qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges. Il intervient aussi dans le fonctionnement des muscles et la respiration cellulaire.

Mortifère VS santé de fer

Le premier point à soulever est qu’avec une alimentation végétale, les véganes obtiennent non seulement plus de fer qu’une alimentation carnée (alias mortifère, c’est-à-dire qui provoque ou entraîne la mort d’un grand nombre d’individus), mais aussi que ce fer est de meilleure qualité, puisqu’il est non-héminique. Alors que le fer héminique (chair animale) est absorbé par l’intestin que l’on en est besoin ou non.

Absorbé en excès, le fer peut augmenter les risques de lésions du foie, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, stress oxydant… En insuffisance, la création de globules rouges devient insuffisante et cause l’anémie.

Ces variations sont empêchées par le fer non-héminique (des végétaux), dont la consommation va pouvoir être régulée par notre organisme. Les ressources en fer ne seront prélevées et absorbées que lorsque votre organisme en aura besoin.

Sources de fer végétales

Haricots, légumes verts et fruits secs sont de très bonnes sources de fer végétales. Ce sont en outre de meilleures sources de fer que la chair animale du point de vue calorifique.  L’un des avantages d’une alimentation végétale est sa haute teneur en vitamine C qui augmente l’absorption du fer non-héminique d’un sixième. A cet égard, le brocolis est un puissant atout.

Bien d’autres sources de fer végétales existent. Ainsi, on retrouve du fer dans le pain, les céréales, les graines, le quinoa, les fruits secs (abricots, figues, raisin…), les champignons, les pommes de terres, le tofu, les lentilles, les noix de cajou, …

En ce qui concerne les besoins journaliers en fer, ils sont environ de 30 mg de fer chez la femme adulte et de 14 mg chez l’homme adulte.

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100 g de lentilles apporteront à l’organisme 3,3 mg de fer non-héminique stockable, tandis que tandis que 100 g de chair animale qualifiée « viande rouge » n’apportent qu’entre 2 et 2,5 mg de fer héminique, qui sera absorbé, que l’organisme en est besoin ou non.

Une alimentation végétale permet donc d’assurer à l’organisme l’ensemble du fer dont il a besoin, tout en évitant les excès néfastes à la santé.

Et tout cela, sans cautionner, consciemment ou non,

la souffrance et la mort de milliards d’individus sentients.

Et ça, c’est quand même le plus important.

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L’équitation : est-ce végane ?

On rappellera premièrement que le véganisme abolitionniste est une lutte politique et sociale qui s’oppose à toute forme d’exploitation des animaux, humains comme non humains.

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Les arguments pro-équitation n’ont aucune substance

Malgré cela, certain.e.s prétendument véganes continuent de monter à cheval, et l’équitation est considéré comme un loisir et une pratique populaire, traditionnelle et culturelle.

Plusieurs arguments sont utilisés par les cavalier.es, plaidant en faveur des bénéfices qu’apporte cette pratique au cheval. L’un des plus fréquents est que les chevaux domestiqués ont besoin d’exercice. Effectivement, les chevaux ont besoin d’exercice, tout comme les chiens, sans que ces derniers ne soient montés. Il n’est donc pas nécessaire de monter un cheval pour qu’il fasse de l’exercice. Il s’en sort très bien tout seul.

Un autre argument avancé par les cavalier.es est que monter un cheval lui fournit un environnement varié. Il est aussi possible de lui proposer un environnement varié en l’accompagnant à pied. Encore une fois, monter sur le cheval n’est pas nécessaire.

Nombreux sont aussi les cavalier.es à sortir l’argument : « Mais mon cheval aime être monté, sauter, porter une bride, avoir un mors en bouche, faire de la compétition… ». Basiquement, ce n’est pas parce que lea cavalier.e aime apprécie quelque chose que le cheval en fera autant.

Si, en dépit de ces réponses simples à des arguments dénués de corps, certain.e.s véganes continuent de monter à cheval, alors il est important de faire la lumière sur ce qu’engendrent leur pratique de l’équitation sur les chevaux qu’iels aiment tant.

L’équitation : le plaisir de la douleur

L’équitation a des effets physiques sur le corps d’un cheval, les cavalier.es ne flottant pas au dessus du dos du cheval comme sur un tapis d’air.

Au niveau de la structure du squelette du cheval, il est communément admis que l’on peut monter un cheval lorsque les plaques de croissance au dessus de leurs genoux se convertissent de cartilage en os. Mais ces plaques de croissance ne sont pas seulement présentes dans les genoux, mais dans tous les os : arrière du crâne, vertèbres…

Communément, beaucoup de chevaux commencent à être montés à partir de 2 ans. Or, les dernières plaques de croissance qui fusionnent sont celles de la colonne vertébrale, ce qui se produit vers 5 ans et demi. De plus, la fin de croissance du cartilage a lieu environ entre 6 et 9 ans.

Monter un cheval n’a donc rien de bénéfique pour le cheval. L’équitation endommage le dos du cheval, déplaçant ses plaques de croissance, provoquant douleurs et blessures.

Non content de provoquer des dommages au squelette, monter à cheval endommage aussi les muscles et les tissus.

Le dos du cheval a une fonction très importante, celle de la moelle épinière qui est de garantir que les réponses du système nerveux (goût, odorat, vue, ouïe) transitent correctement du et au cerveau.

Des instruments de torture

Une partie du dos du cheval, le spinalis medulla, peut être considérée comme le cerveau du dos du cheval, sur lequel lea cavalièr.e s’assied, causant des dommages amplifiés par l’usage de la selle, du harnais, mors et cravache. Ainsi, les selles restreignent l’afflux sanguin, tout en causant des tissus tissulaires, ainsi qu’usure et irritation générales.

Certain.e.s cavalier.es estiment que les mors peuvent être utilisés éthiquement si lea cavalièr.e est expérimenté.e. Il est important de rappeler que TOUS les mors sont conçus pour contrôler le cheval par pression appliquée, autrement dit par la douleur. C’est leur unique objectif.

Certain.e.s cavalier.e.s prétendent que, bien ajusté et contrôlé, le mors peut transmettre au cheval des signaux nuancés et subtils, sans douleur. Rien n’est plus faux. Une pression extrême est exercée sur la bouche et les nerfs buccaux du cheval, soit une pression de 50 à 100 kg par par cm² de surface buccale.

Les mors causent de douleur et des dégâts aux très nombreux nerfs craniens du cheval ainsi qu’à leur mâchoire, langue et palais. Ainsi, le nerf maxillaire qui comprend la fonction principale de sensation pour les dents maxillaires, la cavité nasale, le palais leur transmet de multiples messages de douleur. Les nerfs faciaux affleurent la peau et sont extrêmement sensibles.

Les joints du mors cogne le palais du cheval quand la pression est exercée au niveau des rènes, causant la transmission de signaux de douleur par les nerfs du palais. Les chevaux essayent souvent d’insérer leur langue entre les joints du mors et leur palais pour tenter d’échapper à la douleur. La langue s’en retrouve pincée et écrasée par le mors, transmettant via le nerf lingual une grande douleur.

Le mors obstrue également la voie respiratoire du cheval et gène sa respiration, ce qui est doublement problématique, attendu que les mors sont surtout utilisés par les cavalier.e.s lorsqu’iels demandent au cheval de grands efforts physiques.

Les névralgies faciales (secouements de tête répétés) sont également aux rangs des réponses à la douleur exercée par les mors. Pour empêcher leurs chevaux de secouer la tête, les cavalier.e.s exercent souvent une pression accrue sur le mors, entraînant une amplification des douleurs exercées par ce dernier, et conséquemment, encore plus de névralgies faciales. Pour éviter cela, certain.e.s cavalier.e.s utilisent une muserolle pour fermer la bouche du cheval, ne faisant qu’amplifier la peur et de la douleur du cheval.

Les impacts du mors vont bien plus loin que la bouche du cheval et les effets de la douleur sont systémiques. Il est impossible d’utiliser un mors sans que le cheval ne ressente de douleur.

La cravache est en elle-même un instrument de domination et d’asservissement abjecte, aussi éloignée de l’éthique qu’il est possible de l’être. Le choc musculaire résultant d’un coup de cravache reste opérant 40 minutes après l’utilisation de cette dernière.

Courses et concours hippiques, industrie de l’horreur

Les courses et concours hippiques n’ont rien d’éthique, c’est un business ne visant que le profit économique. Un business qui considère une fois de plus les animaux comme des ressources dont on peut librement disposer. Les courses ne visent que le résultat, la vitesse, la performance. Les droits fondamentaux des chevaux sont occultés. Il en va de même pour les concours et parcours d’obstacles. Il ne s’agit en aucun cas « d’amour du cheval » comme on l’entend régulièrement.

La cruauté des courses de cheval commencent bien loin des hippodromes et des circuits de courses. Les chevaux de courses sont génétiquement manipulés et élevés pour courir aussi vite que possible. Les juments sont inséminées de force, continuellement, durant 90% de leur courte vie.

Une fois nés, les potentiels chevaux de courses sont enlevés à leur mère, qui est immédiatement inséminée de force, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus produire de nouveaux individus et soit abattue.

Les nouveaux nés ont besoin de s’alimenter et sont alors enfermés auprès de « juments laitières ». Et comme il n’y a pas assez de jument laitière pour tous ces poulains, seuls les « meilleurs individus » sont conservés. Les poulains n’étant d’aucune utilité pour l’industrie de la chaire animale parce qu’il est interdit de mener à l’abattoir des poulains de moins de 6 mois, ceux qui n’ont pas été sélectionnés sont laissés à mourir de faim, puis utilisés pour produire du cuir pour des chaussures par exemple. Ceux qui survivent au-delà des 6 mois sont abattus, et utilisés à la fois par l’industrie du cuir et par l’industrie de la chaire animale.

Ce cycle de l’horreur et de la mort, est assimilable en de nombreux points à l’industrie laitière. Plus d’informations sur cet article : https://leblogdetitus.wordpress.com/2015/08/10/le-lait-mythes-et-realites-pourquoi-ne-plus-en-consommer/

Sur les 100000 poulains élevés chaque année pour la course, seuls 5 à 40 % seront utilisés pour les courses, le reste étant envoyé à l’abattoir pour la consommation humaine ou celle des animaux domestiques, ou réintroduit dans l’élevage, ou revendu pour les courses de seconde classe.

Les abattoirs de chevaux sont le pendant occulté des courses hippiques, tous comme les poussins mâles sont celui de l’industrie ovocole (œufs). Plus d’informations sur cet article : https://leblogdetitus.wordpress.com/2015/08/12/les-oeufs-mythes-et-realite-pourquoi-ne-plus-en-consommer/

Pour les chevaux sélectionnés pour les courses hippiques, ce n’est que le début d’une vie de souffrance. Ils sont utilisés pour les courses environ dès l’âge d’un an et demi, alors que, rappelons le, la croissance de leur cartilage se poursuit jusqu’à l’âge de 6 à 9 ans. Les fractures, blessures et l’épuisement des courses, réduit leur durée de vie entre 4 et 6 ans, au lieu de 30 à 40 ans pour un cheval à l’état libre.

Un peu de bon sens

L’équitation étant une forme d’exploitation, à des fins de loisirs personnels ou de consommation, monter à cheval n’est pas en aucun cas végane.

Les chevaux n’ont pas besoin d’être montés, et l’équitation est une pratique UNIQUEMENT au bénéfice dula cavalier.e, pour son divertissement, et seulement le sien. L’équitation n’a donc rien de végane ou d’éthique.

Le dos du cheval n’est pas un siège, ce n’est pas une chaise pour le postérieur humain. Ce n’est pas non plus un moyen de transport.

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Les chevaux n’ont pas besoin d’être montés pour être heureux. L’appropriation du corps du cheval par l’animal humain n’est donc en aucun cas un acte éthique.

Monter un cheval n’est donc pas une nécessité. C’est un choix imposé à un autre individu. Celui de lui infliger ou non de la douleur. Celui de considérer ou non les animaux comme des ressources. Celui de reconnaître, ou non les droits fondamentaux des êtes sentients.

Aymeric Caron, spéciste

Scandale chez les antispécistes.

Préambule : Se faire l’avocat du végétarisme, car c’est la faute du journaliste

Un article du NouvelObs aurait attribué à M. Caron les considérations éthiques de Peter Singer, Aymeric Caron accusant le journaliste d’avoir « tout mélangé ». Voici le message publié par l’intéressé sur sa page facebook :

Précision: un article du NouvelObs publié hier m’a prêté des propos que je n’ai jamais tenus. Le journaliste a tout mélangé: il m’a attribué la position du philosophe Peter Singer, que je venais de lui exposer pour lui faire comprendre… mon désaccord avec ce point de vue. Que les choses soient claires: je refuse de manger un animal, quelles que soient les circonstances dans lesquelles il a été élevé, bonnes ou mauvaises. Je suis ce qu’on appelle un « abolitionniste« . C’est ce que j’explique très clairement dans « Antispéciste« . Le papier du NouvelObs a fort heureusement été modifié depuis, pour rétablir la vérité.

A présent, lisons cet article en ligne du NouvelObs : http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160407.OBS8069/aymeric-caron-un-ver-de-terre-doit-avoir-des-droits.html

En fait, ce n’est même pas utile de lire l’entièreté de l’article, il suffit de s’arrêter sur l’en-tête :

L’ancien chroniqueur, grand avocat du végétarisme, publie un essai pour dénoncer le spécisme, cette hiérarchie qu’on instaure entre les animaux.

Donc soit, le journaliste a fait une erreur et mal interprété les propos de monsieur Caron. Et depuis la VÉRITÉ est rétablit. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes.

Sauf qu’on se demande de quelle vérité il s’agit. Se prétendre « grand avocat du végétarisme » (car oui, il faut défendre le végétarisme, profiter de son audience pour visibiliser les victimes serait dommage), et dénoncer le « spécisme », relève de l’incohérence et du dédoublement d’éthicité. Par ailleurs, Caron se revendique « abolitionniste » et écrit un ouvrage intitulé « antispéciste ». Vous la sentez aussi arriver l’idéologie obscurantiste et welfariste ?

Est-ce utile de rappeler à Monsieur Caron que le végétarisme est l’exact inverse de l’antispécisme, il qu’il s’agit ni plus ni moins d’un cautionnement moral de l’exploitation d’individu.e.s sentient.e.s. Je ne lui ferais pas cet affront. J’imagine que le journaliste, là aussi, à mal interprété les propos de Monsieur Caron. Donc soit, accordons ici le bénéfice du doute, même si cela nous en coûte. Le journalisme des fois, c’est vraiment désastreux.

Mais alors, qui croire ? Comment être sûr que Monsieur Caron n’est pas victime d’un complot médiatique visant à l’empêcher d’écouler son ouvrage parmi la communauté welfariste de la « protection animale ».

Pour nous faire une idée objective sur la question, prenons l’émission de On est pas couché du 9 avril 2016, dans laquelle Aymeric Caron était invité pour parler de la sortie de son livre. Car oui, il s’agit bien de promotion publicitaire.

Pour celleux que ça intéresse, vous pouvez retrouver l’émission en question ici : https://www.facebook.com/causeanimalefr/videos/1187854097900219/

Partons d’un postulat à la fois simple mais redoutablement osé : les mots sortant de la bouche d’Aymeric Caron ont été prononcé par Aymeric Caron lui-même, et n’ont pas été doublés par une personne qui aurait fait une erreur. Je vous avez prévenu, le postulat est osé !

« Moi-je moi-je » tolère l’exploitation

Première partie de l’entretien, menée par Laurent Ruquier. Ce dernier introduit le propos :

On va SURTOUT parler du livre d’Aymeric Caron, il est là pour ça

Nous voilà averti.e.s. Monsieur Caron est là pour parler de SON livre, pas de l’abolition.

Une phrase glissée habilement par le grand avocat du végétarisme, entre deux sessions de Moi-Je Moi-je :

Les chaussures, c’est une tannée.

On saluera ici l’expression spéciste. Tout autant que la mauvaise fois de Monsieur Caron. Trouver des chaussures est facile en plus, à partir du moment où l’on sort de son petit égo. L’indécence de Caron est telle qu’avec tout l’argent qu’il gagne, il se paye encore ce luxe. Non, trouver des chaussures cruelty-free n’est pas compliqué, pas plus que de faire un achat sur Sarenza..

Il ne faut pas faire de discrimination entre différentes espèces

On peut donc quand même les hiérarchiser ? On peut les exploiter, si on ne les discrimine pas ?

La capacité d’un humain, d’un cochon, d’un chien à souffrir est à peu près la même, donc il faut en tenir compte.

Donc si on en tient compte, on peut quand même les exploiter ? Quelle est donc ici l’intention de l’orateur « abolitionniste ». Surement pas l’abolition en tout cas.

Laurent Ruquier s’adonne ensuite à la lecture d’extraits du livre de Caron :

L’antispéciste est-il pour autant vegan, à savoir qu’il refuse tous produits d’origine animale, même le lait et les œufs », là vous répondez par l’affirmative, mais vous dites qu’on peut y apporter quand même une NUANCE

Et Caron de répondre :

Oui, il y a vraiment des débats entre les antispécistes : « Que peut-on faire pour être sûr.e de RESPECTER l’animal ? »… Si on prend le cas du lait et des œufs, parce que, au départ, on dit qu’un végétarien… peut s’autoriser à manger certains produits animals (merci la faute de langage au passage) comme les œufs, le lait, tandis que le végétalien ne mange aucun produit d’origine animal.

Il y a je trouve un côté relativement malsain à parler ainsi de « respecter l’animal ». Qu’est-ce que ça veut dire respecter l’animal ? Que si on le « traite bien », que s’il est « élevé dans de bonnes conditions » il est alors acceptable de l’exploiter ?

« MOI, j’ai une philosophie la dessus qui est LA MIENNE, mais qui peut-être contestée par certain.e.s végan.e.s : le système d’exploitation aujourd’hui des vaches laitières est telle qu’on ne peut pas avoir des vaches laitières SANS FAIRE SOUFFRIR des vaches et provoquer la mort ».

Ici, au delà du moi-je moi-je récurrent, Caron considère que le problème est la souffrance des animaux, et non leur exploitation en elle-même. Ce qu’il veut dire, c’est qu’il considère légitime d’exploiter des animaux non humains, si ces derniers n’ont pas « souffert ». Cette position n’est pas antispéciste. Elle n’est pas plus abolitionniste. Certain.e.s diront surement que je suis parti pris, que je vais trop loin et que j’extrapole. Soit, j’accepte le fait que, à ce moment de la vidéo, j’extrapole la pensée de notre revendiqué « antispéciste abolitionniste ».

La suite va vite confirmer nos inquiétudes, puisqu’au sujet de l’exploitation des poules, Caron reprend très justement le broyage des poussins mâles (on visibilise pour la première fois les victimes au passage), avant d’ajouter :

On essaie de CHANGER LA LOI, mais ce n’est pas fait.

Et voilà, le welfarisme au grand jour ! Des cages plus grandes, de meilleures conditions d’exploitation, le bio-qui-fait-pas-bobo. Mais l’abolition dans tout ça est oubliée. Cette position n’est pas antispéciste. Cela montre bien aussi l’ineptie de l’efficacité de 200 ans d’associations welfaristes et spécistes que Caron et ses fan.e.s défendent.

Ruquier joue ensuite les avocats du diable :

Si je vais chercher des œufs à la ferme d’à côté, que je sais que les poules sont à l’air libre, que de temps en temps, je vais prendre un ou deux œufs pour mon petit déjeuner, quand même, j’ai le droit ça !

On y est. L’argument classique du welfarisme. Notre « antispéciste abolitionniste » va-t-il saisir la perche tendue pour balayer l’argument facilement d’un revers de la main ?

Il y a DES végans (pas tous?), des antispécistes, qui vont considérer qu’ils refusent, PAR PRINCIPE, tout produit d’origine animale, considérant qu’il faut refuser toute forme d’exploitation. MOI JE suis en DÉSACCORD, JE considère que si on est sûr et certain qu’on engendre pas de mort et que l’animal ne souffre pas, on peut prendre un œuf en effet.

WELFARISME POWER ! C’est dit : il est acceptable d’exploiter un être vivant, selon Monsieur Caron, si « on est sûr et certain qu’on engendre pas de mort et que l’animal ne souffre pas ». Ce qui ne correspond nullement à un positionnement antispéciste, et encore moins abolitionniste.

Allez, disons encore que je suis parti pris, et que depuis toute ces années (en fait depuis les années 1990), Aymeric Caron ne s’est toujours pas renseigné sur les œufs de poules. Donc, comme on est sympa, on va lui venir en aide :

L’œuf de ces poules « heureuses » ou « bien traitées » revient une nouvelle fois à considérer l’animal comme une ressource et à s’approprier quelque chose qui n’est pas à nous. Cela renforce une fois de plus le cautionnement moral de l’exploitation animale.

Ce que l’on sait moins, et que Monsieur Caron ignore sûrement, c’est que les poules mangent leurs œufs non-fécondés s’ils ne sont pas ramassés. C’est une façon pour la poule de combler les carences qu’engendre son exploitation par l’être humain…

Enfin, ramasser les œufs des poules les force à pondre d’avantage, ce qui qui les épuise et réduit leur durée de vie. Exploitée par l’homme, une poule produit un peu plus de 300 oeufs par an. Non exploitée, c’est-à-dire à l’état « sauvage »,  les études ont montré qu’elle n’en produirait que moins d’une vingtaine. Malheureusement, une poule à l’état sauvage n’a que peu de chance d’exister, attendu qu’elles ont été modifiées génétiquement. Et que même une poule relâchée dans la nature aura un « rythme de ponte » élevé car elle aura été conditionnée ainsi.

Cette position welfariste d’Aymeric Caron n’est donc, une nouvelle fois, en rien éthique et antispéciste.

Ensuite, passant à tout autre chose, Ruquier résume un autre passage du bouquin :

C’est Dieu qui nous fait tuer des animaux.

Cette manie de tout le temps mêler la religion… Bref passons, voyons plutôt ce que répond Monsieur Caron.

J’explique comment JUSTIFIER le fait qu’on tue des animaux … Dieu nous a donné une mission SUPÉRIEURE, nous a désigné comme l’ESPECE ULTIME du vivant et que cela nous a octroyé tous les droits.

On peut comprendre ici que Caron cherche à critiquer le positionnement carniste de certain.e.s croyant.e.s, qui consiste à légitimer la consommation de viande et l’exploitation animale parce que « Dieu l’a voulu ainsi ».

Cette position est hautement irrévérencieuse envers les croyant.e.s de tous bords. Il est tout à fait possible d’être croyant.e (ou athé.e d’ailleurs) et de ne pas souscrire à l’exploitation animale. Cette position hiérarchise les individu.e.s humain.e.s en fonction de leur religion ou de leur absence de religion. Ce n’est donc pas une position antispéciste.

Laurent Ruquier poursuit la lecture (Ce sont ici les mots tels qu’ils sont écrit dans le livre, à moins que Monsieur Ruquier ait l’audace de déformer les propos de Monsieur Caron) :

En attendant que la VIANDE (il s’agit de chaire animale) disparaissent de nos IMPOSER UN ÉTIQUETAGE sur toutes les VIANDES (et rebelote) et les produits d’origine animale, afin d’indiquer les CONDITIONS dans lesquelles les animaux ont été ÉLEVÉS et ABATTUS, comme pour les œufs, … »Pour DISTINGUER LES ÉLEVAGES les plus industriels des plus artisanaux ».

La voici donc la fameuse solution de l’antispéciste abolitionniste :  visibiliser les élevages. Et l’abolition dans tout ça ? Cette position est welfariste, et par conséquent, à l’opposé de l’antispécisme.

Monsieur Caron répond :

Si aujourd’hui, l’industrie de la VIANDE (…) tient encore debout, c’est parce que tout est fait pour faire oublier au consommateur ce qu’il est réellement en train de faire ».

Si on oublie une nouvelle fois la terminologie spéciste, on notera ici la justesse (une fois n’est pas coutume cependant, ne vous méprenez pas) d’Aymeric Caron. Ce qu’il ne dit pas, en revanche, c’est que tout est fait par les associations et personnalités spécistes pour invisibiliser les victimes : des cages plus grandes, des élevages plus bio-qui-font-pas-bobo, la traçabilité des produits… Autant de mesures qui concurrent à ce que l’industrie de la CHAIRE ANIMALE tienne encore debout.

On passera les pouffements de rire malsains (et auxquels Caron prend bonne part) lorsque Ruquier lit le passage sur les destins des animaux. C’est sur, c’est hilarant de faire de l’humour sur une oppression systémique M. Caron. Position spéciste une nouvelle fois.

Vous êtes spéciste donc vous êtes antispéciste

C’est au tour de Léa Salamé de lire un extrait du torchon :

Les humains sont des animaux, il n’y a qu’UNE DIFFERENCE DE DEGRE, pas de nature ».

Cette expression est spéciste, d’autant qu’on en cherche la signification. 

Léa Salamé enchaîne avec la question suivante :

Est-ce que toutes les espèces se valent ?
Caron : Se valoir, qu’est-ce que ça veut dire pour vous ? (On appréciera la touche de démagogie et la hautesse de la rhétorique) Tout le vivant est constitué de la même manière… (suit un long blabla sur la réincarnation et sur l’idéologie morbide de Peter Singer) je ne pense pas qu’il y a des vies qui valent plus que d’autres… vous êtes spéciste, et c’est la pensée de 99% des gens en France.

Bon là au moins, ne le critiquons pas, il sait de quoi il parle.

Laurent Ruquier, se croyant de bon humour, comme souvent malheureusement :

Vous me demandez de choisir entre MON chien et Léa Salamé, je choisis MON chien

Un.e anti-spéciste abolitionniste aurait sûrement répondu que les animaux ne sont la propriété de personne. Voici ce que répond Monsieur Caron :

Vous êtes donc anti-spéciste.

Comment peut-on seulement entendre ça ? Au-delà de la réflexion sexiste, qui invalide toute prétention abolitionniste de l’individu par ailleurs, il y a ici un choix de hiérarchiser deux espèces. Monsieur Caron a donc encore ici une position spéciste. A croire qu’il suffit de dire, je choisis les animaux non humains pour être qualifié.e d’antispéciste et d’abolitionniste.

Je ne suis pas obscurantiste, mais si j’étais obscurantiste, je serais un meilleur obscurantiste que vous

Yann Moix et son capacitisme. Attention, calez vous bien dans votre siège, c’est du lourd.

Donc Monsieur Moix, commentant une phrase du livre de Caron :

« Les humains sont des animaux ». NON… Pourquoi ça me gène ? Quel est le projet d’un animal ? Quel est l’avenir d’un animal ? La mémoire d’un animal ?… L’animal est dans un milieu, il n’est pas dans le monde… je laisse au monde animal son entier mystère… je ne considère pas qu’une vache doit faire partie de nos considérations morales… parce que je ne considère pas que la vie soit le monopole de l’être humain… Je n’accepte pas que l’homme soit une excroissance de l’animal, et inversement…. »

C’est l’entièreté de l’intervention qu’il aurait fallut mettre en rouge. Mais essayons de penser un peu à ménager nos yeux. L’antispéciste abolitionniste va-t-il renvoyer Monsieur Moix et son absurde et intolérable argumentaire dans les cordes ?

Suit un peu de fouillis, auquel Caron répond finalement

Ne vous taisez pas, c’est intéressant

Une telle réflexion me laisse sans voix. Comment, en tant qu’antispéciste, se taire et ne pas réagir fasse à tant d’absurdités ? Monsieur Caron a-t-il une once de cohérence ? Je me dis finalement que vois le mal partout, et que Monsieur Caron cherche à faire de l' »humour » et à décrédibiliser Monsieur Moix. En tant cas, une nouvelle fois, il ne fait pas preuve d’antispécisme.

Suit une nouvelle logorhée verbale nauséeuse de Yann Moix, conclue par

Chez l’animal, effectivement, on tue un être vivant, mais on ne tue pas de projet.

Que va répondre ici notre « antispéciste » autoproclamé ?

Je dis que cette séquence est très intéressante, et qu’elle doit être enregistrée parce qu’elle sera un jour repassée…. Un jour les gens se repencheront sur cette archive et diront « c’est pas possible, les humains ont vraiment pensé ça ? »…. un jour ce genre de propos… sera vraiment regardé comme un propos obscurantiste

VOILA, enfin, on y est ! S’il n’a fondamentalement pas tord dans son propos, Caron ferait bien de se remettre en question. En quoi ce revendiquer antispéciste et abolitionniste à tout bout de champ, et parallèlement ne jamais parler d’abolition de l’exploitation animale rend son propos moins obscurantiste que celui détestable de Yann Moix ? Monsieur Caron règne sur l’obscurantisme, dans le but de pouvoir démagogiquement atteindre plus de monde, non pour plaider l’abolition, mais pour VENDRE SON LIVRE. Ce qui est autant, si ce n’est bien plus détestable que les propos de Yann Moix.

Suivent des réflexions pseudo scientifico-philosophiques aberrantes, absurdes et insensées sous couvert d’élitisme du langage, que je n’ai même plus le courage de commenter, tellement elles sont pauvres et dénuées du moindre intérêt, le tout négligeant et invisibilisant une nouvelle fois les victimes. Autant de temps perdu pour la visibilisation de la lutte antispéciste.

On en arrive finalement au moment où Monsieur Caron accuse Monsieur Moix de dire une contre-vérité quand il soutient que « l’homme n’est pas un animal ». Quid de l’insistance de Monsieur Caron a se présenter, partout, comme un « philosophe végétarien » et parallèlement comme un « antispéciste ». Quid de cette incohérence ? Comment seulement oser se prétendre anti-spéciste et soutenir le fait que des animaux sont des ressources, lutter pour un mieux-être des animaux exploité.e.s, pour une traçabilité des produits, pour des cages plus grandes, pour les œufs des poules heureuses, … ?

Une nouvelle, je passe sur la fin de l’émission qui aborde les « ambitions » politiques, les réflexions (et les réflexions machistes molle/dure…) de Monsieur Caron, puisque c’est un autre débat que celui qui nous intéresse présentement.

Conclusion : dire et être, l’art de vendre l’exploitation animale

Félicitations Monsieur Caron, vous êtes devenu un produit marketing. Votre livre se vend « comme des petits pains ». Vous réalisez des profits en utilisant l’exploitation et la souffrance animale, que vous invisibilisez (ou minimisez, restons sympa) lors de chacune de vos interventions. Au détriment de l’antispécisme abolitionniste dont vous vous revendiquez.

Non, Monsieur Caron, vous n’êtes pas antispéciste. Vous en êtes l’exact opposé. Vous érigez l’obscurantisme d’un welfarisme assumé comme un cautionnement moral de l’exploitation dont vous n’évoquez pas une seule fois de façon sincère l’abolition.

 – – – – –

PS : j’ose espérer que l’éditeur de votre livre et que le doubleur de votre intervention lors de l’émission d’On est pas couché, reconnaîtront aussi leurs erreurs et rendront à vos propos la teneur antispéciste et abolitionniste qui est la votre. Fichtre, la déformation des propos alors !

Le miel, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’industrie apicole en chiffres (France)

En France métropolitaine, on compte 1 300 000 ruches qui produisent 18 500 tonnes de miel par an. On compte aujourd’hui un peu plus de 70 000 apiculteurs en France. Les Français consomment en moyenne 40 000 tonnes de miel par an, ce qui signifie que plus de la moitié du miel consommé est importé. En 2010, le chiffre d’affaires de l’industrie apicole était de 133,5 millions d’euros.

Par pollinisation, les abeilles participent la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales et à la reproduction de plus de ¾ des cultures dans le monde : majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses….

Le miel est présenté par la propagande publicitaire comme un produit sain, naturel et raffiné. A des fins de marketing, d’aucuns lui ont même conféré des vertus pseudo-thérapeutiques ou médicales. Notons au passage que les allégations de santé concernant le miel ne sont pas prouvées scientifiquement et qu’elles sont interdites par la Commission Européenne depuis fin 2012. Aux rangs de ces allégations de santé, on trouvait des slogans séducteurs comme « favorise le transit » ou « un petit coup de pouce pour la mémoire »…

Le miel et les abeilles

  • Qui est l’abeille ?

MayaLe terme « abeille » désigne certains insectes de l’ordre des hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis…). Au moins 20 000 espèces d’abeilles sont répertoriées, dont 1000 en France. L’espère la plus répandue en Europe est l’abeille domestique (apis mellifera). Notons que les insectes, au même titre que les êtres humains, font parties du règne animal. Une abeille est donc un animal, tout comme l’humain.

L’abeille et réputée pour son « intelligence » et sa « vie en société« . Et l’on peut se demander pourquoi les abeilles ne sont pas valorisées au même titre que les autres animaux. De nombreuses études et documentaires ont démontré cet incroyable intelligence des abeilles. Pour ne donner qu’un court exemple, le documentaire « Waggle dance » démontre que ces dernières, par un ingénieux calcul vectoriel, produisent une danse qui transmet non seulement la direction de la source de nourriture, mais aussi sa distance. Plus encore que cela, leur danse prend aussi en compte le mouvement de la terre autour du soleil (de manière plus prosaïque, la trajectoire du soleil dans le ciel) : quand le soleil « bouge » d’un degré (toutes les 4 minutes), l’angle de la danse évolue également d’un degré !

Combien d’êtres humains seraient capables d’en faire autant ?

  • Le miel, c’est quoi ?

Le miel est communément défini comme une substance sucrée produite par les abeilles dites « à miel » à partir de nectar ou de miellat. Le miel est entreposé par les abeilles dans la ruche où il sert de réserves de nourriture, surtout en hiver.

Comment est produit le miel ? Les abeilles avalent le nectar dans leur abdomen, puis le régurgitent, y ajoutent des enzymes (salive), le mâchent,  avalent à nouveau et recommencent. Chaque goutte de nectar est ainsi avalée et régurgitée 50 fois ! Oui, le miel est en réalité du vomi d’abeilles !

Bee vomit

Côté santé – Et si le miel n’était pas bon pour la santé ?

Le miel est mis sur le marché en tant que produit « sain », « bon pour la santé », « édulcorant naturel ». Tous les produits d’abeilles contiennent du sucre, des protéines animales et des graisses et sont explicitement mauvais pour notre santé. Le miel est une nourriture parfaite, mais pour les abeilles ! Tout comme le lait l’est pour les petits veaux (voir article : Le lait, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?).

Lorsqu’il est ingéré, le miel commence par absorber l’humidité de l’estomac et de la flore gastrique, détruisant les bactéries symbiotiques qui aident à la digestion des aliments. Le miel, bien plus que le sucre de canne ou de betterave, forme de l’acide et décalcifie les os. Le corps prélève le calcium des os afin de neutraliser les acides introduits par le miel.

Côté environnement : Et si consommer du miel nuisait à l’environnement ?

  • L’élevage d’abeilles nuit à la biodiversité

A priori, il paraît difficile de faire le lien entre la consommation de miel et de lourds impacts sur l’environnement. Cependant, les effets sont réellement opérants. Les élevages d’abeilles nuisent ainsi à la biodiversité.

Il existent des centaines de variétés d’abeilles sauvages (qui ne vivent pas en ruches) et qui collectent du nectar et pollinisent. La cohabitation entre abeilles « domestiques » (allez utilisons l’adjectif « exploitées ») et abeilles « sauvages » (utilisons l’adjectif « libres« ) pose problème. En effet, les apiculteurs maintiennent dans les ruches une température artificiellement élevée, ce qui permet aux abeilles exploitées d’aller collecter du nectar bien plus matinalement que les abeilles libres. Ceci a, vous le comprenez, des incidences déplorables pour les abeilles sauvages, dont les ressources se trouvent ainsi raréfiées.

L’élevage domestique d’abeilles a donc des conséquences déplorables sur les autres espèces d’abeilles libres, et conjointement sur la faune. En effet, certaines espèces végétales ne peuvent être pollinisées que par un type d’abeille spécifique.

  • L’abeille au sommet du règne animal

« Je suis un humain. Je suis supérieur à toute forme de vie. Je domine les animaux », variante polie du plus trivial « Moi humain… Gros cerveau… Mais pas savoir faire marcher ».

Remettons les espèces à leur place. Si chaque espèce d’abeilles venait à disparaître demain, cela aurait un effet totalement nuisible sur l’agriculture, la vie végétale et toutes les sources de nourriture dans le monde. Nous l’avons vu, les abeilles participent à la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales et de plus de 75 % des cultures dans le monde. En l’absence de tout pollinisateur, les sources de nourriture telles que nous les connaissons, disparaîtraient. Pas de nourriture sans abeilles.

Bee die En revanche, si on l’éliminait l’être humain de la surface de la terre, chaque autre être vivant en bénéficierait et pourrait enfin jouir de ses droits les plus fondamentaux qui sont ceux d’être libre, d’avoir accès au bonheur, et tout simplement de vivre ! Ainsi devons nous peut-être penser à cela quand nous classifions l’importance des droits des espèces : si l’on devait chasser l’espèce la plus inutile et néfaste, il y a de bonnes chances que ce soit l’être humain qui décampe le premier ! Ne l’oublions jamais.

Côté éthique – Dans les coulisses de l’horreur

Comme tout élevage, l’apiculture est en tous points INcompatible avec le bien-être animal.

  • Les abeilles ressentent la douleur

L’abeille est un insecte. Et un insecte – de nombreuses nouvelles études scientifiques le prouvent – comme tous les animaux, ressent la douleur et peut souffrir. Les abeilles ont un large système nerveux capable de sentir et transmettre la douleur. Si un animal peut ressentir de la douleur, comment peut-il être éthique de lui en infliger ?

Au-delà même de ça, comment pouvons-nous dire pour qui la douleur est importante et pour qui elle ne l’est pas ? L’est-elle seulement pour les humains ? Seulement pour les humains et leurs animaux « de compagnie » ? Seulement pour les animaux jugés « beaux », « mignons »… ? On est ici en plein spécisme. Retrouvez plus d’informations sur le spécisme sur cet article : Le spécisme, qu’est-ce que c’est ?

  • Asservissement

L’autre problème de l’industrie apicole est aussi l’asservissement des abeilles. Les abeilles ne sont pas nos esclaves ! Alice Walker, écrivaine, activiste et féministe états-unienne, s’exprime ainsi :

« The animals of the world exist for their own reasons. They were not made for humans any more than black people were made for white, or women created for men.« 

Traduisons par « Les animaux du monde existent pour leurs propres raisons, ils ne sont pas faits pour les humains, pas plus que les noirs ne sont faits pour les blancs, ou que les femmes sont créées pour les hommes ».

  • Violation de domicile, vol de nourriture et déménagements à répétition

L’atmosphère de la ruche est fragile et elle est perturbée en cas d’ouverture par l’apiculteur. L’atmosphère d’une ruche d’abeilles est particulièrement complexe à maintenir et ces dernières œuvrent durement à cette fin.

Les abeilles utilisent leur miel pour isoler leur ruche et pour se nourrir ainsi que leurs larves. Par conséquent, quand l’industrie apicole commercialise du miel, elle vole les réserves de nourriture d’êtres sentients, ainsi que celles de sa progéniture. Le miel étant la seule réserve de nourriture des abeilles, il est indispensable à leur survie, surtout pendant l’hiver. Pensez que produire 15 grammes de miel demande aux abeilles un millier d’aller-retours ! Dans les ruches qui ne sont pas détruites, le miel volé est remplacé par une alternative à base de glucose de très mauvaise qualité et très peu nutritif.

La rentabilité économique à tout prix a entraîné une banalisation des déplacements de ruches en fonction de la saisonnalité des diverses floraisons. Les abeilles sont stressées par ces déplacements, et certaines y laissent la vie. Le transport d’abeilles dans des environnements où elles ne vivent pas naturellement à des conséquences sur la faune locale : les abeilles locales contractent des maladies qui voyagent avec les abeilles d’importation. De plus, la consanguinité sélective des abeilles a affaibli considérablement leur système immunitaire, ce qui amplifie le phénomène.

  • La reine : mutilation et insémination

Les abeilles ne produisent pas de miel si elles n’ont pas de reine. C’est pourquoi les apiculteurs « commandent » des reines. Ces reines sont inséminées artificiellement : une procédure ou les mâles abeilles sont écrasés et vidés de leur sperme (vidéo) qui est alors inséré de force dans la reine (vidéo).

Le transport vers la ruche peut être difficile pour les reines, qui sont souvent blessées ou tuées pendant le transit. Quand la reine arrive par courrier, les apiculteurs arrachent ou coupent leurs ailes pour leur empêcher tout envol. C’est le clippage (vidéo). Vidéo que je trouve absolument choquante non seulement par sa pratique, mais aussi pas les absurdités prononcées…. « C’est rien du tout, c’est un petit bout. C’est comme vous couper les ongles ! ». Sauf, que, cher bourreau sans cœur, quand on se coupe les ongles, cela ne nous empêche pas de nous déplacer :-(.

Les reines abeilles sont renouvelées chaque saison : cela signifie qu’à chaque saison, les précédentes reines sont tuées pour être remplacées par d’autres, jugées plus productives et plus rentables économiquement.

  • Meurtres de masse

Il y a un grand manque de respect pour la vie des abeilles dans l’industrie du miel. Beaucoup d’apiculteurices tuent leurs ruches à l’approche de l’hiver, particulièrement dans les élevages intensifs d’abeilles. En effet, certaines ruches d’abeilles domestiques jugées les moins rentables sont détruites après la récolte, car l’importation au printemps de nouvelles colonies est plus rentable économiquement pour l’apiculteur que de s’en occuper durant l’hiver.

Les abeilles sont prêtes à mourir pour défendre leur ruche (en piquant à l’aide de son dard, l’abeille laisse son dard, ses glandes à venin, et une partie de son abdomen ; ce qui entraîne sa mort). La vie et la mort de toutes ces colonies d’abeilles répondent purement à des raisons économiques.

Les abeilles sont chassées de la ruche afin que puissent être récoltés la cire, la propolis, la gelée royale et le miel. Pour les chasser, les apiculteurices enfument la ruche ou utilisent des répulsifs, ce qui stresse les abeilles. Durant le processus, des abeilles sont intoxiquées, tombent paralysées au sol, ou sont écrasées.

Enfumage

  • Des alternatives pour consommer sans souffrance

L’industrie du miel est tout proprement inutile. En effet, il existe de nombreuses alternatives de qualité, très accessibles de surcroît. On peut penser ici aux sirops d’agave ou d’érable dont la texture est analogue à celle du miel et où les arômes sont plus délicats. Le sirop d’agave dispose d’un pouvoir sucrant 30 % supérieur à celui du sucre, tout en présentant un index glycémique bas, c’est-à-dire que moins de produit sera nécessaire pour obtenir la même sensation de sucré.
Bien d’autres substituts existent tels que le miel de datte ou la confiture de pissenlit.

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Aucun raison ne justifie l’exploitation des abeilles.
En tant qu’êtres sentients, elles ont le droit,
au même titre que l’être humain, à la liberté, à l’épanouissement et à la vie.

Rien ne justifie le vol de leurs resserves nourricières,
pas plus que les pratiques barbares et sordides de l’industrie apicole.
Une fois pour toute, les animaux ne sont pas des ressources
Et ne sont pas faits pour être exploités..

Par conséquent, la consommation de miel est aussi éloignée
du véganisme et de l’éthique qu’il est possible de l’être.

no honey please

Les oeufs, mythes et réalité. Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’industrie ovo’ en chiffres (France)

En 2010, plus de 14,4 milliards d’œufs ont été produits en France, soit plus de 450 œufs par seconde. La consommation moyenne d’un français est de 216 œufs par an, soit 4 œufs par semaine.

On compte, en France, un peu moins de 50 millions de poules pondeuses réparties dans 2 100 exploitations. En France, 90 % des œufs vendus proviennent de poules élevées en cages de batterie.

Disposant d’une bonne durée de conservation, d’un prix attractif et présenté par la propagande de l’industrie avicole comme « un aliment complet », l’œuf paraît un indispensable de l’alimentation. Et pourtant…

Le bon sens : les œufs, c’est dégueux

Les œufs viennent des poules. Les poules n’ont qu’un orifice unique par lequel elles urinent, défèquent et pondent leurs œufs.

D’ailleurs, utiliser le terme d’œuf pour parler d’un produit de consommation est une absurdité, puis que le terme « œuf » désigne une cellule résultant de la fécondation d’une gamète femelle (ovule) par une gamète mâle (spermatozoïde). Les « œufs » non fécondes que l’on retrouve dans nos supermarchés ne sont donc pas littéralement des œufs, mais correspondent à ce que l’on pourrait appeler un ovule élaboré, ou ovule 2.0, le jaune (l’ovule) s’étant entouré de blanc (albumen) puis d’une coquille. Manger un œuf, c’est donc manger un ovule 2.0 !  Mais jusqu’ici, je pense que vous n’apprenez rien.

Côté santé : Et si les œufs n’étaient pas bons pour la santé ?

  • Les œufs ne sont pas un bon apport de protéines

En effet la valeur protéinique d’un œuf est de 12,6 g de protéines pour 100 g. Soit 12,6 % de l’œuf. Si l’on se souvient de mon article antérieur sur les protéines, on voit que l’œuf est surclassé en termes protéiniques par :

  • L’avoine : 16,9 % de protéines
  • Il fait jeu égal avec le blé : 12,3 %  de protéines.
  • Tandis que les haricots (21,7 %), les lentilles (25,4 %) et autres pois cassés (24,55 %) ne souffrent aucune comparaison.

L’argument de la valeur protéinique de l’œuf n’a donc pas lieu d’être. Il est possible de s’en passer.

  • Les œufs sont mauvais pour la santé

Les œufs ont une très haute teneur en mauvais cholestérol et graisses saturés. Le mauvais cholestérol est notamment responsable de maladies telles que l’athérosclérose, de troubles métaboliques comme l’hypercholestérolémie ou de nombreuses maladies cardiovasculaires. Une étude scientifique de 1976 menée par le Dr. Michael Greger a montré que consommer un seul œuf par jour est aussi néfaste que fumer 5 cigarettes par jour.

Oeuf diableLa salmonella est une bactérie qui peut infecter les poules et être transmise à leurs œufs, qui peut ensuite être consommée par l’être humain. Dans certains pays, comme les États-Unis ou la France, beaucoup de personnes tombent malades à cause de ces salmonelles présentent dans les œufs : gastro-entérites, toxi-infections alimentaires dont les symptômes sont diarrhée, fièvre et crampes abdominales. Bien sûr, on vous dira que vous avez une « gastro », c’est tellement plus mignon que de vous dire que vous avez attrapé la salmonellose ! Hummmm, sal-mo-ne-llose !

Côté éthique – Le mythe de la poule heureuse

  • Les poules en cage : l’atrocité

Si les poules sont malades ou sales, ce n’est pas de leur faute, mais bien celle des conditions de leur exploitation. Dans les fermes, les poules sont entassées dans de minuscules cages, de la taille d’une feuille format A4 et ne disposent chacune que de 15 cm sur le perchoir. Elles ne disposent donc pas de suffisamment de place pour se déplacer. Les cages sont sales, les poules sont effrayées et stressées…

  • Les poules en liberté : l’illusion

Vous me direz peut-être que ceci concerne que les poules élevées en cages, dites « de batterie » et que le problème ne se pose donc pas pour les œufs de poules élevées en liberté… Le fait qu’une poule soit élevée « en liberté » donc « sans cages » n’est qu’un écran de fumée pour cacher une autre réalité. Ces poules élevées « en liberté » sont en fait entassées dans des hangars, tous aussi sales que les cages… Elles disposent au final d’encore moins d’espace qu’une poule en cage, et tombent tout autant malade des causes de l’insalubrité.

Dans ces deux premiers cas, poules « en batterie » ou poules « en liberté », pour éviter les comportements d’agression que suscitent la promiscuité, les exploitant.e.s tranchent le bec des poussins quelques heures après leur éclosion, à l’aide d’une lame chauffée à blanc. Le débecquage à vif (vidéo) est si douloureux que les poussins succombent parfois de crise cardiaque ou se laissent mourir de faim tellement picorer est devenu douloureux.

  • Le mythe des poules du jardin / du voisin / du fermier du coin / en « plein-air » / heureuses / etjenpasse !

Notons déjà que l’expression de « plein-air » est en elle-même douteuse. Comme si un mélange de gaz pouvait être plein ou vide… Plein ou vide de quoi ? Bref, passons !

L’œuf de ces poules « heureuses » ou « bien traitées » revient une nouvelle fois à considérer l’animal comme une ressource et à s’approprier quelque chose qui n’est pas à nous. Cela renforce une fois de plus le cautionnement moral de l’exploitation animale. C’est ni plus ni moins qu’un vol. Manger des œufs, c’est voler des ovules 2.0 ! Que diriez-vous, si, au moment de l’ovulation humaine, quelqu’un venait subtiliser l’ovule ? Plutôt effrayant, non ?

ragnagna egg
Mange tes propres ragnagna !

Ce que l’on sait moins, c’est que les poules mangent leurs œufs non-fécondés s’ils ne sont pas ramassés. C’est une façon pour la poule de combler les carences qu’engendre son exploitation par l’être humain…

Enfin, ramasser les œufs des poules les force à pondre d’avantage, ce qui qui les épuise et réduit leur durée de vie. Exploitée par l’homme, une poule produit un peu plus de 300 oeufs par an. Non exploitée, c’est-à-dire à l’état « sauvage »,  les études ont montré qu’elle n’en produirait que moins d’une vingtaine. Malheureusement, une poule à l’état sauvage n’a que peu de chance d’exister, attendu qu’elles ont été modifiées génétiquement. Et que même une poule relâchée dans la nature aura un « rythme de ponte » élevé car elle aura été conditionnée ainsi.

  • On ne fait pas d’omelettes sans broyer de poussins

Pour assurer une production continue d’œufs, les producteurs doivent évidemment « renouveler » leurs poules, une fois qu’elles ne sont plus assez rentables… (et converties en chaire animale). Il faut savoir qu’une poule dite « pondeuse » vit en moyenne une année en élevage, alors qu’elle vivrait une dizaine d’années dans la nature…

Ces producteurs laissent donc certains ovules de poules être fécondés pour produire des poussins et, in extenso, de nouvelles poules dites « pondeuses ». Ces poussins, naturellement, sont pour moitié des femelles, pour moitié des mâles. Et comme les exploitant.e.s n’ont seulement besoin que des poussins femelles (entendons par là que les poussins mâles ne leur sont d’aucune rentabilité économique, puisqu’ils ne pondent pas), les poussins mâles sont systématiquement broyés ou gazés. Je vous propose deux vidéos, la version courte et la version longue. Et comme dans l’industrie, rien ne se perd, tout se transforme, voilà ce que deviennent les poussins broyés : cliquez 😦

-Hum, qu'est-ce que tu es en train de faire ?  -Je tue tous ces bébés poulets -Pourquoi tu fais ça ?  -Parce que j'ai seulement besoin des femelles, comme elles pondent des œufs. -Pourquoi ne manges-tu pas autre chose à la place des œufs ?  -Ne sois pas si extrême.
-Hum, qu’est-ce que tu fais ?
-Je tue tous ces bébés poules.
-Pourquoi tu fais ça ?
-Parce que j’ai seulement besoin des femelles, comme elles pondent des œufs.
-Pourquoi ne manges-tu pas autre chose à la place des œufs ?
-Ne sois pas si extrême.
  • Des alternatives pour consommer sans souffrance

Il est tout à fait possible d’éradiquer les œufs de son alimentation sans se priver. Par exemple, pour réaliser des gâteaux, l’astuce la plus simple est de substituer un œuf par une demie-banane ou de la compote de pommes.

L'oeuf revendiqué comme un indispensable de la cuisine, notamment lorsqu'il s'agit de concevoir un gâteau ou une patisserie, ne doit pas être une justification de la souffrance et de l'exploitation. De multiples alternatives existent.
L’œuf, revendiqué comme un indispensable de la cuisine, notamment lorsqu’il s’agit de concevoir un gâteau ou une pâtisserie, ne doit pas être une justification de la souffrance et de l’exploitation. De multiples alternatives existent.

Il existe également des substituts d’œufs en poudre dans les magasins bio ou du tahini qui est une purée de graines de sésame.

Pour les omelettes, il est possible d’utiliser de la farine de poids chiche mélangée à de l’eau pour remplacer les œufs. Avec des légumes, c’est d’enfer !

Résumons : 10 raison pour ne plus consommer d’œufs

  1. Les œufs sont en fait des ovules.
  2. Les œufs ne sont pas particulièrement riches en protéines.
  3. Les œufs ne sont pas bons pour la santé et leur consommation entraine fièvres, troubles intestinaux, diarrhées et gastros.
  4. C’est du vol.
  5. La vie d’une poule est une existence de souffrance.
  6. Les images bucoliques de poules « heureuses » ou « bien traitées » ne sont qu’un écran de fumée.
  7. Une fois qu’elle n’est plus assez rentable, la poule part à l’abattoir où elle est transformée en chair animale.
  8. Les poussins mâles sont systématiquement broyés ou gazés.
  9. Les animaux ne sont pas une ressource. Ils ne nous appartiennent pas.
  10. De multiples alternatives existent pour cuisiner sans souffrance.

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Je crois profondément que l’être humain est doué d’empathie.  Il peut ressentir et partager la douleur d’autres êtres sentients et faire preuve de compassion.
Rien ne justifie la consommation d’œufs et le cautionnement de cette industrie aussi inutile que cruelle, tout comme l’industrie laitière !


Laissez parler votre cœur et votre humanité.
Devenez végan !

Les végan.e.s sont-iels carencé.e.s en calcium ?

Calcium humoorLà aussi, c’est un des clichés les plus répandus lorsque l’on dit qu’on ne boit de lait : du trivial « Tu ne bois pas de lait ? Et tes os alors, t’y as pensé ? » au culpabilisant « Tu es au courant que tu as besoin de calcium ? » en passant par le non moins banal « Hé, t’as pas vu les pubs ou quoi ? ».

Comme nous l’avons fait dans l’article sur les protéines (Mais… Et les protéines dans tout ça ?!), tentons, là aussi, de démythifier la propagande commerciale de l’industrie laitière.

Calcium humor
« L’industrie laitière voudrait vous remercier de continuer à croire le mythe que le lait animal rend vos os solides ».

Mais d’abord, le calcium, qu’est-ce que c’est ?

Le calcium, c’est un élément chimique (Ca) qui ne se trouve pas à l’état pur dans la nature. C’est le métal le plus abondant du corps humain. Il est principalement stocké dans les os dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation de ces derniers ainsi qu’à celle des dents et au maintien de leur santé.

Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation sanguine, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles. Un déficit de calcium peut engendrer de l’ostéoporose ou des problèmes de croissance. A l’inverse, un excès de calcium peut provoquer calculs rénaux et augmentation des risques cardiovasculaires. Un être humain adulte a besoin d’environ 600 à 800 mg de calcium par jour.

Calcium-and-Strong-BonesIl est possible de trouver son apport en calcium dans les produits laitiers, loin de moi l’idée de prétendre le contraire. Mais, dans un article précédent (Le lait, mythes et réalités. Pourquoi ne plus en consommer ?), nous avons cependant vu que la consommation de lait animal était autant inutile que néfaste pour la santé et qu’elle pouvait engendrer de graves maladies comme le cancer des os, l’ostéoporose. La consommation de lait augmente in extenso le risque de fractures.

Et surtout, cette consommation de lait engendre aussi le cautionnement de l’exploitation animale, l’abus des taureaux et l’insémination forcée et continuelle des vaches, l’abattage des veaux à l’âge de deux mois pour produire de la viande de veau. L’industrie laitière est ainsi la plus cruelle de toute la filière élevage… Si l’on devait se risquer à une comparaison douteuse, il serait tout à fait possible de dire qu’un verre de lait contient bien plus de souffrance qu’un steak…

Mais alors… tu vas me le dire ou tu le trouves ton calcium, OUI OU NON ?!!!!

Du calme, jeune padawan ! Contrairement aux idées reçues, le calcium ne se trouve pas que dans le lait. Les végétaux contiennent suffisamment de calcium pour satisfaire nos besoins journaliers. Les légumes telles que le brocoli (mon petit chouchou), les choux de toutes sortes (frisé, chinois….), le tofu (je déteste ça personnellement), les légumineuses ou encore les céréales en sont d’excellentes sources.

Aliments CalciumVoici par exemple une infographie, non exhaustive, mais qui permettra de démystifier l’idée laquelle sans lait on est carencé en calcium. On voit notamment que le brocolis fait jeu égal avec le lait (114 mg de calcium par portion), et que choux et haricots contiennent presque le double de calcium (195 mg / portion).

NB : Le super-héros du calcium, c’est l’ortie, qui contient pas moins de 1900 mg de calcium pour 100 grammes (soit 190 % des apports quotidiens recommandés !!!), tandis que 100 mg de lait ne représentent que 10 % des apports quotidiens recommandés en calcium.

Ajoutons que le calcium des produits laitiers est absorbé à 32 % tandis que celui de certains légumes peut être absorbé jusqu’à 61 %. Ainsi, 100 grammes de légumes peuvent apporter à l’organisme bien plus de calcium qu’un verre de lait ! De plus, en consommant des végétaux, vous apportez non seulement à votre organisme le calcium dont il a besoin, mais aussi :

  • des fibres, qui permettent de lutter contre la constipation et contre le cancer du colon ;
  • de l’acide folique (vitamine B9) qui intervient dans le métabolisme des acides animés et qui doit être particulièrement suivi chez la femme enceinte ;
  • du potassium (K) qui intervient dans la transmission de l’influx nerveux et la contraction musculaire ;
  • du fer qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, de la myoglobine des muscles et dans de nombreuses réactions enzymatiques nécessaire à la respiration des cellules.
  • Et bien d’autres encore….

Tant d’éléments que vous ne retrouvez pas dans les produits laitiers. C’est aussi une des raisons pour lesquelles la consommation de calcium d’origine végétale est tellement meilleure pour la santé : obtenir tous les nutriments dont l’organisme a besoin, sans les graisses saturées, les antibiotiques ou encore le pus que l’on retrouve dans le lait…

Go veganDans tous les cas de figures, que ce soit dans le cas du lait de vache industrielle, ou de la vache du jardin du voisin, la consommation de lait est immorale, anti-éthique, inutile et néfaste pour la santé. Les végétaux contiennent tout le calcium dont nous avons besoin. Contrairement à que martèle la propagande publicitaire de l’industrie laitière, il n’y a absolument aucune raison qui justifie l’exploitation animale, et notamment celle des vaches laitières.

Le lait, mythes et réalités. Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’industrie laitière en chiffres (France)

La France est le 2ème producteur européen de lait après l’Allemagne. On compte 67 400 exploitations laitières en France. L’industrie laitière française représente avec 27 milliards d’euros de chiffre d’affaires la 2ème position du secteur agroalimentaire, après la filière chair animale. Le lait et ses sous-produits représentent 8,7 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 13 % de la production agricole totale.

On compte en France 3,7 millions de vaches laitières, 1,2 millions de brebis laitières et 867 000 chèvres. Une ferme laitière française possède en moyenne 55 vaches laitières, qui produisent 345 000 litres de lait par an. Une vache produit 6800 litres de lait par an. Au total, 24,6 milliards de litres de lait de vache sont collectés par an en France

Une vache peut produire jusqu’à 30 litres de lait par jour. Elle consomme 80 à 100 litres d’eau par jour et mange 70 kg de fourrages et céréales par jour. Des chiffres qui donnent le vertige…. Le tout servi par une propagande publicitaire à l’épreuve du temps : « Les produits laitiers sont nos amis pour la vie » ; « La vache qui rie »  ; « le petit pot des os costauds » ; le mythe de la vache bien traitée, heureuse… !

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Retroussons nos manches, démythifions l’industrie laitière et tâchons de comprendre pourquoi les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie…

Côté santé : les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie

  • Et si consommer du lait était inutile et non naturel ?

La première nourriture d’un bébé, c’est naturellement le lait maternel, qui est un lait adapté, qui contient tout ce qu’il faut pour grandir vite et être en bonne santé. Il est naturel qu’un être vivant boivent le lait de sa mère dans les premiers jours / mois de son existence, le temps d’être sevré.  Une fois assez grand, le corps de la mère s’arrête de produire du lait, car son bébé/enfant n’en a plus besoin pour continuer de grandir et poursuivre son développement. La « nature » est plutôt bien faite, non ?

En ce qui concerne les vaches, les chèvres, ou les juments et tous les autres mammifères plus généralement, le processus est exactement identique. Le corps de la mère fournit du lait jusqu’à ce que son petit n’en ait plus besoin. Comme chez l’être humain, la gestation des vaches dure pendant 9 mois et leurs corps fabriquent du lait quand elles ont un bébé.

Les bébés/enfants humains ne sont pas des bébés vaches. Par conséquent, ils n’ont pas besoin du même lait, et c’est normal. Les humains, enfants ou adultes, ne sont pas des bébés vaches. Ils n’ont donc pas besoin de boire du lait de vache/chèvre/jument (si si, du lait de jument, ça existe….).

Lait de jument en poudre.  Merci au Mégannosaurus Veg !
Lait de jument en poudre

Les êtres humains n’ont besoin que de lait humain, et juste le temps que leur mère en produit, jusqu’à leur sevrage.

D’autre part, plus de 80 % des humains de plus de 3 ans n’assimilent pas le lait. Aucune autre espèce sur Terre que la nôtre ne continue à boire du lait après le sevrage. Aucune espèce ne se nourrit spontanément du lait d’une autre espèce. Consommer du lait d’un autre mammifère n’est donc absolument d’aucune utilité.

Il n'y a absolument rien de naturel dans le fait qu'un humain, adulte de surcroît, consomme du lait de vache.
Il n’y a absolument rien de naturel dans le fait qu’un humain, adulte de surcroît, consomme du lait de vache.
  • Et si consommer des produits laitiers était mauvais pour la santé ?

Le lait de vache est saturé en graisses (Il contient en effet 50 % de graisses en plus que le lait humain) et en cholestérol. Il contribue donc à l’obésité, surtout avec le fromage qui concentre encore davantage de graisses et de cholestérol.

La consommation de lait favorise de plus, et entre autres, le développement d’insuffisances cardiaques, de maladies cardiovasculaires, certains types de cancers, et du diabète. L’arrêt d’une consommation de lait, je parle par expérience, entraine une réduction des crises d’asthme, tant en fréquence qu’en gravité.

Le lait est responsable de nombreuses maladies et cancers, comme l’ostéoporose (le cancer des os)… Oui oui, la consommation de lait peut entraîner un cancer des os… On est donc à des années lumières de ce que la propagande de l’industrie laitière essaye de nous vendre. Comment cela est possible ? Consommer du lait, entraîne une acidification du sang. Cette acidification du sang entraîne à son tour une décalcification des os. Le lait détruit donc les ressources en calcium de vos os, pouvant causer de l’ostéoporose dans les cas les plus extrêmes.

  • Le lait contient du pus, des antibiotiques et des hormones de croissance

Les adultes continuent de boire du lait de vache bien après qu’ils n’aient plus besoin de boire le lait de leur maman. La demande est telle que les conditions d’exploitation des vaches laitières sont des plus sordides. Les pis des vaches sont infectés de pus en raison de la traite mécanique et continuelle. Ceci explique en partie pourquoi le lait est pasteurisé : pour rendre le pus du lait inoffensif à la consommation humaine.

Oui… dans le lait que vous consommez, il y a un pourcentage de pus autorisé. Ce taux est de 400 000 cellules somatiques / ml. Quand vous buvez du lait, vous buvez aussi un peu de pus. Bien sûr, dans l’industrie laitière, on ne vous parle pas de pus. On préfère employer le terme plus political correctness et moins effrayant de « cellules somatiques ». Sans parler des antibiotiques et autres hormones de croissance.

Côté éthique : la face cachée de l’industrie laitière, l’industrie de l’horreur

  • Le veau : un manque de rentabilité qui conduit à l’abattoir

Les veaux ont besoin de boire tout le lait de leur mère, jusqu’à la dernière goutte. Comme un bébé humain.e le ferait avec sa mère. Il n’y a donc pas de surplus de lait qui pourrait être donné aux humain.e.s. Question de bon sens.

La demande en lait est telle, que les éleveurs séparent les bébés vaches de leurs mères dès les premières heures après leur naissance. Ceci afin de s’assurer que le lait produit par la vache sera bien réservé à la consommation humaine. Il n’y a rien de plus terrible que le cri d’une vache quand on lui retire son petit (cliquez pour visionner la vidéo). Une vache continue à chercher après son bébé pendant des jours.

Une fois séparés de leurs mères, les petits veaux sont enfermés dans de minuscules cages où ils ont à peine la place de se retourner.

Les veaux sont ainsi séparés de leurs mères dès la naissance pour produire de la chair animale de veau car c’est économiquement ce qu’il y a de plus rentable…. Nourrir et engraisser un veau qui ne bénéficie pas du lait de sa mère est extraordinairement coûteux, donc on en fait du cadavre économique très tôt. Moins de coûts. Plus de bénéfices. Ils sont effrayés, et n’ont pas leur mère pour les protéger. Après deux mois de « vie » dans ces cages, les veaux sont tués pour produire des morceaux de cadavres pour la consommation humaine.

Veau attendre

  • Insémination artifi-industrielle et  industrie de l’horreur

Une vache ne produit pas du lait toute sa vie. Elle doit être enceinte pour produire du lait. Quand le veau est assez grand, elle arrête de produire du lait. La seule façon de s’assurer une production continue de lait, c’est de faire en sorte que la maman vache ait continuellement des bébés veaux.

Les vaches sont donc inséminées artificiellement. On leur insémine artificiellement du sperme de taureau, à l’aide d’une fourche métallique dans l’utérus.

L’horreur ne s’arrête pas là. Ce que l’on sait beaucoup moins, c’est que le sperme de taureau est obtenu contre sa volonté en lui insérant un instrument dans le rectum, qui envoie des décharges électriques pour stimuler l’érection du taureau.

Dès que la vache ne produit plus de lait, un nouveau cycle de l’horreur recommence. Et ainsi de suite jusqu’à ce que la vache, épuisée, ne soit plus assez rentable pour l’industrie laitière. Ces vaches sont alors convertis en « vaches de réforme », c’est à dire en production de chair animale de vache.

Quelque soit la taille de l’exploitation, que votre lait soit local, bio ou industriel, les vaches sont nécessairement inséminées et brutalisées.

Les veaux, on l’a vu, sont séparés de leurs mères dans les premières heures suivants leur naissance. Ils sont ensuite parqués dans de minuscules enclos, qu’on appelle « niches à veaux » ou « cages de contention » où ils peuvent à peine se retourner et où ils passeront le reste de leurs jours (2 mois), avant de finir à l’abattoir.

  • Un peu de bon sens et des alternatives

Une fois n’est pas coutume, les animaux ne sont pas nos objets. Se sont des êtres sentients, qui ressentent des émotions comme l’amour, la peur, la tristesse et la douleur. Les animaux ne nous appartiennent pas et nous n’avons aucun droit de possession sur eux ou sur leur lait.

Il existe tout un tas de laits végétaux : lait de soja, de riz, d’amandes, de noix de coco, de noisettes, d’épeautre, d’avoine… Il y en aura forcément un à votre goût ! Il existe aussi des laits végétaux à la vanille, à la fraise, ou encore au chocolat ! Il existe également de nombreuses variantes de yaourts au soja accessibles à petit prix dans n’importe quel supermarché.

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Un litre de lait végétal ne coûte par forcément plus cher qu’un litre de lait de vache. Il est possible de trouver des laits végétaux bio à moins d’1 € le litre en supermarché. Et personne n’aura du souffrir pour que vous puissiez le consommer !

Pour ce qui est du fromage, il existe du fromage végétal (« Vromage » ou « Fauxmage« ), que l’on peut trouver dans certains supermarché, dans certains magasins bio, dans certaines biocoop, ou encore sur internet. Et là encore, il y en a pour tous les goûts : à tartiner, en tranches, en morceaux ou entiers… Certains sont vraiment délicieux ! Ce n’est pas plus cher que du fromage de vache, c’est simplement plus difficile d’en trouver, parce qu’encore peu démocratisé.

Assortiment de Vromages maison.
Assortiment de Vromages maison.

Il ne reste plus qu’à satisfaire vos papilles,
la souffrance et la cruauté en moins !

Mais… et les protéines, dans tous ça ?!!

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Pas de « viande » du tout ? Es-tu sûr d’obtenir suffisamment de protéines ?

C’est sans nul doute le cliché le plus répandu : « ne consommant pas de chair animale, de lait ou d’œufs, les végan.e.s ne peuvent qu’être carencé.e.s en protéines ».

Entre autres clichés et absurdités, citons les « tu es sur que tu as assez de protéines ? », les « tu dois être carencé en protéines », les « tu vas tomber malade sans protéines », ou pire, les « tu vas MOURIR si tu ne manges pas de protéines ». (si si, c’est du vécu, hélas…).

C’est hallucinant comment, lorsque tu parles de ton véganisme, les gens deviennent subitement inquiets pour ta santé et des experts en protéines (protéinologues ?!).

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Personne ne se soucie de tes apports en protéines jusqu’à ce qu’ils apprennent que tu es végan.e.

Une fois n’est pas coutume, démythifions toutes ces idées reçues.

Les protéines en chiffres

En moyenne, un être humain a besoin de 40 à 60 grammes de protéines par jour. Les omnivores, tout comme les végan.e.s, consomment en moyenne 75 grammes de protéines par jour. Soit, dans tous les cas, bien plus de protéines que ce dont nous avons réellement besoin.

La règle est qu’il suffit d’environ 0,8 grammes de protéines par kg de poids corporel. En conséquence, si vous pesez 50 kg, il vous faut 40 grammes de protéines par jour. Si vous pesez 60 kg, il vous faut 48 grammes de protéines par jour. Si vous en pensez 70, il vous faut 56 grammes de protéines par jour.

Mais d’abord, une protéine, qu’est-ce que c’est ?

Et oui, si vos ami.e.s protéinologues s’inquiètent pour votre santé, peu savent précisément ce qu’est une protéine. Une protéine, c’est une molécule que l’on trouve chez tous les êtres vivants. C’est ce que l’on appelle des polymères, c’est-à-dire qu’elles sont formées à partir de blocs, les acides aminés, qui sont enfilés les uns à la suite des autres dans un ordre précis. L’ordre d’enchaînement des acides aminés est déterminé par le code génétique. Les protéines sont souvent de très grosses molécules, appelées macromolécules. Ainsi, il serait bien pertinent de parler d’acides aminés.

On les différencie classiquement les protéines des lipides et des glucides. Tout organisme vivant comprend ces trois grands types de molécules : glucides, lipides et protides qui ont chacune des rôles différents :

  • Les glucides fournissent l’énergie immédiatement utilisable ;
  • Les lipides permettent de stocker l’énergie durablement ;
  • Les protides permettent la croissance, le renouvellement et le fonctionnement des tissus cellulaires.

Contrairement aux glucides et aux lipides, les acides aminésne se stockent pas. Ceci explique pourquoi il est important de manger des aliments riches en acides aminés régulièrement.

Les protéines végétales sont partout !

Comme tous les organismes vivants sont composés de glucides, lipides et d’acides aminés (les plantes étant aussi des organismes vivants), les céréales, les légumes et les légumineuses contiennent également des « protéines ». Voici une infographie qui présentent quelques unes des sources principales de « protéines végétales » facilement accessibles.

veggie-proteinOn y voit que les légumes verts sont une très grandes sources de « protéines », en contenant parfois deux fois plus que la chair animale.

Pour donner quelques autres exemples significatifs du côté des céréales et des légumineuses les plus courantes, voici quelques chiffres :

  • Avoine :16,89 g de protéines pour 100 g ;
  • Blé : 12,34 g / 100 g ;
  • Riz : 7,08 g / 100 g ;
  • Haricots : 21,70 g / 100 g ;
  • Lentilles : 25,38 g / 100 g ;
  • Petits pois : 5,42 g / 100 g ;
  • Pois cassés : 24,55 g / 100 g ;
  • Pois chiche : 19,30 g / 100 g.

Nous le voyons, les sources de « protéines végétales » sont absolument innombrables. Il y a autant de sources de « protéines » que de végétaux différents. Une alimentation végane variée et diversifiée ne pourra dont jamais causer de carences en protéines.

La principale différence entre une alimentation végane et une alimentation carnée, c’est que dans le cas d’une alimentation végane, nous tirons nos protéines directement à la source, c’est à dire dans les légumes, les légumineuses, les céréales… Alors que dans le cas d’une alimentation carnée, les protéines sont consommées par organismes interposés : les protéines de la viande proviennent des protéines végétales, il n’y a pas de mystère.

Aujourd’hui, on estime que seuls 3 % de la populations des pays riches souffrent de carences en protéines. Dans la totalité des cas, les personnes carencées en protéines, qu’elles soient véganes ou omnivores, le sont uniquement parce qu’elles ne s’alimentent pas assez, ou ne diversifient pas assez leur alimentation.

Alors pourquoi se priver ? Les protéines végétales, c’est bon pour la santé, et personne ne souffre pour satisfaire nos appétits insatiables !

Et pour terminer sur une touche d’humour :

En tant que végan, tu me demandes où je trouve mes protéines ?  En mangeant les gens qui me posent cette question !
En tant que végan.e, tu me demandes où je trouve mes protéines ?
En mangeant les gens qui me posent cette question !     PS : ceci n’est pas un appel au cannibalisme

 

 

Chair animale, mythes et réalité – Pourquoi ne plus en consommer ?

Pour bien comprendre de quoi qu’on cause : l’élevage en chiffres (France)

L’élevage en France compte 18,7 millions de bovins (35 % dans le Centre) dont 3,7 millions de vaches laitières (39 % en Bretagne, Pays de la Loire et Basse Normandie).

On compte en France 7,6 millions d’ovins dont 1,3 millions de brebis élevées pour la production de lait.

Du côté des cochons, on compte 14 millions d’individu.e.s (70% dans le Grand Ouest), dont 1,1 millions de truies. Le cochon est le premier animal tué/consommé en France, avec plus de 32 kg par habitants et par an.

On compte 142 millions de volailles en France, pour une moyenne de 16000 poulets par exploitation. Un français consomme en moyenne 25 kg de volaille par an.

Les Français consomment au total plus de 89 kg de chair animale par an en moyenne, soit 2 fois plus que leurs grands parents et 3 fois plus que leurs arrière-grands-parents. A l’échelle mondiale, 65 milliards d’animaux terrestres sont abattus (sans compter les animaux marins), soit près de 290 milliards de tonnes de produits carnés ! La production de chair animal a quintuplé entre 1950 et 2000.

Voici une estimation temps-réel (et non exhaustive) du site ADAPTT (Animals Deserve Absolute Protection Today and Tomorrow) qui a le mérite de proposer une estimation aussi pour les animaux marins.

L’élevage est une activité très puissante, subventionnée et soutenue par de nombreux lobbyistes. Refuser de consommer de la chaire animale est parfois considéré comme un acte extrémiste et difficilement compréhensible. Non, ce n’est pas une question d’idéologie, de régime, de religion ou de je ne sais trop quelles superstitions absurdes. Voilà, en quelques points, pourquoi ne plus consommer de chair animale.

Côté santé : et si tout n’était pas bon dans le cochon ?

  • Et si consommer de la chair animale était mauvaise pour la santé ?

La consommation de chair animale à de nombreux effets sur notre organisme, dont la plupart ne sont négatifs. C’est ainsi que, dans les pays où l’on consomme le plus de chair animale, les États-Unis en tête ou encore la France, on retrouve de nombreuses maladies liées à l’alimentation.

Une consommation élevée de chair animale empêche le cœur de faire convenablement son travail et engendre ou aggrave le potentiel de maladies cardiaques. Elle contribue également à l’apparition de nombreux cancers et de diabètes.

En gavant les animaux d’élevage de maïs plutôt que d’herbe, la bactérie E.Coli a pu se développer et proliférer.  Elle se propage ensuite dans les eaux de ruissellement des fermes industrielles, contaminant champs, cours d’eau, nappes phréatiques, et par extension, mers et océans.

E ColiDès qu’une vache est atteinte par la bactérie E.Coli, elle contamine toutes les autres. Elles entrent à l’abattoir couvertes de fumier séché. Il faut savoir qu’une steak haché de hamburger provient de milliers de bêtes différentes et que les risques d’infection alimentaire augmentent de donc façon exponentielle. Pour lutter contre E. Coli (il serait contre-économique de gaspiller des troupeaux entiers…), les carcasses sont passées sous ammoniaque.

  • Et si arrêter de manger de la chair animale pouvait éradiquer la faim dans le monde ?

Ne plus consommer de chair animale permet de lutter contre la faim dans le monde. Beaucoup de personnes sur Terre n’ont pas assez à manger. Le maïs, le blé ou le soja que l’on fait pousser servent dans 60 à 80 % des cas à l’alimentation des animaux d’élevage. Plutôt que de longues explications, je vous propose cette infographie très riche de renseignements.

Ending-World-HungerUn des nombreux problèmes que soulève l’élevage est la production des céréales. Des nombreuses tonnes de céréales sont produites dans des pays qui connaissent les plus grandes famines, notamment en Afrique. Ces céréales africaines sont achetées à très bas coûts par des firmes, qui approvisionnent les élevages. Les populations pauvres sont donc prises en otage en revendant ainsi les ressources vivrières pour obtenir quelques devises, leur permettant d’importer leur alimentation, alors qu’ils ont toutes les ressources nécessaires pour être autosuffisants sur le plan alimentaire.

Nous disposons de toute la nourriture nécessaire pour nourrir tout le monde sur terre. Mais comme nous consommons des animaux, il n’y en a plus assez pour tout le monde. En ne mangeant pas de chair animale, vous aidez donc à lutter contre la faim dans le monde.

L’environnement : et si on s’était trompé d’ennemi ?

  • Pollution de l’air et réchauffement climatique : on lève le rideau

On entend beaucoup parler de recyclage, de tri sélectif, d’économie d’eau et de limitation de la pollution automobile. C’est indéniable que ce sont des gestes que chacun peut faire et qu’il faut encourager. Mais culpabiliser l’automobiliste est un réel acte d’hypocrisie de la part de nos gouvernements.

En effet, plutôt que de pénaliser l’automobiliste qui n’a souvent pas d’autre choix pour aller au travail que de prendre sa voiture, ou (et encourageons-le) d’y aller en covoiturage, les gouvernements pourraient s’attaquer au cœur du problème de la pollution : l’élevage. En effet, la production et la consommation de chaire animale est la pire des causes du réchauffement climatique.

Selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’élevage serait responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, dont 9,7 % pour les seuls bovins.

En fait, il s’avèrerait plutôt que l’élevage serait responsable de 19 % des émissions de gaz à effet de serre soit plus que l’industrie et l’automobile réunies ! L’élevage est en outre responsable de 51 % des émissions de protoxyde d’azote et de méthane, deux gaz dont l’impact sur le réchauffement climatique est de 25 % et 300 % supérieur à celui du CO2.

Arrêter la production de chair animale entrainerait une disparition à très court terme de ces deux gaz, tandis que si l’on arrêtait d’utiliser nos véhicules, il faudrait de 100 à 200 ans pour en ressentir les premiers effets, une grande quantité de CO2 étant en effet stocker dans les océans.

km_enPour lutter contre la pollution de l’air, l’alimentation végane est la seule solution viable, immédiate et efficiente.

  • La déforestation : et si là aussi on s’était trompé ?

« N’achète pas de meubles en bois, ça détruit la forêt » ; « Récupère ton papier, fais en du brouillon »… Ici, on est dans la même logique que pour la pollution de l’air. On vous sert sur un plateau un écran de fumée : celui de la culpabilisation du citoyen que l’on présente comme responsable de tous les désastres environnementaux. Je ne suis pas en train de vous dire qu’il ne faut pas considérer d’acheter un meuble en métal ou en plastique plutôt qu’en bois, ou encore moins de ne pas récupérer vos papiers pour en faire du brouillon. Bien au contraire.

Ce qu’on nous dit moins souvent en revanche, c’est que, dans le monde, 70 % des terres agricoles sont aujourd’hui destinées à nourrir les animaux, car de plus en plus d’entre eux sont engraissés, non avec de l’herbe, mais avec du blé, du maïs ou du soja OGM. Pour produire 1 kg de viande, il faut entre 7 et 12 kg de céréales.

Chaque année, plusieurs millions d’hectares de forêts sont déboisés pour laisser place à des pâturages pour le bétail ou à des cultures pour alimenter les animaux d’élevage. On estime que l’agriculture ainsi est responsable de 70 % de la déforestation, en particulier au Brésil, qui possède le 2ème plus gros cheptel bovin au monde. 91 % de la déforestation de forêt amazonienne a pour cause l’élevage.

  • Le gaspillage d’eau : est-il possible de s’être encore trompé ?!

Là encore, on vous vend un écran de fumée pour masquer le réel problème. On va vous dire de privilégier prendre une douche plutôt qu’un bain, d’éviter de laver votre voiture ou de remplir votre piscine en cas de grosse chaleur. Bien sur, ces initiatives sont à encourager : ainsi, prendre une douche consomme en moyenne 40 à 60 litres d’eau, là où un bain en consomme 200, soit 5 fois plus ! Mais, là aussi, on essaye de culpabiliser le consommateur pour occulter le réel problème du gaspillage d’eau qui une fois de plus est… je suis sur que vous l’avez…. Oui ! L’élevage !

Des quantités phénoménales d’eau et de ressources sont en effet nécessaires pour élever et abriter les animaux d’élevage et produire de la chair animale.

Ainsi, pour produire 1 kg de vache, il faut l’équivalent de 15 550 litres d’eau ! Soit l’équivalent d’une petite piscine. 1 kg de cochon nécessite 4800 litres d’eau, 1 kg de poule 3900 litres d’eau. La production d’un hamburger, quant à elle, nécessite près de 2500 litres d’eau ! Soit l’équivalent de 12 bains ou 70 douches ! Si l’on considère qu’un être humain se douche une fois par jour, consommer un hamburger gaspille la même quantité d’eau que 70 jours de douche !

En comparaison, produire 1 kg de blé nécessite 1 300 litres, 1 kg de pommes 700 litres, 1 kg de tomates 184 litres et 1 kg de carottes 131 litres.

water-need-for-food-600x450Si l’on ne mangeait plus de chair animale ni de produits d’origine animale (œufs, lait, yaourts, fromages, beurre…), plus de 2 500 000 de litres d’eau serait économisés par habitant chaque année ! Soit la même quantité d’eau économisée si l’on ne se douchait pas pendant 53 ans d’affilée (en comptant une moyenne de 15 minutes par douche) ou 79 ans dans le cas de douches de 10 minutes. Dans un pays comme la France, une alimentation végane permettrait d’économiser 165 000 000 000 000 litres d’eau ! Vous avez bien lu : 165 billions de litres d’eau !

  • La pollution de l’eau : les citoyens doivent financer les méfaits de l’élevage

Les élevages industriels sont à l’origine de pollutions de l’eau des nappes phréatiques, des mers et des océans en raison des nitrates et du phosphore provenant des épandages de fumier et de lisier, et surtout des eaux de ruissellement des élevages. Ceci porte de plus gravement atteinte à la biodiversité marine, notamment avec le développement du phénomènes des algues vertes ou brunes.

ECH20491007_1Les rejets de pesticides et d’engrais contaminent également l’environnement. En Bretagne, le phénomène des algues vertes est ainsi attribuables aux élevages de cochons intensifs. De plus, si l’eau des nappes phréatiques est impropre à la consommation en Bretagne, ce n’est pas un hasard. Face à la marée de nitrates qui a contaminé sources, rivières et nappes phréatiques, les collectivités territoriales se sont dérobées à leur responsabilité et ont préféré faire supporter aux contribuables les coûts de cette pollution, notamment en termes de dépollution de l’eau et des dégagements des algues vertes.

L’éthique : le bon sens et l’essence du véganisme

  • Toute « viande » est un animal mort

La « viande » provient d’un animal. Le terme « viande » est un tour de passe-passe utilisé pour déculpabiliser le consommateur. Il serait juste de parler de « chair animale » ou de « morceaux de cadavre ». Cela peut sembler évident (voire niais), mais il est important de réaliser que le « bacon », le « bœuf », le « jambon », le « porc », le mouton, les côtes d’agneaux, les filets de poissons panés ou non, les nuggets, et autres qui trônent dans les assiettes ont été autrefois des êtres vivants. La chair animale est un morceau de muscle de l’animal. Et pour obtenir ce muscle, il faut tuer l’animal.

  • Le droit à la vie et l’aspiration au bonheur

Les animaux sont des êtres sensibles, capables de ressentir la douleur et le plaisir, d’éprouver des émotions. On parle à présent d’êtres sentients. A cet égard, comme tous les êtres sentients, comme l’animal humain, chaque animal à le droit au respect, au bonheur et à la vie.

Les animaux non humains ne sont pas apparus sur terre pour être mangés par les animaux humains. Les animaux humains tuent  des animaux  non humains pour la nourriture alors qu’ils sont encore jeunes, voir « bébés », les privant ainsi de toute chance de courir, sauter, jouer et vivre heureux comme chaque enfant devrait le pouvoir. Consommer de la chair animale, c’est donc priver des individu.e.s de leurs droits fondamentaux : droit à la vie libre et aspiration au bonheur.

  • Maltraitance des animaux

Les animaux non humains sont élevés dans des conditions de plus en plus exiguës et cruelles, en dépit de 200 années de welfarisme et de leur cautionnement moral de l’exploitation. Leur vie est de plus en plus courte. Ils sont maltraités, surmenés et subissent des souffrances incommensurables. Ils reçoivent des doses inimaginables d’antibiotiques et d’hormones de croissance, avant d’être abattus, froidement, pour satisfaire un simple plaisir gustatif.

Il est illusoire de considérer que les animaux d’élevage, quels qu’ils soient, qu’importe leur taille et leur âge sont traités avec respect. Cela n’a jamais existé et n’existera jamais. Il n’existe pas d’animaux d’élevage heureux.

Ainsi, et j’aurais l’occasion d’y revenir dans d’ultérieurs articles, les poules sont confinées dans des cages de batterie de la taille d’une feuille A4 et ne dispose seulement que de 15 cm de perchoir… De plus, les os et organes internes ne supportent pas la croissance imposée aux poules. Beaucoup s’écroulent dans d’atroces souffrances. En 1950, on élevait une poule en 70 jours ; Aujourd’hui, plus qu’une quarantaine de jours sont nécessaires, et les poulets sont deux fois plus gros.

De la même façon, les veaux sont séparés de leurs mères au bout de 24 à 48 heures. Enfermés dans des « niches » ou des « cages de contention », ils attendent 60 jours avant d’être abattus.

Niches à veaux

Qui sommes nous pour ainsi disposer de la vie d’autres êtres sentients ? Quand avons nous eu le droit de décider, avant même leur naissance, de la date de leur mort ? Quand avons décidé qu’il était normal, voire « naturel » de pouvoir programmer chaque seconde de la vie de ces êtres qui n’aspirent qu’à la vie et au bonheur, comme chacun des êtres humains. Comment pouvons nous encore nous regarder dans la glace tous les matins ? Qui sommes nous pour annexer la vie, la détruire, corrompre les terres, les airs et les océans comme bon nous semble ?

Pour tous ceux qui auraient eu la gentillesse, je devrais même dire le bon sens d’esprit de m’avoir lu jusqu’ici, je ne saurais que vous encourager à prendre 1 h 30 de votre temps pour consulter cette vidéo, très complète, qui revient sur l’ensemble des aspects éthiques, contre l’exploitation animale, sous toutes ses formes. Et je vous remercie d’avance, non par flatterie ou par égoïsme, mais au nom de tous les êtres sentients avec laquelle nous partageons notre planète.

  • Pour finir, un peu de bon sens : la lutte contre le spécisme

Non l’avons déjà dit, il est impossible de tuer un animal « gentiment », dans le respect… . L’abatage d’un animal n’est pas la consécration d’une longue vie d’exploitation heureuse, dans le bien-être et le respect de l’animal.

Pour le véganisme, il est impossible d’aimer/respecter les animaux et les manger et les exploiter toute à la fois. Cela n’a absolument aucune cohérence. Faire des papouilles à son chat et se retrouver ensuite devant un steak est une aberration que l’on appelle spécisme. Qu’est-ce que le spécisme ? Pour éclaircir ce point, voici l’extrait d’un article que j’ai écrit il y a quelques temps de cela :

Tout d’abord, rappelons une chose : un raciste est une personne qui considère que certains individus, en vertu de leur couleur de peau, de leurs origines, valent moins ou plus que les autres.

Et bien, je dirais simplement que le spéciste est aux êtres vivants sensibles ce que le raciste est aux êtres « humains ».

Par conséquent, un spéciste est une personne qui considère qu’un être vivant sensible vaut plus ou moins qu’un autre.

Je vous remercie d’être arrivé à cette toute fin d’article et de m’avoir lu jusqu’au bout. Durant la mise en forme (oui, la seule mise en forme, pas la rédaction…), les êtres sentients suivants ont été tués :

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Le véganisme n’est pas une question de mode. Ce n’est pas un régime. Ce n’est pas une question de croyances. Ce n’est pas une question de superstitions ni d’idéologies.

C’est une question de bon sens, de défense de la paix, du droit à la vie au bonheur. C’est le refus du mensonge. C’est le refus de toute forme d’exploitation, de domination ou de supériorité, de toute souffrance gratuite et inutile. 

C’est le respect de la vie. C’est l’expression de notre humanité.

Billet d’humeur n°1 – La vie en boîte

La vie en boîte

Notre vie
est une boîte.

Pour passer la nuit
nous nous abritons
dans une boîte.

Nous nous déplaçons
et nous voyageons
dans des boîtes.

Nous travaillons
en usine ou entreprise
dans des boîtes.

Pour nous alimenter
nous faisons nos courses
dans des boîtes.

Nous nous abrutissons
et nous divertissons
devant des boîtes.

Nous mourrons
dans des boîtes.

Ainsi, notre vie entière s’écoule dans une boîte. Grosse ou petite, nous y sommes resté.e.s confiné.e.s, ignorant tout du monde et des actes immondes que ses dirigeant.e.s, souhaitant que nous restions dans nos boîtes, cherchent à dissimuler. Dans ces boîtes, il y a du chloroforme ainsi qu’une lobotomie insidieuse. On cherche à vous endormir. On cherche à vous brider !

Alors, ouvrons les yeux. Sortons de ces boîtes. Malmenons-les ! Renversons-les ! Parcourons le monde. Explorons-le, tel qu’il est réellement. Acceptons d’observer ce qui nous est dissimulé ! Acceptons de culpabiliser ! Révoltons-nous !